Banc d’essai : PdaNet iPhone pour surfer partout avec son portable.

Pouvoir profiter pleinement de sa connexion internet 3G partout, tout le temps et très simplement, voilà une chose dont on rêve tous. Lorsque iPhone est arrivé, on s’est dit que ce périphérique serait le parfait complément de nos ordinateurs portables et les choses se sont avérées moins évidentes qu’il n’y paraît. Et puis on a découvert l’utilitaire PdaNet, déjà testé dans nos colonnes lors d’un banc d’essai. Aujourd’hui, PdaNet évolue encore et cette fois ce petit logiciel génial est à maturité. Nous avons craqué et acheté une licence pour la somme dérisoire de 25$. Et franchement nous ne regrettons pas notre investissement ! Voici donc un banc d’essai complet de ce petit bijou absolument indispensable.

Pour ce banc d’essai, nous avons utilisé :
- un iPhone 3G jailbreaké firmware 2.2
- l’app PdaNet version 1.53 via l’installeur Cydia
- un netbook Dell mini sous Mac OSX Leopard.

Ce qui caractérise PdaNet tient en un mot : simplicité. Je ne crois pas avoir jamais rencontré un logiciel aussi simple d’utilisation. Le principe de fonctionnement est limpide ! Il s’agit simplement de créer un réseau d’ordinateur à ordinateur entre le Mac portable et le iPhone 3G. Et vous allez voir que la procédure est à la portée de tous.

icone-de-partage-ordinateur-a-ordinateurD’abord, rendez-vous sur le Mac. On déroule le menu Airport, on sélectionne Créer un réseau… Une fenêtre de dialogue s’ouvre on nomme son réseau (le nom de son choix), si on veut on peut protéger l’accès à son réseau en donnant un mot de passe. Et on valide. Côté Mac, c’est fini. Direction iPhone. On exécute les réglages, dans la liste des réseaux Wifi disponibles apparaît le nom du réseau qu’on vient de créer sur le Mac. On sélectionne son réseau et c’est tout. Maintenant, on lance PdaNet, qui établit un pont entre notre Mac et iPhone. Une fois la connexion établie, une fenêtre s’ouvre et indique la connexion et la consommation. Et c’est tout.
pdanet-parametrage-activite-macacoco
A partir de maintenant, on peut surfer en toute liberté sur internet, en bénéficiant de son réseau privé à un débit tout à fait cohérent. La nouvelle version de PdaNet intégre désormais le mode veille. Ce qui signifie en clair que lorsque votre iPhone se met en veille pour préserver sa batterie, la connexion demeure active. Et ça c’est carrément énorme. Tout cela fonctionne en Wifi, notez qu’il existe un mode USB pour Windows, un mode qui nécessite l’utilisation du logiciel PDA desktop. Cela dit, le mode USB présente à notre avis peu d’intérêt par rapport au mode Wifi et puis pour les Mac users rappelons que ce mode n’existe pas pour Mac.

Pendant nos tests, nous avons utilisé notre netbook sans tenir compte du fait que nous surfions en utilisant les ressources 3G du iPhone. Tout est très fluide, du relevé d’emails au surf sur internet, en incluant la rédaction d’articles sur Macacoco. D’ailleurs sachez que cet article a été pensé, rédigé, mis en ligne sur Macacoco en utilisant PdaNet sur un iPhone 3G. Nous avons aussi testé un chat vidéo en utilisant Google Talk et la conversation s’est avérée particulièrement fluide, tant sur la voix que sur l’image.

PdaNet est un utilitaire absolument indispensable à tous les possesseurs de iPhone 3G 3GS nomades utilisant un Mac ou un PC portable.

Hackintosh : installer Mac OSX 10.5 Leopard sur un netbook mini PC

leopard-sur-dell-mini-9-macacoco
Il y a bien des années (je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître), alors que je traînais déjà mes godasses à Applexpo depuis un bail et que j’usais mes fonds de culotte à développer sous Omnis 3 (les puristes de Blyth software apprécieront), j’avais croisé deux gamins qui à l’époque avaient à peine quinze ans. Ces deux mômes nous avaient expliqué que leur passe-temps favori c’était de casser du code, pour le fun. C’était pas fréquent et je crois que ces deux mômes furent les premiers hackers Mac que j’ai rencontré. A cette époque bénie, donc, où les machines Apple tournaient sur des processeurs Motorolla, la grande question maintes fois répétée à propos d’Apple était : “est-ce que c’est compatible ?” Comprendre compatible avec le PC, une remarque déjà amusante à l’époque, tant le PC n’était déjà pas vraiment compatible avec lui-même ! Avec le temps sont apparues des solutions logicielles qui permettaient à un Mac de faire tourner Windows avec plus ou moins de bonheur.

Et puis les années ont passées. Apple a progressivement changé de fusil d’épaule, abandonnant Motorolla pour le PowerPC d’IBM, ce qui laissa un goût des plus étranges à certains Mac maniacs de la première heure, ceux-là mêmes pour qui IBM était la bête à abattre, ceux pour qui les initiales IBM signifiaient “I Buy Macintosh“. Tiens à ce propos, il me revient en mémoire une devinette qui avait cours dans les milieux Mac au début de années 90 après que furent révélées les erreurs de calculs de certains processeurs Intel. “Combien faut-il d’ingénieurs pour changer une ampoule chez Intel ? Trois. Un pour changer l’ampoule, l’autre pour tenir l’échelle.” On se marrait bien, à l’époque. On s’est moins marré quand Apple a annoncé Intel inside Mac, mais c’était sans nul doute le prix à payer pour se développer et rester compétitif. Aujourd’hui tout le monde veut un Mac, ou un iPod, ou un iPhone. Et parfois les trois.

