VMware Fusion. La curieuse histoire du PC qui était un Mac qui était un PC.

vmware-fusion-3-macacoco
Laissez-moi vous raconter une histoire de fous. Une histoire de fous, certes, mais une histoire vraie. Tellement vraie que cette histoire, je l’ai vécue et je la vis en ce moment. Tout commence par l’achat d’un netbook sur eBay, un Dell mini 9 équipé d’un MacOSX Leopard. Une chouette config, quasiment prête à l’emploi (il manquait deux ou trois drivers que j’ai installés) avec son proc Atom, une extension mémoire à 2Go de RAM et surtout un SSD de 32Go ultra rapido, complété par une carte SD de 32Go. Mazette, un petit Dell rikiki mais musclé : 64Go d’espace disque en ligne, le tout évoluant sous MacOSX Leopard, autant dire une horloge suisse. Bon, bien sûr, pas question de lancer Photoshop ou Aperture, non ! Le mini et son poids plume (1 Kg à la louche) est destiné à m’accompagner dans mes déplacements, pour surfer sur internet, relever mes emails sur Gmail, surveiller mes serveurs à distance, faire du FTP avec l’excellent Transmit. Le tout en Wifi quand il y en a ou en 3G, en utilisant la connexion de mon iPhone 3G (jailbreaké) via l’application PDAnet. Tout allait bien, donc, dans le meilleur des mondes et puis j’ai eu besoin d’utiliser un logiciel PC qui ne fonctionne qu’en environnement PC. C’est à ce moment là que j’ai imaginé ce scénario qui ne manque pas de piment. Émuler Windows sur un Mac qui tourne sur un PC.

VMware Fusion, le magnifique
Rien de tout cela n’aurait été possible sans VMware Fusion dont je n’hésite pas à dire qu’il est l’un des meilleurs logiciels que j’ai eu à tester sous Mac OSX, toutes catégories confondues. Voilà un soft qui permet de faire fonctionner sous Mac OSX et sur une machine à base de processeurs Intel un système d’exploitation étranger au cœur d’une machine virtuelle, non seulement Windows (98, me, XP) mais aussi Linux, Solaris, Chrome OS, … L’installation de Fusion est on ne peut plus simple puisqu’elle se limite quasiment à lancer l’installeur, choisir le disque de destination, entrer son numéro de série et c’est à peu près tout. On insert le CD original de son système d’exploitation (pour moi c’était Windows XP pro), notez d’ailleurs que vous pouvez aussi utiliser une image disque, et voilà l’install de Windows qui démarre, exactement comme si vous l’installiez sur un PC. D’ailleurs les Mac à base de processeurs Intel sont désormais parfaitement transparents. Ceux qui avaient fait la gueule (suivez mon regard) quand Apple a choisi Intel comprennent aujourd’hui tout le bénéfice que nous, Apple addicts, avions à tirer de ce choix. La preuve ? Windows s’installe désormais sans broncher, tout heureux qu’il est de trouver son ou ses processeurs de prédilection. Et tout le reste est à l’avenant. Mais revenons à notre Dell mini option Mac sous OSX. Voilà donc l’ancien PC dôté d’un système Mac qui héberge Fusion et Windows XP, et c’est comme un retour aux sources. L’installation de Win XP est un poil laborieuse (on ne se refait pas, hein Bill ?), d’autant qu’il faut subir les mises à jour en cascade de Windows et c’est un peu long. J’ai dû mettre quasiment une journée et demie pour finaliser l’install et la mise à jour.
reglages-wmware-fusion-macacoco
Et finalement, Dell mini évolue sous Windows !
Notez encore qu’un tableau de bord permet de paramétrer le fonctionnement système de Fusion de manière très pointue. On peut partager des dossiers de manière transparente avec le Mac qui est à l’étage en dessous, régler la taille de la RAM, la taille du disque dur alloué à Windows. J’avais accordé 5Go dans un premier jet et ça ne s’est pas avéré suffisant. Comme je n’ai pas pu (pas su) redimensionner la partition de manière dynamique dans Fusion, j’ai eu beau augmenter le curseur dans le tableau de bord rien n’y a fait. Il a fallu me résoudre à supprimer ma partition et à recommencer en allouant 7Go, le minimum avec SP3. En tout cas, une fois en place, c’est assez fascinant et c’est rien de le dire ! Windows XP tourne bien sur le Dell mini avec 1Go alloué à la mémoire Windows. Le concept lui-même est étonnant. Avec VMware Fusion, il est possible de faire des trucs radicalement inédits dans la vraie vie ! Par exemple de mettre Win XP en “pause”, c’est comme si le système d’exploitation se figeait à un instant T. Windows XP est en train de faire une mise à jour qui me semble interminable, je mets Fusion en pause, je quitte l’appli, j’éteins Dell mini et je vais me coucher. Le lendemain matin je rallume le mini, je relance Fusion et Windows XP reprend sa mise à jour comme si de rien n’était. Hallucinant ! Les volumes montés sur le Mac (disque dur, clé USB) peuvent être affectés à Win XP, dans ce cas elles disparaissent du bureau Mac (si vous avez choisi l’option PC isolé). Si vous quittez Fusion, les volumes affectés au PC redeviennent dispo sous Mac OSX. Étonnant, non ?

