Banc d’essai : Wikango, Eklaireur, iCoyotte, la géolocalisation de radars via iPhone

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Brest-Paris, Paris-Brest. Et quelques trajets sur le périphérique parisien et en banlieue. Voilà une excellente occasion de tester trois applicatifs de géolocalisation de radar disponibles sur iPhone 3G me suis-je dit avant d’embarquer à bord de ma nouvelle Kangoo. D’abord, premier accessoire indispensable quand on embarque son iPhone à bord de sa voiture, l’adaptateur secteur. Sinon, au bout d’une heure votre iPhone est déjà à plat. Alors qu’avec l’adaptateur, pas de souci d’autonomie. Mieux encore, il est possible de recharger sa batterie amovible et tout cela à prix raisonnable (comptez environ 15€ pour l’adaptateur batterie et 25€ pour une batterie amovible). Donc me voilà fin prêt. Pour ce test, j’ai chargé trois apps disponibles sur AppStore : iCoyotte, Wikango, Eklaireur.

D’abord une mise au point. Ces logiciels ne permettent pas à votre iPhone de devenir un détecteur de radars. Rappelons que l’usage d’un détecteur de radars est strictement interdit en France et que ça peut coûter très cher : 1500€ d’amende, confiscation du matériel et éventuellement du véhicule, ça ne rigole pas ! Les apps testées permettent de localiser les radars fixes et mobiles via le GPS intégré du iPhone. Il s’agit donc d’application permettant la géolocalisation des radars et pas leur détection, nuance de taille. En plus, chaque app propose une évaluation de votre vitesse selon un principe tout simple, en enregistrant votre position à un instant T et en calculant en temps réel la vitesse de déplacement. Bon, ça vous permet au moins de vérifier si le compteur de votre véhicule est corrctement étalonné.

Localisation des radars fixes
Sachant qu’un radar fixe a une position GPS précise, connaissant la position GPS de votre véhicule en temps réel, il ne faut pas sortir de Saint Cyr pour vous indiquer que vous arrivez à proximité d’un radar fixe. Les trois app s’en sortent plutôt honorablement. Wikango et iCoyotte ont une approche vocale assez agréable alors que Eklaireur envoit une alerte digne d’un incident nucléaire (mais le son est paramétrable). Côté lisibilité iCoyotte annonce la couleur sur les 40 prochains kilomètres. Il m’est cependant arrivé que le même iCoyotte m’avertisse d’une vitesse limitée à 50km/heure alors que j’étais en pleine voie expresse. Un problème ponctuel de positionnement GPS, probablement. Wikango a planté une ou deux fois, Eklaireur a zappé des radars fixes à deux reprises. Mais bon dans l’ensemble, les trois apps fonctionnent plutôt pas mal. C’est avec les radars mobiles que l’affaire se corse !

Localisation des radars mobiles
Pour localiser les radars mobiles et autres lunettes à visée laser transportées par les hommes en bleu, c’est beaucoup plus délicat. Chaque système doit compter sur ses propres forces, c’est à dire sur ses clients et là, les approches sont radicalement différentes. Eklaireur d’abord, qui signale les gens (les éklaireurs donc) qui utilisent le système et là c’est pas possible ! En 1500km de trajet, je crois que le maximum d’éklaireurs croisés a été de 4. Pour un week-end de fin de vacances en août, dans la direction Bretagne Paris, c’est pas géant ! Wikango était plus optimiste dans ses chiffres, même si l’annonce d’utilisateurs pouvait passer rapidement d’une petite poignée (4 ou 5) à toute une troupe (80 à 100). Idem pour iCoyotte, bien que cette dernière app m’a semblé plus stable. Voilà pour le côté éclaireur. Concernant les radars mobiles, iCoyotte n’a pas cessé de biper, signalant non pas un radar mobile mais (notez la nuance) la probabilité d’un radar mobile. Sur l’autoroute par exemple, iCoyotte a bipé pratiquement à chaque présence d’une sortie technique qui sont, comme le savent les rouleurs, des nids à radar. Sauf que la possibilité d’un radar, c’est pas vraiment un radar ! Notez que cette fonctionnalité est paramétrable. Dans ce cas le iPhone ne signale plus rien et il ne vous reste qu’à compter sur les autres utilisateurs du système pour vous prévenir en cas de radar.

