Rien. Que dalle (ou presque). Nada. J’étais rivé à mon fauteuil hier soir, comme une centaine de milliers d’utilisateurs d’Android, espérant découvrir tout ce que Google nous avait préparé de bien, de beau, de bon pour cette keynote. Qui dit keynote pense nécessairement à Apple avec Steve Jobs, voire Microsoft avec Steve Ballmer. Non, ici à Google, à part le décor, pas de présentateur charismatique, pas de chef de projet éructant et bondissant. Même Larry Page (co-fondateur) est à la peine, au sens propre du terme, pour animer le débat à cause des problèmes de santé que l’on sait. Bref. On a espéré, on a fantasmé sur tout ce que la firme de Mountain View allait nous proposer ou tout du moins nous annoncer. Un nouveau Nexus 4 compatible 4G ? Une nouvelle version full HD de Nexus 7 ? Un XPhone ? Rien de tout ça et surtout aucune annonce hardware. Tout au plus l’annonce que Google va proposer en association avec Samsung un Galaxy S4 version Google, sans surcouche, avec mise à jour en temps réel d’Android sur Play store. Ça c’est plutôt une bonne nouvelle qui rend le S4 beaucoup plus sexy, même si je continue de n’accorder qu’un faible crédit aux produits proposés par la firme coréenne. En revanche, côté software, Google est au rendez-vous, plutôt deux fois qu’une.
• Google. Le génie de la lampe est dans le software
On sait que Steve Jobs craignait l’avancée de Google sur la marché de la téléphonie et pas seulement. Il avait raison. Le patron d’Apple était bien placé pour savoir que ce qui fait la force d’un outil informatique, c’est le software, il avait pressenti bien avant tout le monde toute la puissance logicielle de Google et c’est pour cela qu’il détestait tant ce concurrent très dangereux. D’ailleurs, pour ma part, c’est pour découvrir le dessous des cartes d’Android qu’un beau jour j’ai décidé de laisser tomber mon iPhone pour un téléphone sous Android. Je voulais voir, j’ai vu. J’ai été de ceux qui ont rêvé de Nexus 4 pour finalement se rabattre sur une tablette Nexus 7. Conclusion. Steve Jobs avait raison. Il y a du génie dans la suite logicielle Android et son cheminement brillant, construit autour du end user, ne fait que commencer. Le noyau est construit, bien en place avec la suite software bâtie autour des outils Google (mail, maps, now, search, store, play music, etc…) le reste va couler de source. Naturellement.
• Google Play music,,dans les pas de Spotify ou de… iTunes.
D’abord Google annonce Play Music All Access, inutile de vous faire un dessin, je présume ? Un service qui vous permet d’accéder à toutes les musiques (environ un million de titres), en streaming de votre smartphone ou de votre tablette pour un montant forfaitaire (9,99$ par mois) ça vous rappelle Deezer, ou Spotify ou… iTunes. Car il ne fait aucun doute que sur ce coup-là, encore une fois, Google marche dans les pas de Apple. Petit détail qui va dans la logique du end user, une fonctionnalité baptisée Listen Now va reconnaître vos goûts musicaux et vous proposer des listes de lecture personnalisée. Aucune date de dispo n’est avancée pour l’Europe, Spotify a encore de beaux jours devant lui. Quoi d’autre ? Google caresse les développeurs dans le sens du poil tandis que chez Apple on a plutôt tendance à aller dans le sens du pouah ! Plein de nouveaux outils pour faciliter la vie des développeurs, pour leur dire investissez plutôt du temps chez nous, c’est plus rentable. Comprendre plutôt sur Android que sur iOS. Google Plus fait aussi l’objet de toutes les attentions, même si le réseau social estampillé Google semble un peu à la peine, pour ne pas dire à la ramasse, mais… Il fait partie d’un ensemble cohérent.
• Google est ton ami.
Cohérent. Le mot est lâché. Google voit loin, pense utilisateur final. Une refonte de Google maps, qui devient encore plus intuitif, qui s’intéresse à vous. Parce que ce qui est au centre de la stragégie de Google, ce qui retient, qui capte toute son attention, c’est vous. Et comme dirait Chef Piège “ça, c’est malin !”. Oui, c’est malin et c’est gourmand aussi, si j’ose dire. Car Google vous aime, certes, mais aime aussi votre pouvoir d’achat. Google veut vous connaître, tout savoir de vous, devenir votre ami, savoir ce que vous aimez, vous conseiller les musiques à écouter (à acheter), les musées à visiter (payants), les restaurants à essayer (service non-compris). Oui, il y a du génie dans Google, ce génie qui faisait dire à Steve Jobs qu’il était prêt à ce que Apple dépense jusqu’à son dernier penny pour abattre la firme de Mountain view. Voilà. Pour mettre un nouveau modèle de Nexus 4 dans ma poche, je vais devoir attendre. Peut-être pas très longtemps puisqu’un modèle de Nexus 4 à coque blanche est apparue sur internet il y a quelques jours. Est-ce que je suis déçu ? Pas du tout. Google avance, pose ses pions sur l’échiquier avec beaucoup d’intelligence, de brillance même. Ce système cohérent continue d’évoluer et je suis convaincu qu’on n’en est qu’aux prémices. Google nous réserve bien des surprises et il me tarde d’ouvrir mes paquets.










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