VMware Fusion est une killer app, sans l’ombre d’une hésitation.
J’ai installé mon logiciel PC et je l’utilise de manière tout à fait fluide et transparente. Désormais, mon Dell mini a une double fonction. C’est un PC qui est aussi un Mac sous OSX Leopard qui est aussi un PC sous Windows XP pro. Je suis donc capable d’utiliser des logiciels Mac ou PC en faisant tourner un simple logiciel d’émulation. Inutile de dire que je recommande hautement VMware Fusion : simplicité d’installation, d’utilisation, paramétrage transparent, fonctionnement fluide, ce logiciel est simplement génial. Gé-nial !

voir le site de VMware Fusion

Apple iPad : une bonne raison d’y croire.

ipad-apple-utile-macacoco
On a vécu un déchaînement médiatique sans précédent depuis l’annonce par Apple du lancement de sa tablette iPad. Incroyable. Comme si tout le monde médiatique s’était donné rendez-vous pour hurler ensemble à qui veut l’entendre que cette fois, Apple a mis à côté. Il suffit de surfer un peu sur les blogs, les forums et franchement, c’en est presque risible. Comme si, enfin ! Apple avait fait le pas de trop et que cette fois, ils ne vont pas y couper, à l’échec, droit dans le mur, non mais sans blague. C’est vrai, l’insolent succès rend amère tout ceux qui enterrent Apple depuis 1984. Mais Apple est un phénix. Tenez, regardez ce qui s’est passé à la fin des années 90, quand l’enfant prodigue est revenu à la maison pour proposer un Mac orienté internet. Sur ce coup-là Steve Jobs nous en a fait voir de toutes les couleurs et Apple s’est envolé. On connaît la suite, iPod et surtout iPhone.

Autrefois on disait qu’Apple inventait et que IBM vendait. Aujourd’hui ce sont les mêmes qui reprochent à Apple d’inventer et de vendre. A dire vrai, l’industrie ,n’aime pas les success story, c’est ainsi. Mais revenons à notre mouton noir, iPad, car c’est bien de ça qu’il s’agit. Voilà une tablette qui a tout du bel objet, fine, racée, absolument classieuse. Que lui reproche-t-on ? En gros qu’elle est basée sur iPhone OS, qu’elle n’est pas multi-tâches, qu’elle n’intègre pas Flash et n’embarque pas une webcam. Dont acte, voilà pour les fantasmes. Revenons maintenant à la réalité.

Je discutais avec un de mes bons amis qui a commandé un iPad. Cet ami est commercial, il bouge énormément, en France et un peu partout dans le monde. Et puis il a une passion, la photographie. En deux mots, il m’explique que dès qu’il a vu cette tablette, il a su que cet outil était fait pour lui. Voilà de quoi on parle, d’un outil, pas d’un fantasme. Un outil informatique ultra plat, fin, léger, totalement autonome. Rien à trimballer avec soi : pas de clavier, pas de batterie de secours (iPad est donné pour 10 heures d’utilisation) tout au plus un câble USB et encore… Juste une tablette à glisser dans la malette ou le cartable : 680 grammes de concentré de technologie pour moins d’1,4 cm d’épaisseur. Et avec ça, ajoute mon ami “pouvoir faire l’essentiel : surfer sur internet, recevoir et envoyer mes emails, gérer mes contacts et mes rendez-vous, avoir accès à un traitement de texte, un tableur. La cerise sur le gâteau c’est de pouvoir gérer mes photos, regarder un film ou écouter un peu de musique pendant les longs trajets en avion. En plus pour la photo, Apple prévoit un camera connector, je vais même pouvoir charger mes photos en jpeg de mon reflex numérique !” Et Flash ? Le multi-tâches ? La webcam ? “Fonder sa critique sur iPad avec des arguments comme ça, non seulement c’est petit mais c’est aussi mal connaître les besoins des utilisateurs ! En revanche la webcam aurait pu être un plus, ça viendra sans doute, soit dans un premier temps par un constructeur tiers, genre webcam sans fil via bluetooth ou dans une prochaine version. Pour ma part j’ai surtout hâte de tester Skype en Wifi, il ne faut pas oublier la présence d’une prise casque et d’un micro intégré sur iPad, ça va être très utile…

Ultra mobile, des applications essentielles, un spectre d’utilisateurs larges. Il y a un ou deux paramètres qu’on a tendance à occulter. D’abord, que tous les utilisateurs d’iPhone savent déjà utiliser iPad. Ensuite, il y a compatibilité ascendante de iPhone vers iPad, ce qui signifie que les apps qui fonctionnent sur iPhone fonctionnent aussi sur iPad. En fait, il ne s’agit pas de savoir pourquoi les utilisateurs ne vont pas acheter iPad ! Mais bel et bien de s’interroger sur ce qui va les motiver pour acheter cette tablette. Eh bien tout simplement parce que iPad va leur être radicalement utile dans leur vie, au quotidien. Voilà pourquoi j’y crois. Avant d’être un bel objet, hype, tendance, Apple iPad est d’abord un outil utile. Et c’est pour cela qu’on va le voir fleurir un peu partout. Dès le printemps prochain…

Apple keynote 2010, Steve Jobs présente iPad, le chaînon manquant.

steve-jobs-presente-ipad-janvier-2010-macacoco
Il s’appelle iPad et il a été présenté hier par Steve Jobs lors de la keynote Apple. D’abord, ça faisait vraiment plaisir de retrouver le boss d’Apple en forme, avec cette petite lueur dans les yeux, comme seul ce grand gamin qu’il est resté peut en avoir. Magical. C’est le mot employé par Steve Jobs et nous ne sommes pas loin, ici à Macacoco, de partager ce point de vue, même si nous pensons qu’il manque encore une ou deux petites choses à ce périphérique pour être complètement magical. Qu’importe, pour le moment nous allons goûter notre plaisir après avoir visionné la vidéo de la keynote. Say hello to iPad. Décryptage.

Premier constat, Apple est devenu, avec iPhone, iPod touch et Macbook le leader des périphériques mobiles. Devant Sony, Samsung et Nokia, excusez du peu. La tornade iPod a relégué le Walkman au rang d’antiquité, il en fut de même avec iPhone, le téléphone nouvelle génération. Apple l’a souvent dit et répété, la marque ne voulait pas d’un énième netbook cheap, mais d’un vrai périphérique mobile s’intercalant entre iPhone et Macbook. On avait donc beaucoup parlé d’un hypothétique netbook Apple jusqu’à ce que transpire l’arrivée d’une tablette. D’ailleurs le Wall Street journal écrivait avec beaucoup d’humour “la dernière fois qu’il y a eu autant d’excitation autour d’une tablette, il y avait certains commandements écrits dessus.

• Internet, emails, photos, vidéos, musique, jeux, livres électroniques.
Voici iPad, un nom court et porteur d’envies, comme seule la firme de Cuppertino sait en créer. Alors, comment se présente iPad ? En gros, c’est un grand iPhone très fin, léger, qui fonctionne avec un OS développé pour iPhone dôté d’un écran de 9,7 pouces. Le genre de truc, tu le vois et tu sais immédiatement que tu en veux un ! Et là vous nous dites, ça sert à quoi ? Ce iPad est à mi-chemin entre un iPhone et un Mac portable. Il se connecte en Wifi et en 3G (en option, on y reviendra), on peut donc surfer sur le web, relever ses emails, regarder ses photos, des vidéos, écouter de la musique, jouer à des jeux, lire des livres électroniques. Comme sur iPhone ? Exact, comme sur iPhone mais avec un confort visuel inégalé puisque l’écran rappelons-le fait 10 pouces ! Évacuons d’un revers de main les sujets qui fâchent. Non, il n’y a pas de caméra embarquée. Exit le doux rêve de la vidéo conférence, dommage, mais ça c’est typiquement Apple. On verra sûrement un jour une webcam embarquée sur iPad. Ou un appareil photo. Voire les deux. Ensuite, au cours de sa démo, Steve Jobs se ballade sur une page du New York Times, on voit nettement un immonde cube bleu qui signale l’absence du plug in flash. On peut donc en déduire que Adobe et Apple ne se sont toujours pas mis d’accord sur le sujet qui flashe, euh… pardon qui fâche. “Tout le web dans le creux de votre main !” Steve a toujours le sens de la formule.

• Énorme autonomie de 10 heures, un must have pour les photographes et les vidéastes
On a du mal à réaliser quand Jobs annonce l’autonomie de iPad, avec 10 heures et un mois en stand by ! Quasiment un Paris-Tokyo à regarder des films sans interruption, c’est assez phénoménal. D’autant que la qualité d’image est simplement bluffante. Autant pour regarder des vidéos sur Youtube ou des films que pour visualiser des photos et là, je sens que les photographes et les vidéastes vont adorer cet objet. Tous les photographes, d’abord. Avec une capacité de 64Go, ce iPad devient un précieux outil de présentation de photo, d’autant que l’écran a une nette tendance à sublimer l’image, avec cette capacité à passer du mode portrait au mode paysage simplement d’un geste de la main en faisant pivoter iPad. Tous les vidéastes avec cette capacité à montrer une vidéo dans les meilleures conditions sur un périphérique mobile très facile à transporter.

• Bienvenue dans l’enfer des jeux !
Et puis bien sûr, il y a les gamers et là, les amateurs du genre vont être servis. Copieusement. Les démos qui ont été faites pendant la keynote, avec notamment deux jeux, un shoot them up de Gameloft et Need for speed de Electronic Arts, montrent non seulement la capacité d’iPad à sublimer les jeux, tant au niveau graphique que dans l’utilisation de l’écran tactile, de l’accéléromètre, mais aussi la capacité des développeurs à créer des jeux et à porter leur code de iPhone à iPad. Il faut savoir que Gameloft et EA ont été contactés par Apple moins de trois semaines avant la présentation à la keynote. “Regardez ce qu’ils ont fait en deux semaines à peine, alors imaginez ce qu’ils vont faire d’ici quelques mois” ajoute un Steve Jobs très remonté ! C’est clair, iPad va être un périphérique de jeux vidéos absolument unique et le développement d’Apple dans le monde du jeu ne fait que commencer.

• Et puis vient iBooks.
Steve Jobs montre Kindle et là, je repense à Loïc Le Meur qui s’extasiait il y a quelques mois sur son Kindle. Ma première réaction avait été de me dire, mais pourquoi ont-ils mis un clavier qui bouffe la moitié de la surface ? Allez ! Apple iPad renvoit Kindle aux oubliettes voire aux magasins d’antique computers. Apple intègre le livre électronique comme ils savent si bien le faire, avec cette possibilité très sexy de tourner les pages avec le doigt (mais ici pas besoin de mouiller son doigt), ou en tapotant à gauche ou à droite de l’écran. On peut changer la police et sa taille et tout cela de manière intuitive. On peut acheter des livres sur iBooks store et les livres viennent se ranger sur une charmante bibliothèque en bois. C’est clair, Apple sait faire. Inutile de dire que des accords sont déjà signés avec les cinq ou six maisons d’édition les plus prestigieuses de la planète, dont le groupe Hachette. Et comme on est en 2010 les livres peuvent intégrer des contenus interactifs, photos et vidéos.

• Une nouvelle version de iWorks et des accessoires déjà indispensables
Pour l’occasion, Apple va proposer une version iPad de iWork, avec ses trois logiciels vedettes, Keynote, Pages et Numbers, vendus chacun au prix quasi symbolique de 9,99$. A ce propos, on peut se demander combien coûteront les logiciels diffusés sur iPad, probablement un poil plus cher que ce qui est déjà disponible pour iPhone. Au rayon des accessoires, Apple propose un dock optionnel, un housse de rangement assez touchy et surtout un dock intégrant un clavier, pour transformer le iPad en ordinateur de bureau. Voilà un petit détail qui va en intéresser plus d’un ! Et encore, j’imagine que les fabricants et distributeurs, je pense à des gens comme Macway, vont s’en donner à coeur joie et proposer de très nombreux périphériques tous plus enviables les uns que les autres.