Mac : intel inside.
Donc Mac tourne désormais sur des processeurs Intel. De là à imaginer faire tourner un OSX sur un PC, il n’y avait qu’un pas. Mais, de vous à moi, quel intérêt de faire tourner Mac OSX sur un PC, quand on imagine que ça va être un grosse source d’emmerdements, alors qu’aujourd’hui pour 1000€ HT à la louche vous pouvez vous offrir un iMac 24 pouces qui tourne comme une horloge suisse ? Aucun. Aucun sur une machine de bureau. Mais sur une machine qui n’existe PAS dans la gamme Apple, c’est une autre histoire. Et Apple ne produit pas de netbook, ces adorables PC ultra portables et ultra mobiles qui se vendent à vil prix et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle Apple ne s’engage pas sur ce marché, parce qu’il n’y a pas de valeur ajoutée. En clair pour Apple, vendre des Mac portables ultra équivaut à se tirer une balle dans la pomme. Le jour où Apple sortira un netbook, ce sera un objet jamais vu, pilotable au doigt et qui coûtera le prix d’un Macbook. Mais revenons aux netbooks PC ultra portables ! Qu’est-ce qui s’opposerait à ce qu’on installe Mac OSX sur une machine Intel qui fait déjà tourner Linux ou Win XP ?

Installer Mac OSX sur un netbook, oui mais…
D’abord, c’est interdit par le CLUF d’Apple, le Contrat de Licence Utilisateur Final. Ensuite, il faudrait que le software d’Apple intégre les paramètres du hardware utilisé par le netbook en question, mais ça c’est qu’une question de drivers, de pilotes pour gérer la carte réseau, la carte wifi, la carte graphique, la webcam, etc… Rien d’insurmontable, donc. Résumons. Une licence retail de Leopard (Mac OSX 10.5), un netbook lambda, un peu de patience et au final un netbook de taille ultra réduite (9 à 10 pouces) capable d’exécuter Mac OSX, c’était très tentant. Ainsi est né le hackintosh. La première machine à s’être révélée particulièrement adaptée au hackintosh fut le netbook MSI Wind, dont l’allure et la coque blanche ne sont d’ailleurs pas sans rappeler le Macbook. Autour de ce netbook au prix très abordable (moins de 300€), s’est constitué un groupe de passionnés. Mieux encore, pour faciliter l’intégration de Léopard (Mac OSX 10.5) sur MSI, une image iso circule sur internet. Cette image intégre OSX et les drivers qui vont bien pour MSI Wind. L’autre machine qui s’est révélée étonamment “compatible” avec Mac OSX c’est le Dell Mini 9, dont le prix public est également inférieur à 300€. Et puis la liste des netbooks compatibles s’est encore allongée avec le temps…

Netbook sous OSX un ersatz de Macbook ?
Soyons clair. Un netbook PC qui exécute Mac OSX ça n’est pas un Mac. Le processeur Atom qui équipe ce genre de machines est cadencé à 1,6Ghz et le plus souvent la machine ne dispose guère de mémoire. Dell mini 9 c’est 1Go de mémoire en standard, même si un module optionnel permet de monter la mémoire à 2Go, ce qui n’est plus le cas avec le nouveau modèle (Dell mini 10). En revanche, l’utilisation d’un disque SSD de 16Go (ou plus) peut permettre d’optimiser le fonctionnement, le lancement de l’OS et des applications étant alors nettement plus rapide qu’avec un disque dur. Exit les logiciels nécessitant de gros traitements (par ex. Adobe Photoshop). En revanche, pour surfer sur Internet, relever ses emails, soit en utilisant Wifi soit via la 3G de son iPhone, un netbook PC évoluant sous Mac OSX peut être bigrement séduisant. Non seulement pour l’utilisateur final, mais aussi pour le constructeur. D’ailleurs il se murmure que la firme MSI ne voit pas cette opportunité d’un mauvais oeil, mieux encore des sources bien informées ont prétendu que Dell était à l’origine de “type11 bootloader” un utilitaire permettant de booter sur un CD et lancer l’install de Leopard à partir d’une version retail du commerce. En tout cas ce fichier existe et se trouve très facilement sur le net. Notez que plusieurs procédures existent pour installer Mac OSX sur un netbook, dans tous les cas il faut insister sur la parfaite illégalité de la manip ! L’achat d’une licence Leopard version retail (comptez environ 120€) ne vous met pas à l’abri de la l’invalidité du CLUF mais appaisera votre conscience.

On va goûter ?
Et là, comme l’agent Bullit dans “Mais qui a tué Pamela Rose” vous me dites : “on va goûter ?” Ici à Macacoco, on ne se contente pas de parler, on teste aussi. Donc, notre prochain banc d’essai sera consacré au fonctionnement de Mac OSX 10.5 sur un netbook Dell mini 9 et c’est promis ! On va essayer un max de softs, tester l’évolution sur internet en wifi et via iPhone en 3G et comme d’hab’ on vous dira TOUT. Stay tuned !

Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes