Confession d’un Apple addict. Pourquoi j’ai acheté un Nexus 7 (et pas un iPad mini).

google-nexus-7-vs-ipad-mini-macacoco-2013J’ai acheté une tablette Nexus 7. Enfin, plus précisément, on m’a offert une tablette Nexus 7. Quand ma femme m’a demandé “tu veux quoi pour ton anniversaire ?” j’ai répondu illico une Nexus 7. Alors évidemment, les gens qui me connaissent, qui savent que je suis un Apple addict depuis trente ans, sont un peu restés sur le cul. Mais comme ces gens-là savent que je ne fais jamais rien par hasard, ils se sont dit que si moi, j’allais utiliser une Nexus 7, comprendre pas un iPad mini, c’est qu’il y avait sûrement de bonnes raisons. Et si je prends le clavier de mon iMac aujourd’hui, c’est justement pour vous expliquer les raisons qui m’ont poussé vers la tablette signée Google et pas celle estampillée de la pomme.

Reprenons l’histoire du début. Au premier chapitre, il y a iPhone. J’ai eu un iPhone 3G dont j’étais satisfait. Lorsqu’il a fallu le changer, quasiment au terme de quatre ans de bons et loyaux services, j’étais passé chez Freemobile, autant dire que mon mobile n’était désormais plus financé par un opérateur, alors que dans le même temps mon abonnement mensuel était passé de 50€ à 15,99€. N’empêche, quand il a fallu débourser 649€ pour recevoir un iPhone 5, j’ai dit niet. C’est là que j’ai commencé à regarder du côté de la concurrence. Chez Samsung j’ai opté pour le petit Galaxy Ace et son prix rikiki, 169€, on était loin des prix gratinés façon Apple. Qui dit Samsung dit Android, j’allais donc faire d’une pierre deux coups. Un smartphone pas trop cher et le test d’un nouvel OS grandeur nature. Autant dire clairement que j’ai été positivement emballé par Android. Le ver était dans la pomme. En revanche mon Samsung Ace a montré rapidement de singulières limitations. J’ai guetté l’arrivée de Nexus 4 et j’ai fait partie de ceux qui l’ont eu mauvaise, le 13 novembre 2012, de ne pouvoir acheter ce téléphone aux fonctionnalités prometteuses. Qu’importe. Trois semaines plus tard, je me rattrapais avec Nexus 7.

J’utilise Nexus 7 depuis près de deux mois et cette tablette m’est devenue indispensable. J’ai le modèle Wifi 32Go et lorsque je suis en déplacement j’utilise le partage de connexion de mon smartphone. D’abord parlons du prix : 249€ TTC (208€ HT donc), voilà qui laisse songeur quand on observe les prix du iPad mini qui culmine à 439€, la différence de prix de 190€ m’a clairement refroidi. Je craignais une qualité de construction faiblarde sur Nexus (fabriqué pour Google par Asus) mais non, la tablette Nexus est bien pensée, bien construite. Sa taille et son poids sont idéals pour la trimballer partout. Son écran est lumineux, le confort d’utilisation est excellent. L’autonomie est très confortable, la recharge sur secteur est rapide. Et puis il y a le software et à ce chapitre Android Jelly bean 4.2 s’avère particulièrement efficace.

Pas d’interface pour le Mac user
Seuls bémols pour le Mac user, c’est qu’il n’y a quasiment pas d’interface entre le Mac et Nexus 7. Pour s’en convaincre, il suffit de connecter par USB une Nexus 7 sur un Mac, il ne se passe rien. Oubliez iTunes et l’interface avec vos logiciels MacOS. En revanche, pour tout le reste et notamment pour la suite de logiciels Google (mail, maps, Chrome et consorts) Nexus 7 est au top. La synchronisation avec les logiciels estampillés Google est parfaite. L’interface Android peut sembler un peu déroutante dans les premiers instants d’utilisation et le positionnement des boutons de retour au sommaire peut agacer, notamment lors de l’utilisation d’un traitement de texte (où la barre d’espace est proche du bouton sommaire). Idem pour la barre de notification, en haut à gauche, qui se confond souvent avec le bouton Google, mais on s’habitue. Tous les logiciels qui me sont utiles et que j’utilise au quotidien sont présents : Chrome, Gmail, Facebook, Twitter, LinkedIn, Instagram, Hubic, … Et puis, accessoirement, j’utilise aussi l’app Galerie pour montrer mes clichés à mes clients. Encore une fois l’écran, de grande qualité, met mon travail en valeur. Le Playstore, un peu confus, pourrait gagner en clarté, en revanche il est nettement moins contraignant que le store d’Apple. Du côté des jeux, l’offre est de nature à combler les plus exigeants. Lors de mes tests, pour valider la fluidité de l’écran, j’ai acheté Need for speed most wanted (de Electronic Arts, 0,99€). Mes essais ont largement dépassé mes espérances, l’écran de Nexus 7 est vraiment remarquable.

Missing Sync, l’indispensable chaînon manquant pour MacOS
Pour synchroniser votre Nexus 7 sous Android avec votre Mac sous OSX je vous conseille Missing sync. Ce logiciel s’installe sur votre Mac et sur Nexus 7 et permet de synchroniser via Wifi les données du Mac sur la tablette Google. Perso, je l’utilise pour synchroniser mon carnet d’adresses (de l’application Contacts sur Mac) ainsi que la musique de iTunes. Pouvoir synchroniser ses playlists iTunes sur l’application Play musique, c’est très sympa. Certes c’est moins facile qu’avec un iPad mais ça marche bien. Mais je pense que l’utilisateur fondu de musique, accro au Mac et à iTunes ne s’y retrouvera pas, celui-là n’aura d’autre alternative que de lâcher les 190€ supplémentaires pour obtenir un iPad.

Nexus 7. Bien sous tous rapports.
En conclusion, j’ai acheté un Nexus 7 et pas un iPad mini et je ne regrette pas mon choix. Pratique, léger, facilement transportable, ma tablette Nexus 7 me suit partout, elle se loge dans la poche avant de mon polo ou dans la poche arrière de mon jeans. Elle se connecte à mes réseaux wifi comme à mon smartphone en 3G. J’ai acheté à petit prix une coque légère qui le protège en cas de chocs. La navigation est fluide, l’écran est beau et lumineux, le choix des apps me convient (je vais de temps en temps sur Playstore et sur le store d’Amazon pour y trouver des apps gratuites à tester). Et puis, au risque de me répéter, le prix de Nexus 7 est 43% inférieur à iPad mini, quasiment moitié moins cher pour des fonctionnalités équivalentes, voire supérieure sur Nexus 7. Et il ne fait aucun doute que mon prochain smartphone sera le successeur de Nexus 4, histoire de rester dans la même famille.

Et Apple dans tout ça ?

Feu Steve Jobs était bien conscient du danger de Google et d’Android réunis pour la société Apple, en particulier sur le marché (juteux) des smartphones et des tablettes. D’ailleurs, ne disait-il pas lui-même qu’il était prêt à dépenser jusqu’au dernier penny amassé par la firme de Cuppertino pour anéantir Google ? Je lisais ce matin un article sur la santé insolente de Google dont les bénéfices ont progressé de 10% sur le dernier exercice. Ce n’est qu’un début. Avec la gamme Nexus, Nexus 4 pour les smartphones, Nexus 7 et 10 (pouces) pour les tablettes, l’offre de Google ne se contente pas d’être cohérente, elle est aussi performante. Le tout bâti autour d’un OS intelligent qui fait la part belle à l’utilisateur et aussi à l’imagination, ce qui n’est pas sans rappeler le Apple de la grande époque ! Finalement, Google réussit sur un segment longtemps occupé par Apple, le “end user” l’utilisateur final. Steve Jobs avait raison de prendre la menace de Google au sérieux. Le problème éternel d’Apple tient peut-être dans sa suffisance, d’une certaine vision élitiste de sa culture maison et c’est aussi peut-être de croire que le marché des smartphones et des tablettes lui est acquis. Rien n’est moins sûr, les chiffres d’Android le prouvent, jour après jour. Et ils donnent le vertige.

Ratage au lancement de Nexus 4, le black tuesday de Google.

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Nous avons vécu, avec le lancement de Nexus 4 le 13 novembre dernier, ce qu’il convient d’appeler un énorme ratage industriel. Oui, énorme. De ce genre de plantage qui ferait passer une engueulade à l’UMP pour le comptage des voix pour une aimable plaisanterie. Et là, j’entends tout ce que la planète Android compte d’afficionados me conspuer, hurler au loup, avancer que dans Macacoco il y a Mac et que donc, de facto, mon avis n’a que peu d’importance parce que pas du tout objectif ? Eh bien chers amis Androïdiens et autres fans du petit bonhomme vert, contrairement à vous, cloisonnés que vous êtes dans votre petit monde de geeks et de happy fews, qui n’avez pour iPhone que mépris et dérision, moi, je ne suis d’aucune chapelle et je m’en vais vous le prouver.

Bref j’ai pas acheté iPhone 5.
Mon iPhone 3G arrivant en fin de cycle (il aura quatre ans, comme le temps passe, début décembre 2012), je me suis dit qu’il était temps d’aller voir du côté d’Android, juste histoire de vérifier si l’herbe est plus verte dans le champ d’en face et si cet OS vaut autant que certains le prétendent et puis aussi parce que, de vous à moi, étant un client (heureux) de Freemobile depuis le début de l’année, je dois désormais compter sur moi-même et personne d’autre pour financer mon téléphone mobile. Lorsque j’ai vu débouler iPhone 5, j’ai vite réalisé que je n’étais plus disposé à mettre 650€ dans un téléphone, d’autant qu’entre nous cet iPhone 5, malgré une indéniable qualité de fabrication, malgré une parfaite intégration avec Mac OSX, ne présente pas d’atouts franchement vertigineux. Entre temps, les ingénieurs de chez Samsung (les bougres) ont innové avec un Galaxy SIII plus grand et je ne parle même pas du Note II, peut-être la synthèse, la quintessence du téléphone parfait, assez grand mais pas trop, doué de la reconnaissance de caractère, son seul défaut étant finalement d’être estampillé de la marque Samsung (je plaisante, mais qu’à moitié) et d’embarquer un OS sur lequel les coréens ont ajouté leur petit quelque chose, comme on ajouterait une crème au beurre sur un gâteau presque parfait, le rendant pour le coup particulièrement indigeste. Donc Galaxy Note II, d’accord, mais sans les bidouilles software signées Samsung.

Android, c’est d’la bonne.
Bref. J’ai pas acheté de iPhone 5. Pas de Galaxy SIII ou de Note 2 non plus. J’ai acheté un Galaxy Ace, pas cher mais foutrement limité, au début de l’été chez Freemobile, pour voir. Pour tester Android et voir ce que vaut cet OS et autant le dire tout de suite, on voulait goûter et on a goûté et Android, c’est d’la bonne. Pour qui vient comme moi de iOS, on débarque sur une autre planète mais on trouve rapidement ses marques. Tout est moins cloisonné chez Google Android que chez Apple iOS, c’est bien parce qu’il règne ici une douce ambiance de geek linuxien baba cool, un peu l’état d’esprit rebelle d’Apple du début des années 80, avant que la marque à la pomme ne devienne ce repère de hispters à la mèche, insupportables happy fews branchés qui sont venus nous donner des leçons de morale à nous qui avions été de toutes les guerres, à nous pour qui IBM signifiait I Buy Macintosh. Dans le même temps, Android pêche par ses qualités libertaires. On dit qu’une app sur quatre est truffée de virus ou de cheval de troie (ce n’est pas moi qui le dit mais les experts qui, c’est bien connu, ne se trompent jamais) mais c’est sans doute le prix de la liberté à payer. Et puis il y a le reste, tout le reste, les innovations heureuses d’Android comme le système de notification qui a lui seul vaut son pesant de cacahuètes, le fait aussi de pouvoir brancher son téléphone sur le port USB de son Mac sans que cela ne déclenche une émeute software, lancement de iTunes, synchronisation à marche forcée, etc… À propos de synchronisation, j’ai acheté l’excellent Missing Sync qui permet de synchroniser mes contacts sur mon Mac avec mon téléphone via le wifi.

Et puis Nexus 4 a été annoncé.
Ainsi donc je vivais ma vie, comme un long fleuve à peu près tranquille, attendant à défaut de fin de monde qu’un acteur de la téléphonie mondiale me propose LE téléphone mobile qui ferait vibrer mon cortex, titiller ma fibre comme l’avait fait iPhone 3G en son temps, il y a quelques années. C’est au détour d’un échange avec mon pote Gilles Morel de l’excellent blog Nain Posteur qu’on en est venu à parler de Nexus 4. Pas tellement pour son aspect hardware, dont on se fout un peu finalement. Non, comme disait feu Steve Jobs tout est dans le software et Nexus 4 et son OS Jelly Bean 4.2 nous laissaient entrevoir ce dont on avait toujours rêvé. D’abord Nexus 4 est un téléphone 100% Google. En clair, ici pas de surcouche, pas de crème au beurre indigeste, pas de bidouille samsunesque ou autre, non, ici Nexus tourne avec un software garanti 100% pur jus, un bonbon pur sucre directement du producteur Google au consommateur. Pas de simlockage non plus. Un lien direct via la plateforme Play Store de Google, un téléphone dont le pivot central est son utilisateur, car tout part de l’identité Gmail, du end user. Chaque pièce du puzzle s’assemble en une merveilleuse harmonie software : Gmail, Maps, Youtube, Google Plus, Chrome. Et puis quelques douceurs en plus. Des jeux, évidemment et aussi un APN embarqué et un soft un peu hallucinant, Photosphere pour faire des panoramiques 360° en un clin d’œil et les partager via internet, en temps réel avec sa communauté (ses parents, sa famille, ses amis, ses collègues, …). Mais tout ça, c’est peanuts à côté de Google Now et les fonctions de recherche vocale intégrées à Jelly Bean 4.2 ! Les démos que j’ai pu en voir sur la version US sont simplement sidérantes, oui c’est le mot. Si-dé-rantes. Google Now c’est le chaînon manquant en créant un vrai lien entre l’utilisateur et le téléphone. On peut poser des questions à son téléphone : “Connecte-moi au site internet Macacoco” ou bien “Quelle est la station service la plus proche ?” ou bien des questions métaphysiques comme “Quel est le sens de la vie ?” ou “Qui est président de l’UMP ?”. On peut aussi noter un rendez-vous “Rendez-vous chez mon médecin le 17 décembre à 15 heures”, etc… La puissance software de Google Now m’a immédiatement fasciné, elle relègue Siri au rang d’aimable plaisanterie, d’ailleurs qui utilise vraiment Siri ? Aussi vrai que j’avais dit il y a quatre ans “je veux un iPhone”, fin octobre 2012 j’ai affirmé “je veux un Nexus 4″. C’était décidé. J’aurais un Nexus 4. Et rien d’autre. Mais ça, c’était sans compter sur le plus gros ratage industriel de l’année, un exploit déplorable signé Google et LG.

Mardi noir chez Google. L’énorme pataquès.
petit-probleme-googleMardi 13 novembre 2012. 9:20. Je suis sur Google Play store. Je passe une commande. La veille, j’ai créé mon Google Wallet et normalement tout est prêt. La commande est enregistrée, mais le wallet refuse de valider. Énorme pataquès. J’essaie encore, rien n’y fait. Par trois fois ma commande est enregistrée, par trois fois le système s’écroule. Que se passe-t-il ? On ne le saura sans doute jamais. En tout cas, à 9:40 l’affaire est dans l’sac et c’est terminé. Les produits Nexus 4 version 8 et 16Go sont déclarés “épuisés” et pas autant que moi. Dingue. Il se murmure que les quantités en stock étaient ridiculement faibles, le chiffre de 1400 pièces est évoqué (on ne rit pas), il se dit que Google aurait utilisé ce pseudo lancement pour créer le buzz, mais aussi que l’unique plateforme de vente n’aurait pas résisté à la pression, etc… Mais au fond tout le monde s’en fout hein ? Le buzz s’est rapidement transformé en bad buzz et on a vu fleurir sur Twitter des noms d’oiseaux pour qualifier Google et son partenaire LG. On imagine difficilement comment une firme du calibre de Google a pu laisser se produire un tel couac, que de nombreux experts à travers le monde assimilent aujourd’hui comme le plus gros ratage industriel de l’année. C’est d’ailleurs peut-être – sans doute – là une des limites significatives de Google par rapport à Apple, qui maîtrise à la perfection son hardware ET son software. La mécanique de la firme de Cuppertino est parfaitement huilée et Google, sur ce coup-là, fait vraiment figure d’amateur à la petite semaine en plantant le lancement de son navire amiral de cette façon. Enfin ! Tout n’a pas été perdu pour tout le monde. Certains utilisateurs se sont retrouvés avec deux ou trois commandes enregistrées et donc plusieurs produits livrés qui n’ont pas tardé à figurer dans le top des ventes de sites aux enchères à des prix complètement délirants. On a vu des Nexus 4 partir à plusieurs milliers d’euro et on imagine volontiers la frustration de ceux qui auraient simplement, suivez mon regard, souhaité acheté UN exemplaire dont le prix de vente public est, faut-il le rappeler, moitié moins cher qu’un iPhone 5 de même capacité tout en proposant un écran de 4,7 pouces.
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Nexus 4 le meilleur téléphone mobile du marché au pied de mon sapin.
Est-ce pour autant que je suis disposé à renoncer à mon achat ? Sûrement pas. Je pense que Nexus 4 est aujourd’hui le meilleur téléphone du marché, c’est lui que je veux au pied de mon sapin et pas un autre. J’imagine mal Google et LG passer à côté de la manne de Noël. À l’heure où j’écris ces lignes, j’ose espérer que LG constitue un stock suffisant de Nexus 4 et qu’on devrait pouvoir le commander dans la première quinzaine de décembre, pour une livraison avant Noël. Sinon, ma foi, on s’en passera et on attendra, comme Google, le bon vouloir de LG. De cet énorme ratage, je pense que Google saura tirer des leçons, notamment dans la nécessité de contrôler aussi directement le flux de production de ses téléphones et accessoirement de mieux communiquer auprès de sa clientèle. Il n’aura échappé à personne que Google a racheté Motorola Mobility, dans le courant de l’année 2011, mettant aussi la main sur un nombre substantiel de brevets (on évoque le chiffre astronomique de plus de vingt mille brevets). On imagine alors aisément qu’un futur Nexus 4 pourrait s’affranchir, enfin, à l’avenir de toute autre marque que le seul nom Google. Et franchement, on croise les doigts pour que Google n’ait plus à vivre et accessoirement à nous faire vivre un autre 13 novembre, qui restera pour longtemps dans les mémoires comme le black tuesday de l’année 2012.

Le point sur les rumeurs Iphone 5. Sortie du nouvel iPhone en juin ou en octobre ?

iphone-5-new-iphone-macacoco-2012D’abord il y a eu une interview d’un employé de Foxconn, la société chinoise qui produit iPhone, affirmant que iPhone 5 – dont on dit qu’il pourrait être baptisé New iPhone à l’image du Nouvel iPad – sortirait en juin prochain, poursuivant ainsi une tradition de sortie au mois de juin. Sauf que iPhone 4s lui, il était sorti en octobre. D’ailleurs quelques jours après ce scoop, le directeur des ressources humaines de Foxconn a affirmé quant à lui que le nouvel iPhone 5 sortirait selon lui en octobre prochain.

Il semble que des retards de production soient à craindre et que cela explique un décalage de disponibilité. Les rumeurs les plus folles circulent comme toujours à propos des fonctionnalités de iPhone 5. On évoque un tout nouveau design, on dit qu’il embarquera une puce 4G réalisée par Qualcomm et que les difficultés de production de la puce en question expliquerait en grande partie les retards à l’allumage de iPhone 5. On fantasme aussi sur une technologie embarquée dérivée de Lytro qui fascinait beaucoup et à juste titre feu Steve Jobs. Un écran plus grand (4,6 pouces) et plus fin pour aller contrer Samsung sur son terrain, une nouvelle technologie tactile, et même une face arrière en Liquid metal, un alliage de zirconium et de céramique, une technologie dont Apple corp. a acquis les droits exclusifs pour le secteur de l’industrie électronique. On sait que Samsung devrait annoncer, début mai, son nouveau Galaxy SIII qui disposerait d’une coque en céramique, on imagine que Apple en garde sous le pied pour contrer efficacement le fabricant coréen.

Nouvel iPhone, iPhone 5. Je vous avoue qu’ici, on l’attend avec une certaine impatience, histoire de remplacer le iPhone 3G qui commence à se faire vieux, très vieux (le mien a 40 mois, excusez du peu) et rame, met du temps à s’activer, bref il devient de plus en plus difficilement utilisable. Et je ne vous parle même pas de certaines apps comme Facebook ou Echofon où là, c’est carrément invivable tellement c’est lent ! Et puis iPhone 4S ne m’avait pas franchement convaincu, j’espère bien qu’avec son prochain modèle d’iPhone, Apple va encore franchir une étape. Stay tuned.

Tests Freemobile : téléphonie, SMS, MMS, data. Un bilan globalement très positif.

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Je sais que vous allez me dire et j’aimerais tout de suite dégoupiller votre mauvaise humeur. C’est vrai que le lancement de Freemobile a été une aventure incroyable, d’ailleurs de vous à moi ça restera dans toutes les mémoires. Moi, je garderai l’image d’un Xavier Niel excité comme un gosse devant la boutique de jouets le jour de Noël. On sentait son enthousiasme à l’annonce pendant la conférence de presse, tant il était palpable. Quel bordel il nous a mis, le sale gosse, qui non content d’avoir chatouillé le monde de l’internet avec Free, a décidé de remettre le couvert avec la téléphonie et Freemobile. Au delà des ratés, du cafouillage (on va en reparler), il faut quand même regarder les choses en face. Xavier Niel nous fait le coup du revenez-y et botte le cul des trois frères, du triumvirat de la téléphonie française Orange, Bouygues, SFR qui ont tous suivi le rythme, proposant des forfaits plus ou moins Canada dry de Freemobile via leurs marques internet (Sosh pour Orange, B&You pour Bouygues, Red pour SFR), surtout pour limiter l’hémorragie grandissante de la perte de clients. À l’heure où j’écris ces lignes, on estime à près de 2 millions le nombre d’abonnés à FreemobileHolly shit ! Deux millions d’abonnés ! Et cette performance n’est pas sans poser d’innombrables problèmes.

Le tsunami Freemobile
Xavier Niel s’est expliqué devant les parlementaires français et que nous dit-il ? Il nous dit qu’il avait tablé sur, je cite “quelques dizaines de milliers d’abonnés les premiers jours” et là, évidemment, tout le monde se marre. J’ai du mal à croire, compte tenu de l’image que j’ai de Xavier Niel, un garçon bien sympathique et plutôt intelligent, qu’il ne se soit pas dit qu’avec des offres en tout illimité à 19,99€ (15,99€ pour les abonnés Freebox), voire avec une offre ultra low cost à 2€ (zéro euro pour les abonnés) il n’allait pas provoquer un tsunami de la téléphonie mobile. C’est ce qui s’est passé. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, il s’est produit une conjonction d’éléments qui, imbriqués les uns dans les autres, ont provoqué une inévitable saturation du système. Un vrai pataquès, entre les bugs du système (bugs à l’inscription, bugs dans les adresses contenant un ou plusieurs zéros, oublis et erreurs des utilisateurs, …) et la mauvaise volonté des autres opérateurs, traînant des godasses pour appliquer la portabilité, voire pour transmettre les codes de désimlockage, sans compter ce climat de guerre civile, largement entretenue par quelques fouteurs de merde et autres trolleurs patentés, bref. L’aventure Freemobile n’est pas un long fleuve tranquille. Au bout du chemin, le désarroi des utilisateurs. Entre ceux qui attendent leur portabilité (merci les 3 frères), ceux qui ont eu leur portabilité mais pas leur carte SIM (qui voyage en courrier simple), ceux qui n’ont eu ni l’un, ni l’autre et qui sont coincés à la maudite étape 1, ceux qui demandent la modification de leur abonnement, ceux qui ne comprennent pas (à juste titre) qu’en s’étant inscrit le 11 ils voient passer devant eux des gens inscrits le 12, … Je vais vous dire. Il ne fait pas bon être dans les pompes du community manager de @freemobile en ce moment. Le pauvre ! Il doit gérer les coups de gueule de près de vingt mille followers et de vous à moi, je ne l’envie pas.
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Offre téléphonie : Freemobile champion toutes catégories
De mon côté, inscrit le 12, j’ai reçu ma carte SIM et ma portabilité quatorze jours plus tard. J’ai activé ma carte SIM et dans la foulée je l’ai logée dans mon Iphone 3G. Paramétrage au nom de Free et en avant Guingamp ! Du côté du téléphone, réception maximum. Je me suis demandé si j’étais sur le réseau Freemobile ou bien en itinérance, en clair sur le réseau Orange. J’ai donc fait le field test qui permet de déterminer quel réseau est utilisé par mon iPhone. Il suffit de taper sur la console téléphone le code *3001#12345#* puis d’appuyer sur la touche téléphone. Ensuite direction le menu MM Info et l’onglet Serving PLMN. Le Mobile Network Code indique le réseau utilisé, dans mon cas 1. Je suis donc comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir. Je suis en itinérance, en clair sur le réseau Orange. Bon, finalement on s’en fout hein ? L’important c’est quand même ça : les appels illimités sur les mobiles en France (et aux USA, au Canada, Alaska et Hawa, les appels illimités vers les fixes en France et 40 destinations internationales, les SMS et MMS illimités. Et ça, franchement, ça marche bien. En revanche pour la 3G, le bilan me semblait, a priori, beaucoup plus mitigé.

3G, méfiez-vous des tests de bande passante !
Le premier truc auquel on pense, pour faire un test de débit, c’est d’installer sur son iPhone une app de test. Tout le monde s’est donc rué sur Speedtest et là, mama mia ! Les résultats en 3G se sont avérés nuls ! Un ping de 196ms, un download de 1,89 Mbps et un upload de 0,09 Mbps. C’était trop nul pour être crédible. J’ai donc réactivé Wifi et j’ai relancé le test toujours avec Speedtest. Ping 111ms, download 3,43 Mbps et upload de 0,71 Mbps. J’imagine que beaucoup d’utilisateurs font appel en ce moment à Speedtest, il n’est donc pas impossible que les serveurs utilisés soient sensiblement perturbés. J’ai donc remis ça, cette fois avec le test de DSLValley en passant par le navigateur Safari de mon iPhone et là les résultats sont notoirement différents ! En débit descendant et en 3G le test m’indique 6460 Kbits par seconde (soit 808 Ko seconde) et en débit montant 97 Kbits par seconde (soit 12 Ko seconde). Des débits plus que satisfaisants, surtout en download ! D’autant que le même test en Wifi, sur le même serveur, m’indique un débit descendant de 2492 Kbps (312 Ko/s) et un débit montant de 315 Kbps (39 Ko/s). En clair, je downloade 2,5 fois plus vite en 3G Free qu’en Wifi.

Conclusion. Freemobile c’est bon pour le moral.
On attendait beaucoup de Freemobile, j’ai même envie de dire qu’on en attendait trop. C’est tout juste si certains en arriveraient à reprocher à Xavier Niel de ne pas traverser la Seine à pieds secs… Faisons le point. Avec mon forfait Freemobile, je peux désormais téléphoner librement, autant que je le désire sans me prendre la tête des minutes qui passent, sur les téléphones fixes et les téléphones mobiles de tous les opérateurs en France. Je peux envoyer librement des SMS et des MMS. Perso j’en envoie très peu, mais j’imagine le bonheur pour les kids qui sont de gros consommateurs de ce genre de message. J’ai testé l’envoi de SMS, ça fonctionne parfaitement bien. J’ai accès aux datas en 3G avec un excellent débit avec un fair use de 3Go. Rappelons quand même, pour mémoire, qu’avec mon précédent abonnement j’avais un fair use de 500Mo et que la plupart des autres opérateurs accordaient 1Go, voire 2Go au maximum. Téléphonie, SMS, MMS, data. Avec un abonnement à 15,99€ par mois. Freemobile c’est bon pour le moral. Et ce n’est que le début (continuons le combat). J’attends avec beaucoup d’impatience que Xavier Niel nous annonce une offre data du même tonneau, histoire de pouvoir surfer librement, sans contraintes, sur internet en 3G avec mon Macbook Pro, voire avec un iPad 3… La révolution Freemobile ne fait que commencer. Nous allons vers les beaux jours.

Freemobile. La théorie du bordel ambiant.

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Il avait parlé de fusée et la veille, il avait dit que le missile était sur le pas de tir. Oui, je sais ce que vous allez me dire. Xavier Niel a utilisé le mot anglais “rocket” sur le launch pad et le mot peut avoir, comme c’est souvent le cas en anglais, plusieurs significations. Quand on sait ce qui s’est passé depuis l’annonce des offres Freemobile, on peut en être sûr. La fusée était bien un missile et les cibles clairement identifiées. Orange, SFR et Bouygues Telecom. C’est d’ailleurs ce dernier qui a eu les faveurs des attaques du boss. Bon, en même temps, compte tenu de l’accord d’itinérance passé avec Orange d’une part, pour combler tout ce qui est compris entre 27% et l’infini et les probables futurs accords avec SFR pour la sous-traitance de la 4G, Xavier Niel se devait de ménager la chèvre et le chou, mais ne comptez pas sur moi pour vous dire, qui, de Orange ou de SFR fait la chèvre, même si pour ma part j’ai ma petite idée. Xavier Niel est un type malin et intelligent. Il a bien mené sa barque et il faut bien l’avouer, avec le recul, sa conférence de presse était foutrement brillante. On l’a comparé à Steve Jobs, marchant de long en large, distillant des petits jokes avec un air entendu, balançant des piques, usant et abusant de comparatifs dévastateurs. Xavier Niel, c’est un pic, c’est un roc, c’est une péninsule, un Cyrano de Bergerac, et quand il parle des pauvres avec du trémolo dans la voix, il est le Robin des bois de la téléphonie moderne à qui on voudrait bien confier ses maigres économies pour aller sauver la veuve et l’orphelin. Chapeau l’artiste !

En octobre 2010, le 31 précisément, j’écrivais ici-même pourquoi je quittais Orange et je prédisais que les annonces Free feraient beaucoup de mal aux opérateurs en place, mais j’étais loin du compte. Freemobile a mis les pieds dans le plat de la téléphonie mobile avec une vraie volonté de secouer le plat de couscous boulettes. On avait tiré des plans sur la comète, à un moment mon pote Gilles de nainposteur.org évoquait cette idée folle que Free puisse offrir une carte SIM à tous les abonnés Freebox, avec un petit crédit de téléphone dessus, genre 5€, histoire de permettre à ces chers abonnés de “tester la qualité du service”. Et puis on s’était dit que non, c’était pas dans le domaine du possible. Alors quand on a entendu les offres, d’abord à 19,99€ pour du tout illimité, téléphonie, SMS et data fair use de 3Go, puis quand on a su que cette offre serait 4€ moins cher pour les abonnés, on a commencé à frissonner et on s’est tous dit “j’en veux !” Quant à l’offre de téléphonie à 2€ pour 60 minutes de téléphone et 60 SMS, c’était dantesque, une tarte dans la gueule des autres opérateurs, un pied de nez. Et la gratuité de cette offre à 0€ pour les abonnés, c’était simplement inimaginable. On venait de prendre le missile de Freemobile en pleine tronche et on le savait. Désormais, plus rien ne serait jamais comme avant sur le marché de la téléphonie mobile en France. Free venait de nous refaire le coup de sa Freebox à moins de 30€ qui avait eu pour conséquence directe la disparition de structures comme AOL. Mais aujourd’hui, qui se souvient encore d’AOL ?

Alors bien sûr, la question de la migration, avec de tels tarifs, ne se posait même pas. J’avais quitté, fin octobre 2010, Orange et son forfait à 50€ mensuel pour deux heures de communication, 30 SMS (ah ah) et du data avec un fair use de 1Go. Il m’était insupportable de continuer à donner du fric à cet opérateur dont je vous rappelle au passage qu’il est en France l’opérateur historique, excusez du peu. Je me suis passé d’internet sur mon iPhone pendant quasiment un an. Lorsque les offres de La Poste mobile sont arrivées, j’ai signé un abonnement sans engagement à 21€, qui me faisait déjà économiser 30€ par mois et globalement j’ai été satisfait de cet opérateur, même si la couverture SFR m’a réservé parfois quelques petites surprises, notamment lors de déplacements en région parisienne. J’ai signé avec La Poste mobile en attendant Freemobile, le deal était clair. Je n’ai pas quitté Orange pour signer chez SFR, comme me l’avait fait remarquer un abruti sur mon fil Twitter. D’ailleurs La Poste mobile n’est assui sûrement pas SFR que Freemobile n’est pas Orange, mais il est des concepts difficiles à comprendre, surtout quand on ne veut pas comprendre. Bref. Une offre à 15,99€ je signais. Signer ? D’accord mais où ? Le lancement de Freemobile a connu de singuliers ratés au décollage comme je l’écrivais ici-même. Finalement, le 12 janvier, après moultes tentatives, bugs hallucinants du site web (le bug de la clé RIB, entre nous, c’est énorme…) sur le site de Freemobile, j’ai réussi à souscrire un abonnement avec portabilité. Les jours ont passé. Sur la timeline de #freemobile grosse ambiance des grands jours, entre ceux qui n’ont aucune information, d’autres qui ont atteint la dead line de la portabilité mais pas reçu leur carte SIM parce qu’elle s’est perdue (la carte SIM voyage en courrier simple), que l’adresse était incorrecte, bref, les témoignages d’utilisateurs sont éloquents, c’est le bordel ambiant. Ajoutons à cela les campagnes sournoises de désinformation, d’abonnés Twitter qu’on suspecte plus ou moins de bosser pour les trois maisons d’en face, qui viennent quotidiennement distiller leur dose de vitriol sur la timeline et vous aurez capté l’ambiance. Je plains sincèrement le community manager de @Freemobile, confronté à près de 15000 abonnés dont le seul crédo est : “j’ai pas reçu ma carte, ma portabilité c’est demain, comment je fais ?” ou alors pire “j’ai pas reçu ma carte et ça fait 10 jours que je n’ai plus de téléphone” ou encore “pas de bol, j’ai un 0 dans mon adresse”. Bref, pour beaucoup le doux rêve Freemobile s’est rapidement transformé en cauchemar, un truc pas marrant, coincé dans l’étape 1, si vous voyez ce que je veux dire.

Quant à moi, les choses ses sont précipitées. Commande passée le 12 janvier, portabilité confirmée puis dans la foulée un courrier de Freemobile du 24 janvier avec ma carte SIM reçue hier, le 26. J’ai activé ma carte SIM via le site mobile.free.fr et j’attends la portabilité prévue pour cet après-midi 15 heures, donc, on y est presque. Quand je n’aurais plus de signal SFR, il sera temps d’insérer la carte SIM Freemobile et de tester ce que vaut ce nouveau réseau. Côté portable, mon iPhone 3G, trois ans et toutes ses dents, fera parfaitement l’affaire. Je n’ai pas voulu céder aux sirènes de iPhone 4S, préférant attendre iPhone 5 qui devrait débouler cette année, avec son lot de nouveautés à faire pleurer les actuels propriétaires de 4S… D’ailleurs, à propos de téléphone, le calcul est assez vite fait. Si je compare ce que je paye avec Freemobile, sans engagement, pour du tout illimité et du data fair use 3G avec mon ancien forfait Orange, l’économie réalisée chaque mois me permet largement de financer un iPhone neuf, libre de tout opérateur (désimlocké, donc). À raison de 34€ d’économie mensuelle et sachant qu’un iPhone 4S coûte 620€, il me suffit de 18 mois pour amortir mon iPhone tout neuf et désimlocké. Sans engagement et libre. D’ailleurs, finalement, chez Freemobile l’argument massue est bien là, il tient dans ces deux mots : sans engagement. C’est ce qui a fait le succès de La Poste mobile. Vous voulez voir ailleurs ? Allez-y.

Et la concurrence dans tout ça ?
La grande inconnue, désormais, va être de savoir ce que la concurrence va faire, comment elle va réagir. Bizarrement, la contre-attaque est d’abord venue des MVNO comme Virgin mobile qui a réagi au quart de tour en proposant des offres à moins de 20€ ressemblant à s’y méprendre à l’offre Freemobile. Idem pour les sous-marques et contre-marques des opérateurs. B&You la marque internet de Bouygues a réagi très rapidement, ainsi que Sosh, la marque d’Orange. SFR propose une série Red, sans engagement à des prix bien plus agressifs que par le passé. Agressif, le PDG de SFR l’est aussi, multipliant les attaques contre Xavier Niel à grands coups de communiqués de presse. Bon, après tout, c’est de bonne guerre. Pareil pour Bouygues Telecom qui aurait même dépêché des huissiers de justice en Bretagne pour vérifier que les antennes de Freemobile sont bien allumées. Le grand gagnant dans cette histoire, c’est le consommateur, pardi ! Un exemple ? Ma chère et tendre qui a un téléphone mobile, comme tout le monde. Jusqu’à ce jour, elle utilise Mobicarte et dépense chaque mois un crédit qu’elle ne dépense quasiment pas. Alors quand elle a entendu parler de l’offre Freemobile à 2€ pour 60 minutes de communication mensuelle et 60 SMS, elle m’a regardé, incrédule et m’a simplement dit : “je signe où ?”

Freemobile. Gros retards à l’allumage de la fusée…

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“Les sanglots longs des violons de l’automne bercent mon cœur d’une langueur monotone.” La phrase codée qui lançait en 1944 l’opération Overlord, le débarquement des forces alliées sur les plages de Normandie, a été réutilisée la veille du lancement de l’offre Freemobile par un Xavier Niel décidément très en verve par rapport à ce segment de marché qui lui fait tant envie depuis si longtemps. À la guerre comme à la guerre ! Sur la page mobile.free.fr on voit une fusée. Quleques jours avant le lancement de l’offre, Xavier Niel s’exprime sur son compte Twitter. La fusée est sur le pas de tir. Il aurait pu utiliser une symbolique plus pacifique, je ne sais pas moi, un lâcher de pigeon par exemple, mais non. Mardi 10 janvier 2012, conférence de presse comme le boss d’Iliad les affectionne. Ça ressemble un peu à une keynote d’Apple et ‘ailleurs on compare souvent Niel à Steve Jobs, d’ailleurs l’analogie ne s’arrête pas là. La filiation est palpable, jusque dans la récente communication sur la Freebox qui n’est pas sans rappeler le tempo de les premières pubs pour iMac.

Xavier Niel est à l’aise dans le rôle, il aime les formules choc et assène quelques évidences. “On vous presse comme des citrons.” Ça, effectivement c’est pas nouveau. Le trio Orange, SFR, Bouygues s’y entend pour faire passer la pilule sur le marché français. Il n’est pas inutile de rappeler que la justice française est passée et a déjà condamné les trois lascars pour entente sur les tarifs. Alors bien sûr, Free s’installe dans le rôle de trublion, un registre dans lequel Xavier Niel excelle. Facile en même temps, quand on fait un comparatif des offres, Free joue sur du velours.

Des offres cataclysmiques
Free n’y va pas par quatre chemins. Une offre tout illimité : téléphonie vers les fixes et les mobiles, appels internationaux vers 40 destinations, SMS et MMS illimités. Quant à Internet, précise Niel “c’est ce que vous voulez !” Comprendre un internet vraiment illimité, avec quand même un fair use pour limiter les ravagés qui confondent smartphone et ordinateur, mais un fair use à 3Go, de quoi voir venir donc. Rappelons que le réseau de Free est entièrement IP based, ceci explique cela. On ajoute les 4 millions de hotspots de Free, où chaque Freebox domestique est un relais potentiel de la pertinence de l’offre Freemobile. Chez Free, tout a un sens, tout est pensé, depuis l’initiation du projet. Réseau IP, réseau de freebox, accord d’itinérance avec Orange pour couvrir au delà des 30% natifs de Free et accord sur la 4G avec SFR. On remarquera que la cible des attaques de Xavier Niel, celui qui s’est fait rouler dans la farine et montrer du doigt comme le vilain empêcheur de téléphoner en rond c’est Martin Bouygues. Niel étant moins virulent vis à vis d’Orange ou de SFR qui sont, rappelons-le, de futurs partenaires indispensables au dévelopement de Freemobile. Quant à Bouygues c’est “couscous boulettes” pour reprendre une expression favorite de Niel. En bas de la facture une offre à 19,99€ pour tout le monde, réduite à 15,99€ pour les abonnés de Free. Dans la salle, on perçoit quelques hurlements hystériques de fans de Free, ce qui ne manque pas de faire sourire Niel, heureux comme un gosse à la récré qui vient de raconter une bonne grosse blague à ses copains. Et c’est pas fini.

Aujourd’hui, on a tous le droit de téléphoner
Petit renvoi d’ascenseur à François Fillon qui a bien soutenu le projet Freemobile, Xavier Niel annonce une offre pour les “plus démunis” d’entre nous. Les oreilles de Martin Hirsch doivent siffler quand Xavier Niel, des sanglots longs dans la voix sort les violons pour présenter son offre sociale et ça marche. Jugez plutôt, 60 minutes de téléphonie et 60 SMS, pas d’internet ou de téléphone, pour… 2€ ! Soit 5 fois moins cher que les offres d’en face. “Free c’est la liberté ! ” “Incroyable mais free !” Allez ! Y’a pas, Xavier tu nous a bien eu et comment ça c’est pas fini ? L’estocade finale, l’ultime pirouette magistrale, on en avait rêvé et Free semble décidé à le faire. Offrir un abonnement à chaque abonné Freebox qui en fera la demande. 0€ pour 60 minutes de téléphonie et 60 SMS. Moins cher, c’est pas possible. La téléphonie pour tous, gratuite. N’en jetez plus. Pour la langueur monotone, du côté de la concurrence, cette fois, pas de souci, on y est.

Freemobile, oui mais…
C’est connu. Une bonne nouvelle ne vient jamais seule. Le revers de la médaille c’est que, contrairement à ce qui a été annoncé pendant la conférence de presse, le site d’inscription, pris d’assaut par des hordes de clients est resté inaccessible pendant toute la journée de mardi, les premiers retours d’inscription s’annonçant sur Twitter ce mercredi matin. D’ailleurs, au moment où j’écris ces lignes, il est toujours impossible d’accéder au formulaire d’inscription. Quand on sait que l’offre est limitée à trois millions d’inscrits, on imagine la panique et le désarroi de certains utilisateurs. D’ailleurs on peut légitimement se demander ce qui se passera au delà des trois millions d’inscrits ? Une augmentation du tarif ? Un forfait racket super arnaque couscous boulettes ? Finalement, ici, on s’en fout un peu. D’ailleurs la prudence consistant à ne pas faire partie des first users reprend peu à peu le dessus. Quid du réseau ? Rappelons que la société Free n’assure elle-même que 30% de couverture nationale (le minimum étant de 27% imposé par l’Arcep) et que l’itinérance est assurée par Orange, ce qui d’ailleurs est plutôt une bonne nouvelle. En revanche, du côté des CGV (conditions générales de vente) comme le souligne avec une juste ironie un article du Nouvel Obs tout n’est pas si rose. Par exemple, si vous avez imaginé de souscrire 5 abonnements gratuits, un pour chaque membre de la famille, c’est râpé. La réduction “abonnés Freebox” n’est valable qu’une fois. Vous avez un Blackberry ? Mauvaise idée. Ça sera un euro de plus chaque mois. Vous achetez un téléphone chez Free ? L’envoi vous sera facturé 10€. À ce propos, Xavier Niel a évoqué un accord avec Apple pour commercialiser iPhone 4S en évoquant le somme de 1€. Coût total de l’opération 720€, soit 100€ de plus qu’en l’achetant sur Applestore, no comment. Méfiance aussi sur les appels et les datas émis depuis l’étranger par un abonné Freemobile, les surprises risquent d’être douloureuses. Idem sur l’acquisition d’un iPhone 4S 16Go sur 24 mois, propulsant le coût mensuel de Freemobile à près de 50€.

En conclusion
On en a rêvé et pour le moment en tout cas, Free ne l’a pas fait. Victime de son succès, c’était un peu prévisible. Ici, on est à la fois tenté de signer et quelque part une petite voix, entre expérience et raison, nous tempère, nous dit que finalement hein ? On est pas bien là, à la fraiche, décontractés du gland ? On a un iphone qui fonctionne pas trop mal, avec un forfait La Poste mobile qui tient la route à 20€ par mois. Comme on a ici deux réseaux Freebox, je pense qu’on va tenter le coup d’un abonnement à zéro euro pour l’une des deux, histoire de tester la validité de la couverture téléphonie. Pour le forfait à 19,99€ c’est évidemment un bon plan, surtout si vous avez déjà un téléphone. Dans le cas contraire, la facture s’alourdit de manière notable. Enfin ! S’il y en a un au moins, qui n’a pas trop d’états d’âme, c’est bien Xavier Niel. Heureux dans son costume de Steve Jobs (les mauvaises langues diront de Steve Balmer), en pourfendeur des méchants opérateurs qui nous piquent notre beau pognon et en défenseur des pauvres, notre Robin des Bois des temps modernes a vécu hier son moment de gloire. Et ça, c’est comme un forfait à zéro euro chez Freemobile. Ça n’a pas de prix.

Slide to unlock. Le brevet Apple validé aux USA.

slide-to-unlock-brevet-apple-macacocoLa nouvelle est tombée, discrètement, comme ça, entre deux. Mais ne vous y fiez pas, cette info, c’est d’la bombe bébé. Alors ? C’est quoi cette news ? Rien de moins que la validation d’un brevet déposé par Apple aux USA en 2005 (soit deux ans avant iPhone) sur un détail d’interface, le “slide to unlock”. Vous avez ? Le geste que vous faites tous les jours pour débloquer votre smartphone, glisser un curseur de gauche à droite pour déverrouiller votre téléphone. Eh bien cette technologie, cette invention, vous la devez à Apple, même si ça vous défrise, même si vous utilisez Windows mobile (ah ah) ou Androïd de Google. D’ailleurs, il est assez amusant de constater que le système Androïd attire à lui tout ce que la planète compte de radicalement opposé à Apple et à son aspect hype et branché, un espèce de contre courant à la branchitude ambiante, en quelque sorte, réunissant les Linuxiens de tout poil et les anti-Apple primaires de tout bord. Las ! Que vous le vouliez ou non, chaque fois que vous utilisez la fonctionnalité “slide to unlock” vous utilisez une technologie Apple.

Bon. Ce n’est pas la première fois que ça arrive. Par le passé, Apple avait consenti quelques largesses à Microsoft en échange du développement de Word et d’Excel pour Macintosh et on connaît la suite, hein ? L’interface graphique avait été honteusement pompée par Microsoft et avait singulièrement entravée le développement d’Apple, mais bon, c’est la vie. Et finalement Apple n’a jamais cessé d’inventer et les autres de suivre. Quand j’ai eu vent de cette info, ma première pensée a été pour Steve Jobs qui doit bien se marrer, quelque part là-haut, le cul posé sur son iCloud, lui qui déclarait dans sa biographie qui paraît aux USA en ce moment, qu’il était “prêt à dépenser les 40 milliards de dollars, jusqu’au dernier penny” pour s’opposer à Google Androïd que le patron de la firme à la pomme désignait comme des voleurs.

La reconnaissance de la validité du brevet risque d’avoir des conséquences inattendues pour un certain nombre d’acteurs du marché de la téléphonie mobile, tant au niveau software que hardware, au moins aux USA. Il faut simplement avoir des yeux pour constater que Samsung Galaxy S2, pour ne citer que celui-là, est un énorme plagiat de iPhone à tout point de vue. Des actions en justice sont en cours et ce téléphone mobile, déjà interdit de commercialisation dans certains pays d’Europe (aux Pays Bas par exemple) pourrait à terme se voir interdit de séjour dans tous les pays d’Europe. C’est d’ailleurs un paramètre qui m’avait fait reculer et fait conserver mon vieil iPhone 3G en attendant mieux, peut être un iPhone 5 en 2012, si je tiens jusque là. Apple ne réitèrera pas les erreurs du passé et compte bien défendre âprement ses brevets et ses inventions, ce qui, somme toute est tout à fait justifié.

Finalement, Apple aura toujours plusieurs coups d’avance et restera cette marque étincelante, brillante, singulièrement hype adorée par des fans parfois jusqu’à la déraison, honnie par quelques autres. C’est clair. Apple n’a pas fini d’inventer, de nous étonner, comme aux premiers jours. Comme un été de 1977, passé dans le garage des parents de l’étudiant Wozniak qui inventait l’ordinateur du futur avec son pote Steve Jobs, du côté de Cuppertino, dans un coin des États-Unis qui allait bientôt être plus connu sous le nom de Sillicon Valley.

Comparatif des meilleures offres de téléphonie mobile. Virgin mobile et La Poste mobile sur le podium !

la-poste-mobile-meilleur-rapport-qualite-prix-selon-macacocoCe matin j’ai changé d’abonnement mobile et j’ai choisi La Poste mobile. Franchement, de vous à moi, si on m’avait dit qu’un jour La Poste aurait un service téléphonie mobile je ne l’aurais pas cru. Et entre nous, si on m’avait dit que je signerais avec eux, je l’aurais encore moins cru ! Depuis le jour où j’ai décidé de claquer la porte d’Orange, je suis à la recherche d’un nouvel opérateur de téléphonie mobile. Chez nous, en France, on n’a pas vraiment le choix. Soit on signe avec Orange, soit on tente le coup avec Bouygues Telecom ou SFR. Trois opérateurs pour un seul marché (juteux), une entente quasi cordiale entre ces trois sociétés, non ce n’est pas moi qui le dit mais la Justice qui a condamné à plusieurs reprises le trio pour entente illicite sur les tarifs. Mais entre nous, on ne va pas s’épuiser sur le sujet. Et puis dans un an environ Free mobile va débouler et là, franchement, on va se marrer…

Sauf que voilà, j’ai quitté Orange un peu tôt. Free mobile c’est encore loin et moi j’ai besoin d’un opérateur qui m’apporte du web et une bonne 3G, là, tout de suite. Comme je n’avais pas vraiment envie de signer avec un des trois lascars, j’ai commencé à regarder parmi les MVNO (Mobile virtual network operator), les nouveaux opérateurs, ceux qui n’ont pas une licence mobile mais qui sous-traitent avec l’un des trois opérateurs principaux. Comme Virgin mobile par exemple.

L’offre Virgin mobile
Franchement, les offres Virgin mobile méritent qu’on s’y attarde. C’est aujourd’hui le meilleur choix pour celui qui souhaite un abonnement avec engagement et un mobile digne de ce nom. Eh oui ! Si vous voulez un smartphone qui ait de la gueule, j’entends par là un mobile avec le calibre d’un iPhone 4 ou d’un Galaxy S2 sous Android, et pas un truc vaguement dépassé dont plus personne ne veut, Virgin mobile c’est le très bon plan. Vous pouvez toucher un iPhone 4 ou un S2 pour une somme avoisinant les 150 à 200€ en signant un contrat d’engagement de deux ans. Pour un prix mensuel de 29,90€ vous avez un forfait 1 heure, 400 SMS, Internet 3G+ illimité avec fair use de 500Mo mensuel et un mobile de course. Et comme Virgin utilise le réseau SFR qui a un des meilleurs réseaux 3G+ du marché, pas de galères. Donc en résumé. Besoin d’un mobile, pas peur de s’engager sur 1 ou 2 ans, le meilleur choix c’est Virgin mobile.

cliquez ici pour découvrir les offres Virgin mobile

L’offre La Poste mobile
D’accord. Sauf que moi, j’ai pas envie de m’engager et pis c’est tout. Engagement je dis NIET ! En plus, j’ai déjà un mobile, un excellent iPhone 3G qui me va bien, pourquoi j’irai me ruiner à le changer, d’autant que Apple va nous pondre un iPhone 5 l’an prochain ? Je suis tombé sur les offres de notre vénérable La Poste et là, mes aïeux ! Ça décoiffe !

Tenez-vous bien ! Forfait 2 heures de téléphonie, SMS illimités, internet illimité, SANS engagement : 21€ par mois. Et là on se dit elle est où l’arnaque ? Eh ben justement, il n’y a pas d’arnaque. C’est La Poste hein ? Notre bonne vieille Poste nationale crée la surprise et nous propose la meilleure offre du marché ! Une offre sans engagement avec tout ce qu’il faut pour être heureux, le web illimité en 3G+ sur le réseau SFR, les SMS en illimité, deux heures de communication. Et au risque de me répéter : 21€. C’est 26€ de moins que ce que je payais chez Orange. No comment.

Pourquoi j’ai signé avec La Poste mobile.
J’ai gambergé un peu mais pas trop et j’ai signé. Le site de la Poste mobile est bien fait, bien pensé, facile d’accès (les mauvaises langues disent que c’est fait pour la clientèle de la Poste, comprendre les seniors). J’ai choisi mon forfait de 2 heures sans engagement avec SMS illimités et internet (précision il faut cliquer sur Version sans engagement à droite). La procédure est très claire, on peut bien entendu demander de conserver son numéro actuel, il suffit pour cela d’indiquer son numéro ROI qu’on obtient facilement avec tous les opérateurs par SMS et c’est gratuit. J’ai passé ma commande ce matin, le changement d’opérateur sera effectif le 16 juiillet, donc prévoyez un peu de délai (un peu moins de deux semaines).

Aujourd’hui il n’y a pas l’ombre d’un doute ! Pour 21€ sans engagement, 2 heures de téléphonie, les SMS illimités, l’internet illimité en 3G+ c’est la meilleure offre du marché ! Chapeau La Poste !

• cliquez ici pour visualiser les offres sans engagement de La Poste mobile

• ce comparatif a été réalisé en partenariat avec le Guide numérique.

Paroles de geek : mon iPhone ne me quitte jamais, même dans l’eau.

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Le vrai geek 100% accro ne se sépare JAMAIS de son smartphone, que ce soit un iPhone ou un smartphone sous Android. Oui, d’accord, mais quand le geek va se baigner dans le grand bleu il fait comment ? Il laisse son précieux sur la plage sans surveillance et ça c’est pas une bonne idée du tout !

Réjouissez-vous bande de geeks ! Krusell vient à votre secours et jamais en manque d’idées de génie vous propose cet étui de protection Sealbox étanche avec la petite dragonne pour l’avoir au poignet (ou autour du cou). Côté étanchéité, l’étui est conforme à la norme IPX7 (étanche à un mètre de profondeur pendant 30 minutes). Et bien sûr le téléphone conserve toutes ses fonctionnalités. À vous les photos sous-marines avec votre iPhone.

Compatible 3G, 3GS, 4. Prix public 44,90€

plus d’infos sur le site Coque discount

Samsung Galaxy S2 sous Android. Et si c’était lui, le iPhone killer ?

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C’est décidé. Dès qu’il est dispo (normalement à partir du 28 mai), je signe pour un Galaxy S2 de chez Samsung avec un abonnement chez Virgin mobile. D’abord pourquoi Virgin mobile ? Parce que c’est un opérateur tiers qui me semble sérieux, comme tout ce que le gars Richard Bronson entreprend. Virgin utilisant le réseau Orange c’est aussi une bonne assurance de couverture en matière de téléphonie et de 3G. En revanche, qu’on ne compte pas sur moi pour signer chez Orange, parce que ça, j’ai déjà donné. J’ai écrit ici et je persiste et signe, Orange, nevermore. C’est clair je ne filerai plus jamais un centime à cette société qui a le plus grand mépris pour ses clients. Quant à SFR ou Bouygues, ils avaient une belle carte à jouer. Ils ont préféré la politique de l’alignement sur les tarifs honteusement gonflés d’Orange qui engrange le pognon à grands coups d’abonnement aux prix atrocement élevés. En les quittant, je leur ai prédit une déconfiture, que dis-je ? Une déculottée de première classe lorsque Free mobile va arriver sur le marché, dans pile poil un an. Voilà ma stratégie dévoilée. Je signe un an chez Virgin, comme au poker. Pour voir. Je me donne un an pour tester Virgin mobile et surtout pour aller voir en face si l’herbe est aussi verte qu’on le prétend, du côté de Google Android. Dans un an, dès que Freemobile annonce la disponibilité de ses offres, je signe chez Free. Et si un iPhone 5 est dispo d’ici là, je signerai peut-être aussi pour un iPhone 5. Mais ça, c’est pas gagné. Surtout si tout ce que je pense d’Android s’avère exact…

Android. Voyage en terre inconnue.
Je vais passer sous Android.” Mon pote est estomaqué. Toi tu vas passer chez Android ? C’est une blague ? J’ai toujours pensé qu’on ne peut pas parler correctement d’un environnement qu’on ne connaît pas. Jusqu’à aujourd’hui ce que je connais de ce système, je l’ai lu à gauche et à droite. Certains échos sont arrivés jusqu’à mes oreilles et franchement, ça donne envie. Android, d’abord c’est Google. Le moteur de recherche, Google maps, Street view, Feedburner, Youtube, etc… Des outils que j’utilise au quotidien. Moi, j’ai besoin de quoi sur mon smartphone, finalement, à part de la téléphonie ? J’ai besoin d’une 3G qui tienne la route, de pouvoir relever mes emails dans Gmail, éventuellement d’ouvrir des pièces jointes, surfer un peu sur internet (même sur les sites qui utilisent le plugin Flash si vous voyez ce que je veux dire). À côté de ça, je veux aussi surfer sur mes réseaux sociaux (Facebook, Twitter, WhatsApp), utiliser un service de géolocalisation (Wikango), lire les news dans Google actus, passer un coup de bigo avec Skype et c’est à peu près tout. Et ça, tout ça, Android sait faire et pour certaines tâches il sait faire mieux que iPhone OS, quoiqu’on en dise. Et là vous me dites oui, mais y’a pas App Store. C’est vrai, mais compte tenu de ce que j’ai dit plus haut, je m’en fous d’AppStore dans le fond. Les outils dont j’ai vraiment besoin, ils sont disponibles sous Android. Non, la seule vraie problématique, ce que Android n’a pas, et n’aura jamais, c’est la merveilleuse et parfaite intégration dans MacOSX. Le fait de brancher un iPhone à son Mac et qu’il soit reconnu comme un membre de la famille. Ah ! L’intégration hardware software fait encore des ravages. C’est pour ça, pour ce point précis qu’un Mac sera toujours supérieur à un PC. Parce que le plus bel OS pour PC, même s’il s’appelle Windows 7 ne sera toujours qu’une surcouche logicielle d’un vieux DOS décati. Ça fait mal au bide, hein ? Ouais, j’en conviens. Mais c’est comme ça… Mais revenons à notre mouton Android qui a tout pour me plaire. Pour craquer complètement, il lui fallait un smartphone à sa hauteur. Et Samsung a annoncé Galaxy S2. Et là mes amis, à la lecture des specs, je suis resté bouche bée (de Rio). Et il y avait de quoi !

Galaxy S2. Quand Samsung fait valser iPhone.
Alors que Apple essaie crânement de créer l’événement en lançant un iPhone… blanc ! En face, la concurrence affute les crampons. Des infos ont commencé à fuiter sur le nouveau modèle de smartphone déjà présenté comme la bête ultime, le iPhone killer dernière génération. Et pour la première fois depuis que iPhone existe, il a en face de lui un véritable challenger, c’est le Samsung Galaxy S2. C’est la première fois qu’en mettant un smartphone à côté d’un iPhone 4 on se dit que là, Apple a vraiment du souci à se faire. Galaxy S2 est plus grand, est plus fin, est plus élégant que iPhone 4. Et quand on regarde de plus près la liste des specs, on réalise que, finalement, ce smartphone embarque des fonctionnalités dont on rêve, dont on a toujours rêvé et qu’Apple nous a toujours refusé. Au hasard, une batterie amovible ou l’extension de la mémoire par le simple ajout d’une carte mini SD. Ils sont malins chez Apple, hein ? On vous livre un iPhone avec une batterie propriétaire, quand la batterie est HS on fait quoi ? Ben, on change son iPhone tiens ! Mon iPhone fait 16Go mais j’ai besoin de plus de place, je fais quoi ? idem, tu changes ton iPhone. Et là, franchement, je veux bien paraphraser le Francis : est-ce que ce monde est sérieux ? Et c’est pas fini. Les specs sont sévèrement burnées, jugez plutôt.

Un écran tactile qui semble immense (4,3pouces résolution 480 x 800) technologie super amoled plus qui confère à l’image une qualité et un relief dignes de ce nom. Un processeur rapide double cœur cadencé à 1Ghz et 1Go de RAM. Une camera en frontal de 2mpx et un appareil photo de 8mpx dôté d’un flash LED. Pour la petite histoire, Galaxy S2 est capable d’enregistrer de la vidéo en full HD 1080p, on s’en fout un peu mais c’est assez spectaculaire non ? Une puce GPS et NFC, Wifi (B / G/ N) et bluetooth 3.0. En standard 16 ou 32Go selon le modèle avec un port micro SD supportant jusqu’à 32Go et ça c’est loin d’être anecdotique. En clair une carte microSD de 16Go ça vaut une vingtaine d’euro et une microSD de 32Go une cinquantaine d’euro. Virtuellement, votre smartphone Samsung ne sera jamais plein. On peut imaginer les possibilités offertes rien qu’avec cette extension de mémoire (vidéo, photos, musique, documents, …). Et puis, évidemment, Galaxy S2 embarque la panoplie de tout ce qui rend désormais un smartphone intelligent : accéléromètre, gyroscope, boussole, détecteur de lumière, détecteur de proximité… Et une batterie de 1650 mAh qui devrait permettre de voir venir. Pour la petite histoire Samsung, pas radin, offre un kit mains libres. Voilà pour le tour du futur propriétaire, et tout ça dans 116 grammes !

Du côté interface, Samsung propose TouchWiz, une surcouche logicielle qui vient au dessus de Google Android Gingerbread. Ici, les surcouches on n’aime pas ça, mais il semble que dans le cas présent on soit obligé de faire avec. Aucun doute possible, à première vue, là on n’est pas chez Apple ! Les icônes sont tristounettes, c’est pas possible, Samsung a engagé un designer soviétique tout droit sorti de quarante ans de goulag pour faire des icônes aussi basiques pour ne pas dire aussi moches, on se croirait revenu à Windows 3 ! Ouais, côté interface c’est vraiment spartiate, rien à voir avec le déluge d’icônes sexy made in iPhone, mais bon, on fera avec en attendant mieux. Côté apps, pas de AppStore mais un Samsung Store (ah ah ah on ne se moque pas) et bien sûr Android market, à voir ! Toutes les apps de base indispensables sont livrées en standard, on accède à Youtube sans restriction et Flash est, paraît-il optimisé. Allez ! Pour moi c’est clair. Je vais signer. Pour voir.

Mais attention ! C’est pas parce que je vais me donner un an pour tester Android que je vais jeter mon iPhone 3G à la poubelle (vous rigolez ou quoi ?). Le iPhone, même sans carte SIM active, demeure un excellent pérpiphérique, capable de se connecter à Wifi quand il est à proximité d’un réseau. Donc mon iPhone va rester actif pendant tout ce temps et je vais pouvoir continuer à tester les apps quand elles me semblent intéressantes. Et puis avoir les deux environnements c’est quand même le meilleur moyen de comparer. Et dans un an, on verra où en est Apple de son iPhone 5, on verra aussi les offres de Freemobile qui, j’en suis convaincu vont bouleverser la donne sur le marché de la téléphonie mobile, de la même façon que Free avait secoué le cocotier de l’ADSL en proposant des offres à moins de 30€. De toutes façons, je vous tiens au courant, hein ? À ce propos, je vous signale que vous pouvez vous abonner à Macacoco en utilisant le module de eNews (sur votre écran en haut à droite). Tapez votre adresse email, validez le code de contrôle. Vous recevez un email et vous validez en cliquant dans le lien. De cette façon, chaque fois que Macacoco est mis à jour vous êtes informé en temps réel. C’est un excellent service, entièrement gratuit, proposé par Feedburner qui est contrôlé par Google. Vous savez ? La boîte qui fait Android…

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