• Une politique de prix agressive, le 3G en option et la conscience verte qui va avec
Apple tire les leçons du passé. Un iPad pour tout le monde, ou presque, avec un modèle 16Go à moins de 500$, un modèle à 32Go à 599$ et un modèle à 64Go à 699$. Ça c’est pour le modèle qui surfe en Wifi. L’autre modèle peut aussi se connecter en 3G en embarquant une nouvelle carte GSM micro sims, l’occasion de tirer le prix vers le haut pour Apple (16Go à 629$, 32Go à 729$, 64Go à 829$). Il reste à voir à quelle sauce Orange va consommer ses clients en France. De l’autre côté de l’atlantique, AT&T annonce un abonnement DATA à 14,99$ par mois jusqu’à 250M et à 29,99$ en illimité. Aux USA l’abonnement va être activable directement à partir de iPad, sans contrat, sans durée d’engagement, annulable à la demande. On espère qu’il en sera autant avec les partenaires français mais là, franchement, c’est pas gagné. Normalement iPad sera disponible dans le monde entier d’ici 60 jours. On peut donc commencer à faire des économies.

• iPad c’est le chaînon manquant.
Alors ? Que faut-il penser d’iPad ? On l’a tellement attendu qu’aujourd’hui qu’il est là on en serait presque déçu qu’il soit comme on l’avait imaginé. Aussi beau, aussi désirable. Si on veut vraiment voire la bouteille à moitié vide, on peut regretter l’absence de webcam, mais je veux bien parier qu’on verra débouler cette fonctionnalité sur iPad aussi sûrement qu’on a vu la 3G débarquer sur la seconde version d’iPhone. Magical. Je suis comme Steve Jobs, j’ai le même regard d’enfant que lui sur cet objet magnifique, entre iPhone et Macbook qui va aussi être un formidable outil de productivité, de communication. Tout le temps, partout. La question qu’on doit se poser n’est pas “est-ce que j’en veux un ?” mais plutôt “est-ce que ça va m’être utile ?” A ce sujet, et en guise de conclusion, je voudrais citer Phil Shiller qui est Vice Président worldwide Product marketing chez Apple : “iPad va changer la façon dont nous faisons les choses, chaque jour.

Say hello to iPad. Il n’est pas encore là mais il est déjà indispensable. C’est de la magie ? Non, c’est Apple.

TabletMac, iSlate, iGuide : la rumeur aime la nouvelle tablette Apple !

tablette-mac-tabletmac-apple-islate-macacoco
Macacoco vous souhaite une belle année 2010 ! Et comment mieux commencer cette nouvelle année qu’avec cette rumeur qui (re)fait surface autour d’une tablette tactile signée Apple. Surtout depuis qu’un ex responsable de Google Chine ait balancé de l’info sur son blog. Cette fois, ça a l’air sérieux, d’autant qu’on sait que le gars est proche de Foxconn qui bosse avec Apple en Chine et qui serait déjà en cours de production de ladite tablette. En tout cas, ce qui filtre donne déjà furieusement envie. Donc TabletMac (le nom a été récupéré par Apple discrètement en 2008 auprès de la société Axiotron qui l’utilisait pour des tablettes pour MacBook) serait un genre de gros iPhone dôté d’un écran 10 pouces, une taille qui lui permettrait une vraie évolution sur internet, avec, cerise sur le gâteau, une micro webcam (c’est presque une évidence) pour permettre le vidéo chat mobile, via une version iChat mobile. Une des grandes inconnues est de savoir si le périphérique en question va évoluer sous iPhone OS ou sous Mac OSX. La seconde solution serait à nos yeux de loin la meilleure, tant l’utilisation de Mac OSX permettrait de voir loin. Très loin.

TabletMac, le Kindle killer ?
Une des fonctionnalités avancée par la rumeur serait la capacité de lire des livres électroniques (e-books) comme le Kindle. On a dit ici et répété que le modèle Kindle ne nous semble pas un modèle d’avenir, avec son gros clavier merdique qui bouffe inutilement de la place, place qui aurait pu être mis à profit pour faire un écran plus grand et donc par voie de conséquence plus lisible, ce qui est la moindre des qualités pour un livre électronique. Si Apple a l’excellente idée d’intégrer une fonction e-book dans sa nouvelle tablette, alors on veut bien parier un macaron fourré noix de coco que la firme à la pomme va tout balayer sur son passage, y compris les véleïtés de grandeur du pathétique Kindle ! Ici, Apple ne va (évidemment) pas s’embarasser d’un clavier physique, lui préférant le clavier virtuel façon iPhone, ce qui va permettre d’utiliser la totalité de l’écran et là franchement ! On a hâte d’y être !

Internet et plus ?
Evidemment, quand on fait le rapprochement avec iPhone, on imagine mal la tablette s’encombrer d’un disque dur. TabletMac, qui sera sûrement d’une finesse à faire pâlir tous les netbooks PC, va sans doute disposer d’un minimum de ports externes, pour privilégier des technologies de stockage sur cartes flash ou disques SSD, pour privilégier un démarrage ultra rapide, voire des solutions de stockage online, via Mac.com. On peut parier qu’on va, à l’avenir, externaliser les sauvegardes de plus en plus, accentuant la notion de sécurité. Imaginez que vous disposiez d’un espace disque de 1 tera accessible en ligne, totalement sécurisé, à l’abri dans une salle blanche, vous pourriez y sauvegarder vos précieuses données sans craindre qu’elles s’envolent à la suite d’un incident (femme de ménage, inondation, incendie, guerre thermo-nucléaire globale, …). Mieux vous pourrez y accéder de n’importe où à partir d’une connexion internet, ce qui nous ramène à TabletMac… Et à l’éventuelle connexion avec iPhone, évidemment ! Car TabletMac doit pouvoir utiliser les ressources de iPhone et réciproquement, comme par exemple pouvoir utiliser la 3G de iPhone pour évoluer sur internet, comme on le fait déjà entre un iPhone 3G équipé de PdaNet et un Mac.

