
Jusqu’à il y a peu, Apple entretenait sur le suket du jailbreak un flou permettant d’imaginer un certain niveau de tolérance pour le possesseur d’un iPhone. Le jailbreak consiste rappelons-le à substituer au firmware d’origine un firmware modifié permettant notamment d’accéder et d’installer des logiciels non-validés par Apple via des installeurs comme Cydia. Evidemment cette possibilité pose de nombreux problèmes pour Apple, autant sur le fond que dans la forme.
D’abord un problème juridique de fond, la modification d’un programme informatique sans le consentement de son auteur est rigoureusement interdite. Ensuite un problème de forme, une faille exploitée par Electronic Frontier Foundation (EFF) une association qui revendique le droit pour l’utilisateur d’installer les logiciels de son choix sur son iPhone. On imagine mal que demain Apple contraigne les utilisateurs de Mac à utiliser uniquement les logiciels préalablement visés et approuvés par elle-même. C’est pourtant ce qui se produit avec iPhone. Cela dit, Apple ne fait pas exception. Nokia, par exemple, protège également l’accès à l’installation de logiciels sur les téléphones de sa gamme, c’est donc une pratique commune.
Apple monte donc au créneau côté pile en invoquant des problèmes potentiels de compatibilité à cause du jailbreak mais la société de Cuppertino pointe aussi du doigt l’installation de logiciels piratés. Côté face, les enjeux sont autres. D’abord, historiquement, Apple a toujours veillé à protéger son copyright bec et ongles, on se souvient de l’épisode Microsoft. Mais surtout Apple souhaite conserver la main mise et le contrôle de manière radicale sur tout ce qui est exécuté sur son iPhone. On l’a bien vu avec le chapitre Netshare, un excellent utilitaire permettant d’utiliser iPhone comme modem internet avec un portable. Après avoir validé l’application couarant 2008, Apple l’a retirée du circuit, invoquant un problème technique. Puis Netshare est revenu en août 2008 sur AppStore, avant qu’Apple, sentant venir le vent du boulet, ne se décide à la sortir définitivement de son store en ligne. Les questions d’argent se mêlant étroitement à la stratégie de développement.
Reste qu’aujourd’hui, pour pouvoir exploiter certaines fonctionnalités de ce bijou, les développeurs (dont je suis) ont besoin d’un environnement open source. A force de brimer son environnement, d’interdire à tour de bras, l’effet pervers est de rendre le monde libre particulièrement attractif. Car aujourd’hui il faut bien admettre que Cydia offre à ses utilisateurs des possibilités de développement non accessibles par AppStore. Quand on sait qu’il faut moins de trois minutes montre en main pour jailbreaker un iPhone 3G firmware 2.2 et que cette manip permet d’ouvrir à son iPhone les portes du monde libre, on peut aisément comprendre que nombre d’utilisateurs franchissent le pas.
Finalement, j’ai en mémoire le film publicitaire de Ridley Scott réalisé pour Apple en 1984. Je me souviens de cette athlète blonde, en short rouge, poursuivie par une meute de flics casqués, balançant son marteau sur un écran diffusant les images d’un Big brother haranguant une foule de zombies prostrés. Ce film signait l’avénement d’une informatique nouvelle qui a radicalement changé la façon dont on appréhendait les arcanes du développement. Ce marteau lancé à la face d’un dictateur, c’était une forme de libération, de sortie de prison. Un jailbreak.
