
Je sais que vous allez me dire et j’aimerais tout de suite dégoupiller votre mauvaise humeur. C’est vrai que le lancement de Freemobile a été une aventure incroyable, d’ailleurs de vous à moi ça restera dans toutes les mémoires. Moi, je garderai l’image d’un Xavier Niel excité comme un gosse devant la boutique de jouets le jour de Noël. On sentait son enthousiasme à l’annonce pendant la conférence de presse, tant il était palpable. Quel bordel il nous a mis, le sale gosse, qui non content d’avoir chatouillé le monde de l’internet avec Free, a décidé de remettre le couvert avec la téléphonie et Freemobile. Au delà des ratés, du cafouillage (on va en reparler), il faut quand même regarder les choses en face. Xavier Niel nous fait le coup du revenez-y et botte le cul des trois frères, du triumvirat de la téléphonie française Orange, Bouygues, SFR qui ont tous suivi le rythme, proposant des forfaits plus ou moins Canada dry de Freemobile via leurs marques internet (Sosh pour Orange, B&You pour Bouygues, Red pour SFR), surtout pour limiter l’hémorragie grandissante de la perte de clients. À l’heure où j’écris ces lignes, on estime à près de 2 millions le nombre d’abonnés à Freemobile… Holly shit ! Deux millions d’abonnés ! Et cette performance n’est pas sans poser d’innombrables problèmes.
• Le tsunami Freemobile
Xavier Niel s’est expliqué devant les parlementaires français et que nous dit-il ? Il nous dit qu’il avait tablé sur, je cite “quelques dizaines de milliers d’abonnés les premiers jours” et là, évidemment, tout le monde se marre. J’ai du mal à croire, compte tenu de l’image que j’ai de Xavier Niel, un garçon bien sympathique et plutôt intelligent, qu’il ne se soit pas dit qu’avec des offres en tout illimité à 19,99€ (15,99€ pour les abonnés Freebox), voire avec une offre ultra low cost à 2€ (zéro euro pour les abonnés) il n’allait pas provoquer un tsunami de la téléphonie mobile. C’est ce qui s’est passé. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, il s’est produit une conjonction d’éléments qui, imbriqués les uns dans les autres, ont provoqué une inévitable saturation du système. Un vrai pataquès, entre les bugs du système (bugs à l’inscription, bugs dans les adresses contenant un ou plusieurs zéros, oublis et erreurs des utilisateurs, …) et la mauvaise volonté des autres opérateurs, traînant des godasses pour appliquer la portabilité, voire pour transmettre les codes de désimlockage, sans compter ce climat de guerre civile, largement entretenue par quelques fouteurs de merde et autres trolleurs patentés, bref. L’aventure Freemobile n’est pas un long fleuve tranquille. Au bout du chemin, le désarroi des utilisateurs. Entre ceux qui attendent leur portabilité (merci les 3 frères), ceux qui ont eu leur portabilité mais pas leur carte SIM (qui voyage en courrier simple), ceux qui n’ont eu ni l’un, ni l’autre et qui sont coincés à la maudite étape 1, ceux qui demandent la modification de leur abonnement, ceux qui ne comprennent pas (à juste titre) qu’en s’étant inscrit le 11 ils voient passer devant eux des gens inscrits le 12, … Je vais vous dire. Il ne fait pas bon être dans les pompes du community manager de @freemobile en ce moment. Le pauvre ! Il doit gérer les coups de gueule de près de vingt mille followers et de vous à moi, je ne l’envie pas.

• Offre téléphonie : Freemobile champion toutes catégories
De mon côté, inscrit le 12, j’ai reçu ma carte SIM et ma portabilité quatorze jours plus tard. J’ai activé ma carte SIM et dans la foulée je l’ai logée dans mon Iphone 3G. Paramétrage au nom de Free et en avant Guingamp ! Du côté du téléphone, réception maximum. Je me suis demandé si j’étais sur le réseau Freemobile ou bien en itinérance, en clair sur le réseau Orange. J’ai donc fait le field test qui permet de déterminer quel réseau est utilisé par mon iPhone. Il suffit de taper sur la console téléphone le code *3001#12345#* puis d’appuyer sur la touche téléphone. Ensuite direction le menu MM Info et l’onglet Serving PLMN. Le Mobile Network Code indique le réseau utilisé, dans mon cas 1. Je suis donc comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir. Je suis en itinérance, en clair sur le réseau Orange. Bon, finalement on s’en fout hein ? L’important c’est quand même ça : les appels illimités sur les mobiles en France (et aux USA, au Canada, Alaska et Hawa, les appels illimités vers les fixes en France et 40 destinations internationales, les SMS et MMS illimités. Et ça, franchement, ça marche bien. En revanche pour la 3G, le bilan me semblait, a priori, beaucoup plus mitigé.
• 3G, méfiez-vous des tests de bande passante !
Le premier truc auquel on pense, pour faire un test de débit, c’est d’installer sur son iPhone une app de test. Tout le monde s’est donc rué sur Speedtest et là, mama mia ! Les résultats en 3G se sont avérés nuls ! Un ping de 196ms, un download de 1,89 Mbps et un upload de 0,09 Mbps. C’était trop nul pour être crédible. J’ai donc réactivé Wifi et j’ai relancé le test toujours avec Speedtest. Ping 111ms, download 3,43 Mbps et upload de 0,71 Mbps. J’imagine que beaucoup d’utilisateurs font appel en ce moment à Speedtest, il n’est donc pas impossible que les serveurs utilisés soient sensiblement perturbés. J’ai donc remis ça, cette fois avec le test de DSLValley en passant par le navigateur Safari de mon iPhone et là les résultats sont notoirement différents ! En débit descendant et en 3G le test m’indique 6460 Kbits par seconde (soit 808 Ko seconde) et en débit montant 97 Kbits par seconde (soit 12 Ko seconde). Des débits plus que satisfaisants, surtout en download ! D’autant que le même test en Wifi, sur le même serveur, m’indique un débit descendant de 2492 Kbps (312 Ko/s) et un débit montant de 315 Kbps (39 Ko/s). En clair, je downloade 2,5 fois plus vite en 3G Free qu’en Wifi.
• Conclusion. Freemobile c’est bon pour le moral.
On attendait beaucoup de Freemobile, j’ai même envie de dire qu’on en attendait trop. C’est tout juste si certains en arriveraient à reprocher à Xavier Niel de ne pas traverser la Seine à pieds secs… Faisons le point. Avec mon forfait Freemobile, je peux désormais téléphoner librement, autant que je le désire sans me prendre la tête des minutes qui passent, sur les téléphones fixes et les téléphones mobiles de tous les opérateurs en France. Je peux envoyer librement des SMS et des MMS. Perso j’en envoie très peu, mais j’imagine le bonheur pour les kids qui sont de gros consommateurs de ce genre de message. J’ai testé l’envoi de SMS, ça fonctionne parfaitement bien. J’ai accès aux datas en 3G avec un excellent débit avec un fair use de 3Go. Rappelons quand même, pour mémoire, qu’avec mon précédent abonnement j’avais un fair use de 500Mo et que la plupart des autres opérateurs accordaient 1Go, voire 2Go au maximum. Téléphonie, SMS, MMS, data. Avec un abonnement à 15,99€ par mois. Freemobile c’est bon pour le moral. Et ce n’est que le début (continuons le combat). J’attends avec beaucoup d’impatience que Xavier Niel nous annonce une offre data du même tonneau, histoire de pouvoir surfer librement, sans contraintes, sur internet en 3G avec mon Macbook Pro, voire avec un iPad 3… La révolution Freemobile ne fait que commencer. Nous allons vers les beaux jours.





À tout seigneur, tout honneur. AppGratuites est une chouette app qui détecte les applications gratuites sur iPhone. Chaque jour, on est prévenu en temps réel de la disponibilité de l’app gratuite du jour. Il suffit de toucher le bouton Télécharger gratuitement et hop ! Direction AppStore pour télécharger l’app gratuitement. Simple, gratuit, efficace. C’est en partie grâce à AppGratuites que Macacoco peut tester son Top du Flop, il était donc normal que cette petite app sympathique trouve sa place dans le premier top et décroche un trois étoiles bien mérité. AppGratuites, une app recommandée par Macacoco pour votre iPhone !

Avant d’être rachetée par Twitter, cette excellente app s’appelait Tweetie et c’était la référence en matière de gestion de comptes Twitter sur iPhone. Pas étonnant, donc, que le géant Twitter s’y soit intéressé et ils ont bien fait. Simplement parce qu’il n’y a rien de mieux que cette app pour gérer un ou plusieurs comptes Twitter avec son iPhone. Donc, pas de bla bla. Si vous utilisez Twitter, sur un ou plusieurs comptes, que vous voulez garder le contact avec vots amis, pouvoir twitter, retwitter, gérer vos followers de n’importe où, ne cherchez pas. C’est l’app de référence et désormais elle est gratuite. Efficace, sans bugs, fluide, Twitter décroche un logique 3,5 étoiles et figure dans le top des app recommandées par Macacoco.