Plus d’infos le 26 janvier ?
On en saura certainement plus le 26 janvier prochain puisqu’une conférence de presse est prévue à cette date. En revanche, rien ne filtre pour le moment sur le prix d’introduction qui serait cependant inférieur à 1000$, un prix qui semble somme toute raisonnable pour un périphérique portable permettant d’accéder à ses données et de communiquer. D’ailleurs cette tablette sera sans aucun doute un outil permettant d’abord de communiquer. On se voit mal tapant du texte au kilomètre sur un clavier virtuel ou retoucher ses photos dans Photoshop ou dans Lightroom via une tablette tactile. En revanche, pour tout le reste, communiquer, dialoguer, surfer sur le net, écrire sur son blog ;) de n’importe quel point de la planète en wifi (ou en 3G ?) avec un périphérique confortable, alors ça oui. Ça donne furieusement envie !

Hackintosh : installer Mac OSX 10.5 Leopard sur un netbook mini PC

leopard-sur-dell-mini-9-macacoco
Il y a bien des années (je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître), alors que je traînais déjà mes godasses à Applexpo depuis un bail et que j’usais mes fonds de culotte à développer sous Omnis 3 (les puristes de Blyth software apprécieront), j’avais croisé deux gamins qui à l’époque avaient à peine quinze ans. Ces deux mômes nous avaient expliqué que leur passe-temps favori c’était de casser du code, pour le fun. C’était pas fréquent et je crois que ces deux mômes furent les premiers hackers Mac que j’ai rencontré. A cette époque bénie, donc, où les machines Apple tournaient sur des processeurs Motorolla, la grande question maintes fois répétée à propos d’Apple était : “est-ce que c’est compatible ?” Comprendre compatible avec le PC, une remarque déjà amusante à l’époque, tant le PC n’était déjà pas vraiment compatible avec lui-même ! Avec le temps sont apparues des solutions logicielles qui permettaient à un Mac de faire tourner Windows avec plus ou moins de bonheur.

Et puis les années ont passées. Apple a progressivement changé de fusil d’épaule, abandonnant Motorolla pour le PowerPC d’IBM, ce qui laissa un goût des plus étranges à certains Mac maniacs de la première heure, ceux-là mêmes pour qui IBM était la bête à abattre, ceux pour qui les initiales IBM signifiaient “I Buy Macintosh“. Tiens à ce propos, il me revient en mémoire une devinette qui avait cours dans les milieux Mac au début de années 90 après que furent révélées les erreurs de calculs de certains processeurs Intel. “Combien faut-il d’ingénieurs pour changer une ampoule chez Intel ? Trois. Un pour changer l’ampoule, l’autre pour tenir l’échelle.” On se marrait bien, à l’époque. On s’est moins marré quand Apple a annoncé Intel inside Mac, mais c’était sans nul doute le prix à payer pour se développer et rester compétitif. Aujourd’hui tout le monde veut un Mac, ou un iPod, ou un iPhone. Et parfois les trois.

Mac : intel inside.
Donc Mac tourne désormais sur des processeurs Intel. De là à imaginer faire tourner un OSX sur un PC, il n’y avait qu’un pas. Mais, de vous à moi, quel intérêt de faire tourner Mac OSX sur un PC, quand on imagine que ça va être un grosse source d’emmerdements, alors qu’aujourd’hui pour 1000€ HT à la louche vous pouvez vous offrir un iMac 24 pouces qui tourne comme une horloge suisse ? Aucun. Aucun sur une machine de bureau. Mais sur une machine qui n’existe PAS dans la gamme Apple, c’est une autre histoire. Et Apple ne produit pas de netbook, ces adorables PC ultra portables et ultra mobiles qui se vendent à vil prix et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle Apple ne s’engage pas sur ce marché, parce qu’il n’y a pas de valeur ajoutée. En clair pour Apple, vendre des Mac portables ultra équivaut à se tirer une balle dans la pomme. Le jour où Apple sortira un netbook, ce sera un objet jamais vu, pilotable au doigt et qui coûtera le prix d’un Macbook. Mais revenons aux netbooks PC ultra portables ! Qu’est-ce qui s’opposerait à ce qu’on installe Mac OSX sur une machine Intel qui fait déjà tourner Linux ou Win XP ?

Installer Mac OSX sur un netbook, oui mais…
D’abord, c’est interdit par le CLUF d’Apple, le Contrat de Licence Utilisateur Final. Ensuite, il faudrait que le software d’Apple intégre les paramètres du hardware utilisé par le netbook en question, mais ça c’est qu’une question de drivers, de pilotes pour gérer la carte réseau, la carte wifi, la carte graphique, la webcam, etc… Rien d’insurmontable, donc. Résumons. Une licence retail de Leopard (Mac OSX 10.5), un netbook lambda, un peu de patience et au final un netbook de taille ultra réduite (9 à 10 pouces) capable d’exécuter Mac OSX, c’était très tentant. Ainsi est né le hackintosh. La première machine à s’être révélée particulièrement adaptée au hackintosh fut le netbook MSI Wind, dont l’allure et la coque blanche ne sont d’ailleurs pas sans rappeler le Macbook. Autour de ce netbook au prix très abordable (moins de 300€), s’est constitué un groupe de passionnés. Mieux encore, pour faciliter l’intégration de Léopard (Mac OSX 10.5) sur MSI, une image iso circule sur internet. Cette image intégre OSX et les drivers qui vont bien pour MSI Wind. L’autre machine qui s’est révélée étonamment “compatible” avec Mac OSX c’est le Dell Mini 9, dont le prix public est également inférieur à 300€. Et puis la liste des netbooks compatibles s’est encore allongée avec le temps…

Netbook sous OSX un ersatz de Macbook ?
Soyons clair. Un netbook PC qui exécute Mac OSX ça n’est pas un Mac. Le processeur Atom qui équipe ce genre de machines est cadencé à 1,6Ghz et le plus souvent la machine ne dispose guère de mémoire. Dell mini 9 c’est 1Go de mémoire en standard, même si un module optionnel permet de monter la mémoire à 2Go, ce qui n’est plus le cas avec le nouveau modèle (Dell mini 10). En revanche, l’utilisation d’un disque SSD de 16Go (ou plus) peut permettre d’optimiser le fonctionnement, le lancement de l’OS et des applications étant alors nettement plus rapide qu’avec un disque dur. Exit les logiciels nécessitant de gros traitements (par ex. Adobe Photoshop). En revanche, pour surfer sur Internet, relever ses emails, soit en utilisant Wifi soit via la 3G de son iPhone, un netbook PC évoluant sous Mac OSX peut être bigrement séduisant. Non seulement pour l’utilisateur final, mais aussi pour le constructeur. D’ailleurs il se murmure que la firme MSI ne voit pas cette opportunité d’un mauvais oeil, mieux encore des sources bien informées ont prétendu que Dell était à l’origine de “type11 bootloader” un utilitaire permettant de booter sur un CD et lancer l’install de Leopard à partir d’une version retail du commerce. En tout cas ce fichier existe et se trouve très facilement sur le net. Notez que plusieurs procédures existent pour installer Mac OSX sur un netbook, dans tous les cas il faut insister sur la parfaite illégalité de la manip ! L’achat d’une licence Leopard version retail (comptez environ 120€) ne vous met pas à l’abri de la l’invalidité du CLUF mais appaisera votre conscience.

On va goûter ?
Et là, comme l’agent Bullit dans “Mais qui a tué Pamela Rose” vous me dites : “on va goûter ?” Ici à Macacoco, on ne se contente pas de parler, on teste aussi. Donc, notre prochain banc d’essai sera consacré au fonctionnement de Mac OSX 10.5 sur un netbook Dell mini 9 et c’est promis ! On va essayer un max de softs, tester l’évolution sur internet en wifi et via iPhone en 3G et comme d’hab’ on vous dira TOUT. Stay tuned !

Qui a (vraiment) envie d’un iPhone 3GS ?

boussole-iphone-3gsOn ne s’en lasse pas. Ça dure depuis qu’on connaît Apple et franchement, à chaque fois c’est un plaisir renouvelé. Je me souviens de la campagne de lancement du Quadra 950, il y a… un bail, de mémoire le slogan anglais était “the most powerfull Macintosh ever !” Voilà, ça c’est de la formule choc ou je ne m’y connais pas, un truc qui vous donne envie même si franchement vous n’en n’avez pas vraiment besoin. Pour le nouvel iPhone, c’est pareil. Combien de geeks, d’accros définitifs à la pomme vont céder leur actuel iPhone pour avoir un iPhone 3GS, “le nouvel iPhone plus rapide et plus puissant que jamais” ? Alors allons-y, faisons le tour du propriétaire…

En gros, si l’on regarde bien l’accroche d’Apple, il sait faire quoi le 3GS que mon iPhone 3G il sait pas faire, hein ? D’abord, il enregistre de la vidéo et il l’édite. Bon, c’est vrai que jusqu’à maintenant je savais enregistrer de la vidéo sur mon iPhone 3G avec Cycorder (version Cydia) mais de là à éditer et à faire du montage vidéo sur mon téléphone mobile je dois avouer que je n’y aurais pas pensé ! Ensuite ? La commande vocale pour lancer un appel ou une chanson. Oublions la seconde option pour se focaliser sur le fait de pouvoir lancer un appel en donnant son nom, simplement. Si je peux appeler ma femme simplement en disant à mon iPhone “appeler ma femme” ça peut être sympa, mais je doute que ça soit aussi simple que ça ! Enfin, troisième argument qui avait été relayé par les rumeurs (et honnêtement pour ma part je croyais que c’était une blague) iPhone 3GS embarque désormais… une boussole. Bon, c’est vrai que dans la jungle urbaine, c’est quand même vachement pratique, la boussole…

Apple nous dit qu’il est deux fois plus rapide, ça sera pas du luxe, même si iPhone est d’abord un téléphone avant d’être un PDA. Désormais il embarque 32Go, reléguant nos 16Go comme des entrées de gamme. L’appareil photo affiche 3 mégapixels et dispose d’un autofocus. Voilà. Sinon iPhone 3GS propose les fonctionnalités du firmware 3 : le copier -coller (on ne rit pas), le clavier en mode paysage, les messages texte, images, vidéos, des trucs aussi insensés que de pouvoir envoyer le même message à plusieurs destinataires ou faire un suivre un message, un spotlight (la recherche en intégral), un dictaphone et puis voilà. Au fond, la vraie bonne nouvelle, c’est la fonction modem. Ce que Netshare ou PDAnet proposaient est désormais intégré en standard. Un iPhone 3G, un Mac ou un PC portable et je profite de la bande passante de ma connexion 3G pour surfer de n’importe où, librement. J’en connais chez Orange qui vont faire la gueule mais comme c’est intégré en standard par Apple, ni Orange ni aucun autre opérateur ne va la ramener.

Le firmware 3.0 est annoncé comme disponible pour le 17 juin. Inutile de dire qu’ici, on ne l’installera pas. On attendra début septembre que plusieurs releases soient passées et que les bugs les plus trappus aient été corrigés. Et puis, accessoirement, on attendra aussi que le jailbreak du firmware v3 soit pleinement opérationnel !

DSLR remote : piloter un boîtier Canon EOS avec son iPhone.

piloter-un-eos-avec-iphone
Les gens de On one software ne sont ni des débutants, ni des rigolos. Si vous êtes à la croisée des chemins entre informatique et traitement numérique, vous avez un jour ou l’autre croisé l’un de leurs produits. Pour ma part, j’ai eu l’occasion de travailler sur des projets numériques avec Genuine fractals, un plug in de Photoshop assez ahurissant qui permet de ré-échantilloner une image basse définition en haute déf sans (trop de) perte liée au redimensionnement. Donc quand j’ai vu passer l’info sur DSLR remote, un logiciel permettant de piloter un boîtier Canon EOS à partir d’un iPhone, j’ai tendu l’oreille (et pas que), étant moi-même propriétaire d’un EOS et d’un iPhone.