En conclusion : intérêt minimum !
Franchement, j’ai été super déçu des trois apps. Leur seule utilité c’est de vous prévenir à l’approche d’un radar fixe et de vous donner une indication de votre vitesse. Si vous êtes attentif et prudent sur la route, que vous regardez les panneaux de signalisation, vous êtes prévenu à l’approche d’un radar fixe. Pour le reste, je veux dire pour le seul truc qui pourrait s’avérer vraiment intéressant, la signalisation des radars mobiles, il faut faire confiance aux autres utilisateurs. Parlons maintenant du prix. Eklaireur vaut 4,99€ et sa base clients suit la même courbe descendante que son nombre d’éklaireurs. Le nouveau iCoyotte profite d’une base plus importante mais attention ! Pour le moment la version 1.0 iPhone est gratuite pendant trois mois, la version 1.1 est en attente de validation chez Apple, mais quand le prix va être annoncé, je veux bien parier qu’il va faire fuir nombre de clients potentiels ! Il reste Wikango qui lui est gratuit, mais pour combien de temps ? A propos de Wikango, signalons quelques plantages de l’app pendant le déplacement ainsi que la mise à jour impossible de la base monde.

Honnêtement, aucune de ces apps ne m’a convaincu ! Le signalement des radars fixes ne présente aucune utilité, il suffit d’ouvrir ses yeux pour visualiser les panneaux qui les signalent. Le signalement des radars fixes dépend des autres utilisateurs et ils ne sont guère nombreux. Bref, ces apps n’ont aucun intérêt. A tout prendre, je choisirais plutôt d’acheter un système de positionnement et de navigation routière GPS du genre TomTom, vraiment utile, dédié à la navigation et qui intégre désormais les signalements de radars fixes. Et je réserverai mon iPhone pour écouter de la bonne musique qui, c’est bien connu, adoucit les moeurs. Bonne route !

La saga du quatrième opérateur.

La saga du quatrième opérateur de téléphonie mobile continue avec un nouvel épisode, l’appel à candidatures lancé officiellement par le gouvernement français le samedi 1er août. Il n’est pas inutile de rappeler que la France n’est pas véritablement en position de libre concurrence sur le marché de la téléphonie mobile, avec seulement trois opérateurs (Orange, SFR, Bouygues Tel) dont il convient aussi de rappeler qu’ils ont par ailleurs déjà été condamnés pour entente illicite par les tribunaux français. Il faut noter que la plupart de nos voisins européens ont de quatre à cinq opérateurs. Du point de vue du calendrier, la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 29 octobre à midi. L’Arcep (l’autorité de régulation des télécoms) aura, à cette date, trois semaines pour publier la liste des candidatures recevables. Le candidat retenu sera connu au plus tard le 29 mai 2010 et sa licence (d’une durée de vingt ans) prendra effet dans le mois qui suit. Le ticket d’entrée sera de 240 millions d’euro, une somme revue à la hausse par le gouvernement, mais nettement plus accessible que les 620 millions d’euro déboursé par les trois prédécesseurs. On peut donc désormais raisonnablement penser qu’à partir de l’été 2010, nous serons en mesure d’utiliser les services d’un opérateur qui ne sera ni Orange, ni SFR, ni Bouygues Tel. Et ici, à Macacoco, nous croisons les doigts pour que ce nouvel opérateur s’appelle Free.

L’opérateur historique résolument opposé à la candidature de Free
Inutile de vous dire qu’Orange va tout mettre en oeuvre pour empêcher la candidature de Free et de son groupe Iliad. D’ailleurs l’opérateur historique a immédiatement annoncé la saisine de Bruxelles et des autorités européennes pour contester le prix. Voir Orange saisir une commission européenne en arguant de l’argument de l’aide d’état ne manque cependant pas de piment. Ce que France Telecom omet de préciser c’est que les fréquences ont été divisées en trois lots, chaque lot limitant le nombre de clients possibles. Il y a, quoiqu’il en soit une véritable portée politique à la décision d’intégrer un quatrième opérateur et ce n’est pas un hasard si Bercy et le gouvernement français approuvent la sage décision de proposer une fréquence à un quatrième opérateur, tout en voyant l’arrivée d’un trublion comme Free d’un oeil satisfait. D’ailleurs, du côté du ministère des finances, on table sur une baisse de prix d’au minimum 7% des tarifs et une baisse de prix, en période de crise, c’est bon pour lutter contre l’inflation et donner du moral aux consommateurs !