C’est la grogne chez les clients d’Orange et d’Apple iPhone. Je lisais il y a quelques jours avec beaucoup d’intérêt
Free pressenti pour être le quatrième opérateur de téléphonie en France, j’applaudis des deux mains. Orange privé de son exclusivité sur iPhone, je ne vais pas m’en plaindre. Soyons clairs, l’arrivée de Free dans le paysage français de la téléphonie mobile sera une excellente nouvelle, parce que cette société a une volonté indiscutable de faire baisser les prix. Pour preuve, ce que Free a fait pour l’internet, en faisant chuter les prix et en apportant une gamme de services étendus. La Freebox v5 est une petite merveille et ça n’est pas fini. Free fait très fort du côté de la téléphonie par IP en offrant (au sens littéral du terme) de nombreuses destinations en Europe et dans le monde qui nous permettent de téléphoner gratuitement. Chez Orange, cette option existe, elle est payante. Comme la location de la livebox. Mais ce n’est pas tout, Free c’est aussi un état d’esprit de découvreurs, avec une vraie volonté de proposer des innovations technologiques. Prenez le SIP par exemple. Le SIP c’est comme une couche dédiée ADSL qui permet à un téléphone mobile compatible de profiter de la téléphonie gratuite en utilisant la Freebox. Bon, c’est vrai les paramètres sont un peu laborieux, mais on y arrive. Et c’était quand même top pour moi de pouvoir téléphoner gratos avec mon Nokia E61 sur des spots Free où j’avais un accès. C’est un des points que je n’ai pas retrouvé sur mon iPhone avec Orange. Alors j’imagine bien Free proposant une fonctionnalite SIP pour mon iPhone. Ils ont tenté de la faire avec Siphon, sans grand succès. Mais bon, ça, c’est anecdotique. Ce que j’entrevois surtout, c’est Free déboulant sur le marché avec des forfaits 8 heures à moins de 30€ et là, croyez-moi sur parole, ça ferait du dégât ! Je suis abonné à Free pour le boulot et pour la maison en dégroupage total et je vois les économies énormes que j’ai réalisé grâce à eux : télévision, téléphonie, internet, le tout pour moins de 30€ par mois (mon abonnement télé par le câble me coûtait déjà 30€ à lui-seul !). Lorsque j’ai signé chez Orange pour mon iPhone – 50 € par mois ! Je ne répèterai jamais assez que ce prix est honteusement élevé ! – j’ai pris soin de limiter mon engagement à un an. D’ici à décembre 2009, les choses ont largement le temps d’évoluer et mon iPhone sera alors officiellement désimlockable. Je serai libre de lui coller la puce que je veux et je doute qu’elle soit encore de couleur orange…
Je n’ai pas attendu que Sa Sainteté Steve Jobs daigne sortir un iPhone, fut-il 3G, pour savourer les joies du PDA. Par ordre chronologique je pense avoir été un des premiers frenchies à posséder un Organiser. C’était en 1986, j’avais acheté sur le stand de KA à Applexpo un Psion II. Il est toujours dans mon tiroir, ainsi que le modèle LZ qui a suivi. Dernièrement, je lui ai collé une pile, il a redémarré sans broncher et sans bug de l’an 2000. Ensuite j’ai eu un Psion Series 3a et surtout un excellent 3mx que je regrette beaucoup, comme je regrette le Psion Series 5mx probalement le meilleur PDA jamais sorti, avec un vrai clavier et un OS basé sur Symbian. En 1993 j’ai même eu un Newton, écran tactile et reconnaissance de caractères, un gros bide commercial pour Apple, toujours en avance d’un cran, comme d’habitude. J’ai gardé mon Series 5mx jusqu’au début des années 2000 et je l’ai revendu, pas loin du prix où je l’avais payé, autour de 350€. Tiens, je réalise que j’ai eu aussi un Revo de Psion, acheté d’occasion et revendu rapidement. Ne pouvant me résoudre à acheter un PDA sous Palm ou pire sous Windaube mobile, j’ai fini par acheter un Nokia E61 il y a deux ans, lui aussi sous l’excellent Symbian, un investissement que je ne regrette pas. Et me voilà donc en possession d’un Iphone 3G qui présente de grandes qualités mais qui a aussi nombre de défauts. Quand on est le petit dernier d’une fratrie, il faut être à la hauteur. Je reviendrai dans un prochain post sur les défauts majeurs de iPhone 3G. Et ils sont nombreux…
Je viens d’installer Fring sur mon iPhone. Fring est accessible à partir de Appstore, il est gratuit et c’est une appli officielle, pas une bidouille donc. Fring c’est un client IM qui permet d’accéder à un paquet d’applis de messagerie instantanée : MSN, Aim, ICQ, Google Talk, Twitter, AIM… et Skype. C’est ce dernier qui m’intéresse particulièrement parce que qui dit Skype dit téléphonie gratuite ou pas chère, de toutes façons un Skype cher c’est toujours moins cher qu’un Orange pas cher (vous me suivez ?). Donc, inside Fring j’ai choisi de valider Skype, j’ai entré mon identifiant et password Skype et tatataaa ! Voilà que s’affichent mes correspondants Skype, avec la possibilité pour moi de chatter avec eux, de n’importe où, en direct live. Enfin bon… Chatter avec le doigt, c’est pas super performant mais dès que j’aurais trouvé un stylet compatible avec l’écran de iPhone ça devrait aller mieux. Bon, résumons, Fring est capable d’interfacer Skype, il sait aussi utiliser les protocoles de VoIP basés sur SIP, pour peu que votre FAI fasse du SIP. Et moi, je suis chez Free, j’accède à SIP avec mon Nokia E61 et pouvoir le faire aussi avec mon iPhone ça m’intéresse, plutôt deux fois qu’une. Un soft existe, VoIPcheap, que je vais tester. Et puis Skype c’est aussi un système de téléphonie payante, Skypeout, qui permet de téléphoner partout dans le monde via Skype à des prix bien inférieurs à ceux pratiqués dans notre cher (dans tous les sens du terme) hexagone où notre opérateur historique n’a jamais eu la réputation d’attacher ses chiens avec des saucisses. Donc il faut aussi regarder du côté de Skype et tester l’éventualité d’une communication à bas prix via Skypeout. Aucun doute en tout cas, iPhone et moi, on est fait pour s’entendre !
Allez ! Ca c’est fait. J’y suis allé à reculons, en grande partie il faut l’avouer à cause d’Orange, de ses tarifs monstrueux, de l’absence de support, d’un site portail nullissime et tutti quanti, mais j’y suis allé. Je l’ai donc acheté le iPhone 3G ou plus précisément la femme de ma vie me l’a offert. Les gens qui me connaissent ne seront pas étonné de me voir avec un iPhone dans la poche. Cela dit, je garde mon Nokia E61, même sans carte sim ce PDA sous Symbian me rendra encore de très nombreux services pendant longtemps, comme le firent en leur temps mes regrettés Psion Series 3mx et Series 5mx. Premiers contacts donc avec iPhone. Comme toujours Apple a soigné le design de l’emballage et la mention Designed by Apple in California me fait toujours autant sourire, même si l’engin est fabriqué bien loin de la douceur californienne. La doc est vraiment succinte, c’est rien de le dire. Un feuillet avec des astuces d’utilisation, en revanche pas d’infos claires pour installer la carte sim. Sur le portail Orange je trouve mention d’un objet qui permet d’ouvrir le clapet. Je cherche, je ne le vois nulle part, quand je découvre une pièce de métal accrochée au porte document. Une vraie chasse au trésor pour installer la sim, ça commence très fort. Dieu merci, le reste est très intuitif, comme d’habitude avec la firme de Cuppertino. On allume, on tape les quatre zéros du code PIN et en avant Guingamp. Venant de Symbian, je suis dérouté par l’absence de quelques trucs de base. Pas de multi-tâche, pas de copier-coller (mais il paraît que ça va venir dans un prochain firmware), pas ou peu d’interactions entre les applis. Impossible par exemple de prendre une chanson pour l’utiliser comme une sonnerie. Bon, bien sûr, il y a des applis externes qui font ça mais il faut un iPhone jailbreaké et moi en ce moment j’ai pas de temps à perdre à bidouiller mon iPhone, alors pour Miossec en sonnerie ça attendra. Sinon que dire ? Côté utilisation, le iPhone c’est du 100% Apple, orgasmique quoi ! Interface intuitive, sublime, divine. La saisie de texte au doigt est un peu pénible au début mais on s’y fait. Il faudra que je trouve un stylet compatible avec l’écran du iPhone. Il y a les fonctionnalités de ouf comme le pivotement de l’écran le resizing des images ou des pages web. Je suis allé sur le site du Monde dédié à l’iPhone et évidemment ça donne envie et des idées ! Et bien sûr interaction parfaite avec mon Mac, Itunes et mes applis. Quant à la 3G c’est le rêve. Avoir accès à mes emails de n’importe où, pouvoir consulter mes sites, rester en contact avec internet, pour moi c’est vital. C’est là où le réseau Orange avec ses relais hotspots prend vraiment de l’intérêt.