Pour inaugurer le top du flop, aucune hésitation possible, voici Mappy GPS. Je vais vous en parler sans détour, si j’ose dire, parce que si j’avais commis l’imprudence d’accorder le moindre soupçon de confiance à cette app, je serai encore perdu dans la campagne bretonne. Mappy GPS, c’est le cas typique de l’app alléchante. Rendez-vous compte ! Un vrai GPS dans mon iPhone pour trois fois rien, c’est trop tentant. Enfin ! Trois fois rien, faut voir ! L’app coûte quand même 4,99€, prix psychologique. Et de la psychologie, il vous en faudra pour supporter cette app insupportable qui ne fait RIEN de ce qu’on lui demande, à savoir indiquer le BON chemin. Et encore ! Quand l’app daigne indiquer un chemin tout court. Testée sous firmware 4.1, Mappy GPS s’est avéré désastreux, incapable d’accrocher un signal potable. En clair, Mappy GPS est une app à fuir, sans aucun intérêt. Ma grand-mère avait raison. Quand c’est pas cher, si ça marche pas, c’est beaucoup trop cher. Mappy GPS, le top du flop pour iPhone, décroche logiquement un zéro pointé. Circulez, y’a rien à voir !
Est-ce que les concepteurs de Rarebyte se sont donnés le mot pour concevoir l’app la plus naze de toute l’histoire de iPhone ? Voilà Lemming rampage, un jeu dont le but est de propulser un genre de bestiole le plus loin possible en utilisant un canon en bois avec un ressort. C’est tout ? Oui, à peu près. Ajoutez à cela un graphisme absolument navrant, une musique énervante, une jouabilité limite et vous obtenez en gros le jeu le plus nul du moment, lourd de surcroît (dans tous les sens du terme). Bref, je me dis que si je peux vous faire économiser 0,79€ (c’est le prix de ce jeu crétin) je n’aurai pas perdu mon temps et vous non plus. Donc à part zéro pointé, rien, le néant, je ne vois rien à ajouter. Ah si ! Une app à fuir !
Wikango. Prononcez à l’anglaise, we can go. L’avertisseur de radars dont on vous a déjà parlé ici sur Macacoco. Et là vous me dites pourquoi en rajouter ? Pourquoi tant de haine ? Pourquoi s’en prendre encore à Wikango alors qu’il est gratuit ? Bon. D’accord. Wikango est gratuit. Et c’est bien là son problème. C’est justement parce qu’il est gratuit qu’il ne sert quasiment à rien. Parce que, quand on n’a pas payé, on ne se sent pas responsable. C’est con hein ? Mais c’est comme ça. Donc, en gros, Wikango vous rappellera les radars fixes, quand le GPS est en forme. Ne comptez pas sur lui pour les radars mobiles parce qu’ils ne sont que très rarement signalés. Wikango signale en revanche les endroits potentiels où peut être installé un radar mobile. Sur autoroute, par exemple, Wikango nous a régulièrement signalé une probabilité de radar. Bref, l’app en elle-même est bien foutue mais son utilisation reste très limitée. L’éditeur serait bien inspiré de tenter une approche sur un modèle payant, histoire de responsabiliser un peu ses clients qui ont parfois tendance à prendre le signalement de radars pour une blague.









Lancez l’app BookBeo, vous accédez directement au module Photographier. Pour ce test je vous propose de photographier l’écran de votre ordinateur (oui, ça fonctionne aussi). Pointez la cible au milieu du pictogramme et appuyez sur le bouton vert. BookBeo vous propose de valider alors faites-le en appuyant sur le bouton valider. Le picto est décrypté en temps réel par BookBeo qui le traduit et se connecte au contenu multimédia puis le joue, dans le cas présent il s’agit d’extraits de concerts pour une société de production (Last Exit records). Dans le cas présent, iPhone joue donc le rôle de pont entre un support inerte (le papier) et un support interactif, la vidéo avec du son.
BookBeo est sans aucun doute l’une des expériences les plus fascinantes qui soit avec un iPhone. A l’image du livre de Myst, c’est aussi une porte ouverte qui permet de passer d’un environnement statique à un environnement dynamique. Les développements sont inombrables, les possibilités quasi infinies : un livre interactif pour les enfants, de l’aide à la vente pour un produit hi tech, de la diffusion de contenus musicaux pour des programmes de salles de concerts, des extraits de pièces de théâtre, un argumentaire d’homme politique sur son programme électoral, … les applications n’ont de limite que notre imagination ! En fait, en créant cette passerelle, les inventeurs de BookBeo nous ouvrent les portes du monde et signent une véritable killer app. Et bien sûr, le fait que le vecteur employé soit un iPhone rend le projet à nos yeux encore plus excitant !
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