Free, trublion et agitateur depuis toujours.
Alors, peut-on raisonnablement espérer que le ticket revienne à Free ? Absolument ! Est-il bien utile de rappeler à quel point cette société a révolutionné le paysage de l’internet en France ? Si Free n’avait pas existé, je suis convaincu que nous en serions encore à payer des forfaits horaires sur ADSL ! Je plaisante, mais pas tant que ça. Free est une société qui invente, qui défriche, qui avance. Prenez la Freebox v5, tellement inventive, gratuitement mise à disposition des clients (sans avoir à payer une location suivez mon regard), intégrant la télévision, la téléphonie gratuite vers un maximum de destinations (alors que cette option est encore payante chez certains). Eh bien, imaginez que Free soit aussi votre opérateur de téléphonie mobile, demain. Imaginez le profit que nous allons en tirer et je ne parle même pas de la baisse de prix qui interviendra à coup sûr (et je veux bien parier ma feuille d’impôts avec Bercy que cette baisse sera supérieure aux 7% escomptés), je parle de téléphonie gratuite à partir d’un mobile vers des numéros filaires via les Freebox installées partout en France (via SIP entre autres), des Freebox qui seront autant de hotspots pour relayer l’internet.

A dire vrai, Orange connaît parfaitement son concurrent Free et sait les parts de marché qu’il lui a fait perdre sur le marché de l’internet. Il n’y a pas loin à penser qu’il en sera de même sur le marché très juteux de la téléphonie mobile. Juteux ? Vous avez dit juteux ? Sachant qu’Orange revendique avoir vendu depuis novembre 2007 plus d’un million d’iPhones, qu’on sait que chaque détenteur d’un Iphone dépense en moyenne 86€ HT par mois, il ne faut pas qu’Orange compte en plus sur nous pour lui offrir la boîte de kleenex ! Orange sait parfaitement que Free va le plumer, le mettre minable et l’alléger d’une part non-négligeable de ses clients, à commencer par nous, ici à Macacoco. Il y a fort à parier qu’une part importante de clients Free ADSL migre vers Free dès qu’il aura obtenu sa licence d’opérateur de téléphonie mobile. Et franchement, de vous à moi, le plus tôt sera le mieux !

Forfait Origami iPhone, la réponse d’Orange.

Suite du feuilleton de mes mésaventures avec Orange. Petit résumé de l’histoire, le 10 avril je contacte le service clients d’Orange pour transformer mon abonnement Origami Star 2 heures + 2 heures en forfait Origami Star Plus 1heure + 1 heure en intégrant Orange TV. Mon interlocutrice me propose une baisse de prix de 7€, soit l’abonnement à 42,50€ sans réengagement, ce que j’accepte. Constatant que ma facture mentionne 46,50€, je contacte le service client Orange à deux reprises et finalement j’envoie un courrier (voir le billet ici) le 2 juillet. Le 21 juillet je reçois un courrier d’Orange, habilement anti-daté du 7 juillet, car il faut rappeler qu’Orange s’engage à répondre sous 5 jours. Voici ce courrier, reproduit in extenso.

Mardi 7 juillet 2009

Votre demande de régularisation

Bonjour,

Je fais suite à votre demande du 6 juillet 2009 qui a retenue toute mon attention. Vous souhaitez que votre forfait Origami Star + 1h pour iPhone soit au prix de 42.00€ TTC.

Après consultation de votre dossier, vous avez souscrit à un forfait Origami Star + 1h pour iPhone en date du 13 avril 2009. Actuellement il vous est facturé 46,50€ TTC.

Cependant, afin de bénéficier de votre forfait à 42.00€ TTC, il vous suffit de souscrire au Privilège 24 mois, qui vous permet de bénéficier d’une réduction de 4,50€ TTC sur le prix de votre forfait, contre un ré-engagement de 24 mois.

Votre service clients reste à votre disposition pour toute information complémentaire.

Cordialement,

Céline Girard
Responsable Relation Clients

Comme vous le constatez, Orange est champion de la relation clients ! Ce courrier n’apporte aucune réponse à ma demande. En gros la réponse de la responsable relation clients d’Orange c’est paie tes factures et tais-toi. Aucun recours. Aucun ? Pas sûr ! Mon contrat avec Orange se termine le 2 décembre. Il ne sera pas renouvellé.

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