L’idée est donc de pouvoir piloter un EOS à partir de son iPhone. Piloter ? Oui, piloter, ça va du réglage de la balance des blancs au déclenchement du shoot en passant par la vitesse et l’ouverture. Les applications d’une telle appli sont innombrables. Comment ça marche ? En fait c’est assez simple. Il faut un boîtier EOS* connecté en USB (ou Firewire) à un ordinateur portable PC ou Mac qui communique en Wifi avec iPhone. Sur le portable tourne un logiciel serveur piloté par le iPhone et qui envoit ses instructions à EOS. Si votre boîtier supporte LiveView* vous pouvez visualiser l’image en temps réel et j’ai envie de dire que c’est presque une obligation (sinon vous shootez en aveugle).

L’intérêt d’un telle appli tient dans la liberté de mouvement qu’on peut avoir avec un iPhone dans le creux de la main. Cependant cette technique nécessite une mise en oeuvre importante, l’EOS étant posé à un endroit pré-défini, dans une posture fixe ou sur un pied, lié à un portable ou un netbook. Si le boîtier est lui même Wifi, on doit pouvoir se passer du câble USB ou firewire. Ceci étant fait, j’imagine assez bien les cadrages, en utilisant notamment une focale grand angle ou carrément un fish eye, sur des shootings de mode ou en photographie de sport.

Notez que l’applicatif ne fonctionne qu’avec les boîtiers Canon, simplement parce que les gens de l’équipe On one software sont tous équipés en Canon. Pour Nikon, il faudra attendre mais nul doute que si l’appli est un succès, l’équipe de dév s’empressera d’adapter le concept pour les happy fews de la marque jaune. L’app iPhone devrait être disponible dans les prochains jours sur AppStore**, le logiciel serveur sera téléchargeable sur le site On One software.

Épatant !

Hervé LE GALL
photographe

*350D, 400D, 500D, 20D, 30D, 40D, 50D, 5D, 5D Mark II, 1D Mark II, Mark IIn, Mark III, 1Ds Mark II, Mark III – les boîtiers supportant LiveView comme le 500D, 40D, 50D, 5D Mark II, 1Ds Mark III, 1D Mark III.

**l’app version Pro va être commercialisée au prix de 19,99$ avec un prix d’intro de 9,99$. Une version Lite (qui ne permet que le déclenchement du boîtier) sera dispo au prix de 1,99$. Le serveur version PC ou Mac est quant à lui gratuit.

voir la source sur le blog de on one software

voir Shots, le blog du photographe Hervé Le Gall

SFR, Bouygues et iPhone, quand le marketing cultive un non-événement.

bouygues-iphone-macacocoOn l’a dit et répété et particulièrement ici, dans les colonnes de Macacoco. L’ouverture du marché iPhone à d’autres opérateurs qu’Orange n’apporterait rien de bien positif au consommateur final que nous sommes tous. D’abord il y a eu SFR, qui a tenté de transformer l’arrivée de iPhone dans sa gamme comme le happening du siècle. Quelques happy fews dans une file d’attente soigneusement mise en scène, magasins ouverts jusqu’à minuit, semblant d’événementiel avec quelques VIP’s de seconde zone, macarons mous et Champomy. Ah ! Elle avait de la gueule la fête SFR ! Sinon, une fois les lampions éteints, le lendemain les clients se sont réveillés avec la gueule de bois et des tarifs qui ressemblaient fort à un retour de baton. Le prix du iPhone aligné sur le tarif Orange et des Illimythics cousins germains de l’Origami. Bref, comme disait le grand Jacques, l’annonce SFR avait fait pschitt !

Il n’y avait donc aucune raison pour que Bouygues Telecom fasse mieux. D’ailleurs la firme avait choisi la carte confidentielle défense avec un lancement en catimini, sans public, sans VIP, avec juste quelques distributeurs et quelques collaborateurs d’Apple. Le truc sympa, avec les gens d’Apple, c’est que eux, au moins, on n’a pas besoin de leur offrir un iPhone pour qu’ils viennent. Bouygues avait mis aussi quelques blogs spécialisés dans la confidence, mais pas Macacoco (on se demande pourquoi ?). Et là vous me dites ? Et les tarifs ? Hein ? Les tarifs ? C’est simple. Vous voyez le tarif SFR ? Le tarif Orange ? C’est pareil, à une queue de vache prêt. On commence à 89€ pour le modèle de base et les tarifs sont kif-kif bourricot. On ne change pas les bonnes vieilles habitudes de l’entente, vous savez cette même entente pour laquelle la justice française a déjà condamné les trois opérateurs de téléphonie mobile…

En vérité, je le répète la mort dans l’âme, il n’y a rien à attendre des trois compères, Orange, SFR et Bouygues Telecom pour faire avancer positivement le marché et dynamiser les nouvelles technologies. Et je ne parle pas seulement de tarifs, je parle bien d’avancées technologiquesqui nous permettraient de profiter pleinement des fonctionnalités de iPhone. J’ai le sentiment que juin pourrait apporter un souffle nouveau, pour deux raisons. D’abord, parce que c’est en juin 2009 que doit être signé le contrat du quatrième opérateur de téléphonie mobile et que j’espère bien que Free va signer son chèque de 210 M€. Pour la petite histoire, sachez que Bouygues Telecom traîne des pieds pour céder une partie de ses fréquences 3G au quatrième opérateur… On les comprend un peu. Free, par la voix de son charismatique boss Xavier Niel, ayant clairement annoncé vouloir faire bouger les choses dans un marché de la téléphonie sclérosé par un certain immobilisme (c’est rien de le dire). Mieux encore, Free joue carte sur table en annonçant son intention de faire baisser de 1000€ par an la facture de téléphonie mobile pour un ménage français, excusez du peu. Vous comprenez mieux pourquoi je guette avec attention la signature du contrat !