Presque deux mois que je ne suis pas venu faire la causette ici sur le blog à Coco, il faut dire qu’il s’en est passé des choses dans ma vie, des bonnes et des moins bonnes, et les moins bonnes ça ne donne pas envie d’écrire, contrairement à ce que vous raconteront les poètes maudits. J’ai tellement passé de temps derrière l’écran de mon Mac à concevoir un projet qui va voir le jour rapidement et pas mal de temps aussi derrière mon PC… Quoi ? Comment ? Mais pourquoi tu as encore un PC, hein ? Pourquoi tu n’as pas seulement un Mac avec un virtual PC genre VM ware ou Paralells ? Sans blague, il faut arrêter de fantasmer sur un Mac qui ferait Mac ET PC. Ca m’amusait du temps de Virtual PC de Connectix mais aujourd’hui je n’ai plus de temps à perdre à faire mumuse pour émuler PC sur mon Mac alors que mon PC fait ça très bien, lui. Enfin… Quand mon PC ne plante pas parce que ce crétin d’antivirus de Panda s’est fait contourner comme un bleu par cette merde de worm Bagle. Résultat des courses, achat d’un disque dur externe pour le PC – un Lacie Quadra 500 Go qui tourne comme une horloge et qui avec quatre types de connection (USB 2, eSata, Firewire 400 et 800) présente de bons gages de pérénité – formatage bas niveau du disque interne (au passage j’ai viré ma partition, inutile), install de Windows XP pro. J’ai évacué Panda et je lui ai préféré Kaspersky que je teste en ce moment. Sinon quoi d’autre ? Je m’amuse comme un gamin avec mon téléphone Nokia, ça me rappelle le temps béni du Psion Series 3 et 5. D’ailleurs, c’est pour Symbian que j’ai acheté un Nokia. C’est assez cool de remettre son nez dans le source de Symbian, il ne m’aura pas fallu longtemps pour comprendre comment installer des applis unsigned. J’ai installé Google maps sur mon E61, c’est cool. Mais sans GPS et surtout sans la 3G, ça ne le fait pas. Les tarifs d’abonnements de la 3G sont clairement rédhibitoires, c’est la seule raison pour laquelle je n’ai pas de iPhone. Les prix pratiqués par Orange sur le iPhone sont plus qu’abordables, avec un modèle 8 Go à moins de 100 €, en revanche Orange blinde son offre de téléphonie qui débute à 45 € par mois. Pour ce prix-là on peut téléphoner pendant deux heures, plus deux heures soir et week-end, les SMS sont illimités le soir et le week-end (donc limités dans la journée). Quant à la 3G c’est limité à 20 heures par mois et Orange qui manie la dialectique marketing comme personne affiche les datas illimités mais quand même un peu limités, je cite, “pour un usage raisonnable de 500 Mo/mois”. Donc, dépenser 540 € par an chez Orange pour être limité de tous les bords, euh… non merci. Sinon, du côté de chez Canon c’est la fête du slip. La marque rouge a fait un énorme buzz avec la sortie de son EOS 5D Mark II et généré un intérêt et une demande unique dans toute l’histoire de la firme. A tel point que selon les infos qui circulent, le 5D Mark II ne serait disponible en quantité qu’au printemps 2009 ! Devant le succès, Canon aurait même revu sa copie et augmenté le prix d’introduction sur le marché. Pour moi, ça ne change pas grand chose puisque j’ai mis mon activité photo en sommeil pour quelques temps. Qui dort dîne. Et tout ce qui ne nous tue pas, comme disait ce cher Friedrich, eh ouais, je confirme. Ce qui ne nous tue pas, ne nous tue pas.

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