newton-ancetre-tablette-tactileEt puis juin, ça pourrait être l’annonce d’un produit que j’attends depuis qu’Apple a cessé la commercialisation de Newton, dans les années 90. Une tablette tactile wifi, dôtée de fonctions de téléphonie, avec un large écran 9 pouces, sans clavier, reprenant tout ce que sait faire un iPhone, embarquant un véritable Mac OSX (et pas un OS adapté comme sur iPhone), le genre de machine hybride, moitié portable, moitié tablette qui renverrait les Netbook en plastoc de chez Asus et consorts au rayon des gadgets pour geeks entrées de gamme. De vous à moi, j’y crois moyennement en espérant très fort me tromper. Restez branchés, l’été approche. Nous allons vers les beaux jours…

Une tablette netbook tactile signée Apple pour le mois de juin ?

tablette-netbook-apple-2Il y a quelques jours, Apple a présenté ses résultats financiers pour le second trimestre fiscal qui clôture fin mars 2009. Bonne nouvelle, Apple est toujours profitable et même plutôt deux fois qu’une avec un résultat net qui avoisine 1,21 milliards de dollars (Crisis ? What crisis ?), même si les ventes de Mac sont en léger recul (3% en volume), les ventes d’iPod et surtout d’iPhone (+123%) ont de quoi donner le sourire aux actionnaires d’Apple. Oppenheimer (un des boss d’Apple) est content et va pouvoir faire la bombe (…). La présentation des chiffres a été l’occasion pour les journalistes présents d’interroger Tim Cook (un ex de Compaq, responsable des opérations chez Apple, qu’on désigne souvent comme le successeur de Steve Jobs) sur l’éventualité de la sortie d’un netbook griffé Apple. Et là, réponse invariable dans la droite ligne de la dialectique Apple. En gros, il est hors de question qu’Apple s’investisse sur un marché cheap pour proposer un netbook à deux balles qui n’apporterait aucune plus-value à son utilisateur.

J’étais cet après-midi en ballade en ville, alors que le soleil printanier dardait sur la rue Jean Jaurès à Brest même. J’ai fait une halte à la FNAC et au rayon informatique j’ai testé vite fait un netbook signé Compaq. Un petit PC rikiki, écran 10 pouces, 1 Go de mémoire, disque dur 60 Go, wifi, livré en standard avec Win XP home, processeur Intel Atom, bref une config acceptable, pour moins de 300€, soit pour les pros qui récupèrent la TVA 240€ HT. Bon, c’est vrai que l’engin fait vraiment cheap mais pour ce prix-là on va pas non plus demander une coque en titane. Pour surfer, relever ses emails, visualiser ses photos pendant les vacances, regarder un film à l’hôtel, après tout, pourquoi pas ?

On comprends mieux qu’Apple n’ait pas envie de mettre les pieds dans un marché qui ne pourrait que déprécier la marque à la pomme. Doit-on pour autant en déduire que Apple renonce à y aller ? Il faut décrypter les propos de Tim Cook qui au contraire laisse entrevoir un futur très excitant, jugez plutôt : “Pour ceux qui veulent un petit ordinateur qui leur permette de surfer, de relever leurs emails, nous leur proposons un iPhone ou un iPod Touch. Si nous trouvons une voie qui nous permette de proposer un produit innovant qui apporte une réelle contribution, alors nous le ferons. Et nous avons quelques idées intéressantes dans ce domaine.

Les idées intéressantes évoquées par Tim Cook pourraient bien se traduire dès le mois de juin par le lancement d’une tablette Apple, dôtée d’un écran de 7 à 10 pouces (il se murmure qu’elle serait plus petite que le Kindle d’Amazon qui est une vraie mocheté, mais avec un écran plus grand), tactile, connectée Wifi, avec des capacités et des ouvertures en matière de communication. Franchement, je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me donne envie. Parce qu’aujourd’hui, relever ses emails sur iPhone c’est parfait, mais surfer sur des sites standards c’est vraiment galère, sans compter que Safari n’est pas franchement compatible avec Flash mais bon c’est un détail. Alors une tablette Apple, complémentaire du iPhone 3G, ou pourquoi pas embarquant des fonctions de téléphonie et permettant de surfer très confortablement sur internet, je crois que je signe tout de suite ! Pas vous ?

Un netbook tactile signé Apple pour la fin de l’année 2009 ?

Vu sur Digitimes.com (un site spécialisé dans le business de l’électronique sur les pays asiatiques) cette info en date du 9 mars, où l’on évoque un Netbook signé Apple ! La société Wintek, basée à Taïwan, fournira des écrans tactiles pour les nouveaux netbook d’Apple. Les livraisons commenceront dans le troisième quarter de cette année selon le journal chinois Commercial Times. Wintek affirme collaborer avec Apple sur le développement de certains nouveaux produits, sans plus de précisions. C’est Quanta computer qui serait le fabriquant et l’assembleur du prochain netbook d’Apple.

L’idée d’un netbook signé Apple n’est pas nouvelle. Steve Jobs avait été interrogé sur le sujet à plusieurs reprises par des journalistes s’étonnant que la firme de Cupertino n’ait pas dans ses cartons un ordinateur de taille réduite pouvant concurrencer le marché émergent des PC de type EEEPC. Steve Jobs avait écarté la possibilité pour Apple de s’engager dans un marché à faible marge. Certes, mais la crise est passée par là et la demande est très forte et on voit mal Apple résister aux sirènes du marché.

On imagine assez bien ce que pourrait être un netbook Apple à écran tactile, bénéficiant de l’expertise d’Apple dans le domaine du iPhone et d’iPod touch, d’une part, et de Macbook Air d’autre part. On imagine aussi aisément les applications internet embarquées, le lien et la complémentarité éventuel avec iPhone, le tout à un prix abordable (moins de 500€). Un netbook Apple serait promis, j’en suis convaincu, à un avenir aussi brillant que le iPhone…

source

Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes