Nouvel iPhone 5. Circulez, y’a rien à voir !

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Apple vient d’annoncer son nouvel iPhone 5 et comme à chaque fois, le petit miracle s’est reproduit, encore une fois. La foule d’Apple geeks s’est levée comme un seul homme pour crier au génie. J’en connais un sur son cloud qui doit être aux anges, si j’ose dire. Petit résumé du spectacle. Voici iPhone 5 qu’on peut résumer en trois points. Plus léger de quelques grammes, un peu plus grand (écran 4 pouces), dôté d’une puce A6 annoncée par Apple comme étant deux fois plus rapide. Et là vous me dites c’est tout ? Quelques améliorations cosmétiques, notamment sur le dos du smartphone, un connecteur audio qui se situe en bas et plus en haut (on ne rit pas), de nouveaux écouteurs et accessoirement une mauvaise nouvelle avec le changement de taille du connecteur qui va condamner tous les possesseurs de périphériques iPhone à changer d’équipement ou à utiliser un adaptateur dont il se murmure déjà qu’il n’est pas compatible avec tout. Bref, iPhone 5 c’est pas vraiment ça, mais on s’en doutait un peu…

Le prix de iPhone 5. De qui se moque-t-on ?
Du côté des prix, là aussi c’est la foire au pognon et à l’intox massive. La presse a suivi comme un seul homme et s’est engouffrée dans une annonce de prix “à partir de 199€” copiant-collant, à l’aveugle, les infos transmises par Apple. Précision, vous paierez ce prix en optant pour un forfait coûtant un bras ou un réengagement de 24 mois. Un exemple ? Chez Orange avec un forfait Origami Jet iPhone coûtant la modique somme de 69,90€ avec un engagement de 24 mois, vous ne paierez votre bel iPhone 5 tout neuf “que” 199,90€, on croit rêver ! Juste pour mémoire, je paie pour ma part 15,99€ par mois chez Freemobile pour un tout illimité, soit à la louche 54€ d’économie mensuelle, soit 648€ par an. Quand on sait que Freemobile propose un iPhone 5 à 639€ (oui, c’est 40€ moins cher que sur Apple store, il faudra qu’on m’explique…), je peux m’offrir un iPhone 5 et le rentabiliser sur un an. Ou pas.

En face, il y a Samsung et surtout Android.
Ou pas, parce que désormais Apple a en face un double concurrent : Samsung et Android et que ces deux-là ne sont pas des tendres. À y regarder de plus près, Android est au moins aussi efficace que iOS et les smartphones proposés par Samsung sont largement aussi sexy que iPhone 5. Galaxy S3 par exemple, dôté d’un écran maousse de près de 5 pouces (4,8 exactement), son connecteur micro SD permettant d’étendre la mémoire à volonté, sa batterie puissante et amovible, donc remplaçable, et je ne parle même pas du prix de vente public de près de 100€ moins cher qu’un iPhone. Il serait temps que la firme de Cuppertino descende de sa tour d’ivoire et reprenne pied dans la réalité du marché. Ce n’est pas un procès à un milliard de dollars gagné par un firme californienne devant un jury en Californie qui changera les choses. Samsung et Android sont devant, en terme de part de marché. Et à mon avis, la tendance va encore s’accentuer dans les mois qui viennent.

La firme à la pomme a-t-elle encore la capacité à donner envie ?
J’avais un prof de marketing qui disait que le marketing c’est de savoir donner envie. On ne peut pas nier à Apple cette capacité à donner envie mais on a la nette impression que depuis quelques temps, notamment depuis que la concurrence basée sur Android s’est activée, cette capacité à donner envie s’est quelque peu émoussée. Moi par exemple, qui vous parle. Je suis un vieux de la vieille chez Apple, j’ai eu envie d’aller jeter un œil sur le système Android, que je teste depuis quelques mois. Pour ça, j’ai acheté un Galaxy Ace qui n’est certes pas le smartphone ultime mais qui fonctionne plutôt bien et ne m’a coûté “que” 150€ HT chez mon opérateur Free mobile. Eh bien j’en conviens volontiers. Android est un OS intéressant, certes moins séduisant que iOS, moins bien intégré à MacOSX, mais qui dispose de fonctionnalités inédites, comme le journal récapitulatif, par exemple, ou la facilité à partager sa connexion internet. Et puis finalement, mon smartphone me permet d’accéder à mes tâches prioritaires à savoit téléphoner, relever mes emails, consulter mes réseaux sociaux, me connecter à hubiC et, quand je suis perdu, consulter Google maps. Alors pour moi, le faire sur un Samsung ou un Apple, qu’importe du moment que ça fait ce que je veux que ça fasse.

Suprématie iPhone. Pour combien de temps encore ?
Le truc voyez-vous, et c’est à mon avis le vrai danger pour iPhone et Apple (et je pense que Steve Jobs en était parfaitement conscient), c’est que le consommateur s’habitue à un environnement, en réalisant que finalement Android est un OS qui tient la route. D’autre part, on a l’impression que iPhone semble avoir atteint sa limite en matière de nouveautés technologiques, il suffit de regarder iPhone 5 et sa pauvreté en matière de nouveautés pour s’en convaincre. Apple en fait des tonnes sur son écran 4 pouces qui est plus petit que l’écran du Galaxy S2 et qui semble bien rikiki quand on le compare à l’écran du Galaxy SIII. Et puis il y a les prix et là, on frôle le délire : de 679 à 899€ ! Alors bien sûr, Apple prévient qu’on ne peut pas en commander plus de deux par personne. Pour ma part, je passe mon tour. Et puis le 21 septembre toutes les télévisions vont vous montrer les files d’attente devant Apple Store et les geeks Apple maniaques sortant, triomphants comme s’ils avaient reçu le prix Nobel, leur boîte iPhone 5 à la main. La seule question qui demeure est : a-t-on encore envie d’y croire ?

Tests Freemobile : téléphonie, SMS, MMS, data. Un bilan globalement très positif.

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Je sais que vous allez me dire et j’aimerais tout de suite dégoupiller votre mauvaise humeur. C’est vrai que le lancement de Freemobile a été une aventure incroyable, d’ailleurs de vous à moi ça restera dans toutes les mémoires. Moi, je garderai l’image d’un Xavier Niel excité comme un gosse devant la boutique de jouets le jour de Noël. On sentait son enthousiasme à l’annonce pendant la conférence de presse, tant il était palpable. Quel bordel il nous a mis, le sale gosse, qui non content d’avoir chatouillé le monde de l’internet avec Free, a décidé de remettre le couvert avec la téléphonie et Freemobile. Au delà des ratés, du cafouillage (on va en reparler), il faut quand même regarder les choses en face. Xavier Niel nous fait le coup du revenez-y et botte le cul des trois frères, du triumvirat de la téléphonie française Orange, Bouygues, SFR qui ont tous suivi le rythme, proposant des forfaits plus ou moins Canada dry de Freemobile via leurs marques internet (Sosh pour Orange, B&You pour Bouygues, Red pour SFR), surtout pour limiter l’hémorragie grandissante de la perte de clients. À l’heure où j’écris ces lignes, on estime à près de 2 millions le nombre d’abonnés à FreemobileHolly shit ! Deux millions d’abonnés ! Et cette performance n’est pas sans poser d’innombrables problèmes.

Le tsunami Freemobile
Xavier Niel s’est expliqué devant les parlementaires français et que nous dit-il ? Il nous dit qu’il avait tablé sur, je cite “quelques dizaines de milliers d’abonnés les premiers jours” et là, évidemment, tout le monde se marre. J’ai du mal à croire, compte tenu de l’image que j’ai de Xavier Niel, un garçon bien sympathique et plutôt intelligent, qu’il ne se soit pas dit qu’avec des offres en tout illimité à 19,99€ (15,99€ pour les abonnés Freebox), voire avec une offre ultra low cost à 2€ (zéro euro pour les abonnés) il n’allait pas provoquer un tsunami de la téléphonie mobile. C’est ce qui s’est passé. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, il s’est produit une conjonction d’éléments qui, imbriqués les uns dans les autres, ont provoqué une inévitable saturation du système. Un vrai pataquès, entre les bugs du système (bugs à l’inscription, bugs dans les adresses contenant un ou plusieurs zéros, oublis et erreurs des utilisateurs, …) et la mauvaise volonté des autres opérateurs, traînant des godasses pour appliquer la portabilité, voire pour transmettre les codes de désimlockage, sans compter ce climat de guerre civile, largement entretenue par quelques fouteurs de merde et autres trolleurs patentés, bref. L’aventure Freemobile n’est pas un long fleuve tranquille. Au bout du chemin, le désarroi des utilisateurs. Entre ceux qui attendent leur portabilité (merci les 3 frères), ceux qui ont eu leur portabilité mais pas leur carte SIM (qui voyage en courrier simple), ceux qui n’ont eu ni l’un, ni l’autre et qui sont coincés à la maudite étape 1, ceux qui demandent la modification de leur abonnement, ceux qui ne comprennent pas (à juste titre) qu’en s’étant inscrit le 11 ils voient passer devant eux des gens inscrits le 12, … Je vais vous dire. Il ne fait pas bon être dans les pompes du community manager de @freemobile en ce moment. Le pauvre ! Il doit gérer les coups de gueule de près de vingt mille followers et de vous à moi, je ne l’envie pas.
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Offre téléphonie : Freemobile champion toutes catégories
De mon côté, inscrit le 12, j’ai reçu ma carte SIM et ma portabilité quatorze jours plus tard. J’ai activé ma carte SIM et dans la foulée je l’ai logée dans mon Iphone 3G. Paramétrage au nom de Free et en avant Guingamp ! Du côté du téléphone, réception maximum. Je me suis demandé si j’étais sur le réseau Freemobile ou bien en itinérance, en clair sur le réseau Orange. J’ai donc fait le field test qui permet de déterminer quel réseau est utilisé par mon iPhone. Il suffit de taper sur la console téléphone le code *3001#12345#* puis d’appuyer sur la touche téléphone. Ensuite direction le menu MM Info et l’onglet Serving PLMN. Le Mobile Network Code indique le réseau utilisé, dans mon cas 1. Je suis donc comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir. Je suis en itinérance, en clair sur le réseau Orange. Bon, finalement on s’en fout hein ? L’important c’est quand même ça : les appels illimités sur les mobiles en France (et aux USA, au Canada, Alaska et Hawa, les appels illimités vers les fixes en France et 40 destinations internationales, les SMS et MMS illimités. Et ça, franchement, ça marche bien. En revanche pour la 3G, le bilan me semblait, a priori, beaucoup plus mitigé.

3G, méfiez-vous des tests de bande passante !
Le premier truc auquel on pense, pour faire un test de débit, c’est d’installer sur son iPhone une app de test. Tout le monde s’est donc rué sur Speedtest et là, mama mia ! Les résultats en 3G se sont avérés nuls ! Un ping de 196ms, un download de 1,89 Mbps et un upload de 0,09 Mbps. C’était trop nul pour être crédible. J’ai donc réactivé Wifi et j’ai relancé le test toujours avec Speedtest. Ping 111ms, download 3,43 Mbps et upload de 0,71 Mbps. J’imagine que beaucoup d’utilisateurs font appel en ce moment à Speedtest, il n’est donc pas impossible que les serveurs utilisés soient sensiblement perturbés. J’ai donc remis ça, cette fois avec le test de DSLValley en passant par le navigateur Safari de mon iPhone et là les résultats sont notoirement différents ! En débit descendant et en 3G le test m’indique 6460 Kbits par seconde (soit 808 Ko seconde) et en débit montant 97 Kbits par seconde (soit 12 Ko seconde). Des débits plus que satisfaisants, surtout en download ! D’autant que le même test en Wifi, sur le même serveur, m’indique un débit descendant de 2492 Kbps (312 Ko/s) et un débit montant de 315 Kbps (39 Ko/s). En clair, je downloade 2,5 fois plus vite en 3G Free qu’en Wifi.

Conclusion. Freemobile c’est bon pour le moral.
On attendait beaucoup de Freemobile, j’ai même envie de dire qu’on en attendait trop. C’est tout juste si certains en arriveraient à reprocher à Xavier Niel de ne pas traverser la Seine à pieds secs… Faisons le point. Avec mon forfait Freemobile, je peux désormais téléphoner librement, autant que je le désire sans me prendre la tête des minutes qui passent, sur les téléphones fixes et les téléphones mobiles de tous les opérateurs en France. Je peux envoyer librement des SMS et des MMS. Perso j’en envoie très peu, mais j’imagine le bonheur pour les kids qui sont de gros consommateurs de ce genre de message. J’ai testé l’envoi de SMS, ça fonctionne parfaitement bien. J’ai accès aux datas en 3G avec un excellent débit avec un fair use de 3Go. Rappelons quand même, pour mémoire, qu’avec mon précédent abonnement j’avais un fair use de 500Mo et que la plupart des autres opérateurs accordaient 1Go, voire 2Go au maximum. Téléphonie, SMS, MMS, data. Avec un abonnement à 15,99€ par mois. Freemobile c’est bon pour le moral. Et ce n’est que le début (continuons le combat). J’attends avec beaucoup d’impatience que Xavier Niel nous annonce une offre data du même tonneau, histoire de pouvoir surfer librement, sans contraintes, sur internet en 3G avec mon Macbook Pro, voire avec un iPad 3… La révolution Freemobile ne fait que commencer. Nous allons vers les beaux jours.

Freemobile. La théorie du bordel ambiant.

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Il avait parlé de fusée et la veille, il avait dit que le missile était sur le pas de tir. Oui, je sais ce que vous allez me dire. Xavier Niel a utilisé le mot anglais “rocket” sur le launch pad et le mot peut avoir, comme c’est souvent le cas en anglais, plusieurs significations. Quand on sait ce qui s’est passé depuis l’annonce des offres Freemobile, on peut en être sûr. La fusée était bien un missile et les cibles clairement identifiées. Orange, SFR et Bouygues Telecom. C’est d’ailleurs ce dernier qui a eu les faveurs des attaques du boss. Bon, en même temps, compte tenu de l’accord d’itinérance passé avec Orange d’une part, pour combler tout ce qui est compris entre 27% et l’infini et les probables futurs accords avec SFR pour la sous-traitance de la 4G, Xavier Niel se devait de ménager la chèvre et le chou, mais ne comptez pas sur moi pour vous dire, qui, de Orange ou de SFR fait la chèvre, même si pour ma part j’ai ma petite idée. Xavier Niel est un type malin et intelligent. Il a bien mené sa barque et il faut bien l’avouer, avec le recul, sa conférence de presse était foutrement brillante. On l’a comparé à Steve Jobs, marchant de long en large, distillant des petits jokes avec un air entendu, balançant des piques, usant et abusant de comparatifs dévastateurs. Xavier Niel, c’est un pic, c’est un roc, c’est une péninsule, un Cyrano de Bergerac, et quand il parle des pauvres avec du trémolo dans la voix, il est le Robin des bois de la téléphonie moderne à qui on voudrait bien confier ses maigres économies pour aller sauver la veuve et l’orphelin. Chapeau l’artiste !

En octobre 2010, le 31 précisément, j’écrivais ici-même pourquoi je quittais Orange et je prédisais que les annonces Free feraient beaucoup de mal aux opérateurs en place, mais j’étais loin du compte. Freemobile a mis les pieds dans le plat de la téléphonie mobile avec une vraie volonté de secouer le plat de couscous boulettes. On avait tiré des plans sur la comète, à un moment mon pote Gilles de nainposteur.org évoquait cette idée folle que Free puisse offrir une carte SIM à tous les abonnés Freebox, avec un petit crédit de téléphone dessus, genre 5€, histoire de permettre à ces chers abonnés de “tester la qualité du service”. Et puis on s’était dit que non, c’était pas dans le domaine du possible. Alors quand on a entendu les offres, d’abord à 19,99€ pour du tout illimité, téléphonie, SMS et data fair use de 3Go, puis quand on a su que cette offre serait 4€ moins cher pour les abonnés, on a commencé à frissonner et on s’est tous dit “j’en veux !” Quant à l’offre de téléphonie à 2€ pour 60 minutes de téléphone et 60 SMS, c’était dantesque, une tarte dans la gueule des autres opérateurs, un pied de nez. Et la gratuité de cette offre à 0€ pour les abonnés, c’était simplement inimaginable. On venait de prendre le missile de Freemobile en pleine tronche et on le savait. Désormais, plus rien ne serait jamais comme avant sur le marché de la téléphonie mobile en France. Free venait de nous refaire le coup de sa Freebox à moins de 30€ qui avait eu pour conséquence directe la disparition de structures comme AOL. Mais aujourd’hui, qui se souvient encore d’AOL ?

Alors bien sûr, la question de la migration, avec de tels tarifs, ne se posait même pas. J’avais quitté, fin octobre 2010, Orange et son forfait à 50€ mensuel pour deux heures de communication, 30 SMS (ah ah) et du data avec un fair use de 1Go. Il m’était insupportable de continuer à donner du fric à cet opérateur dont je vous rappelle au passage qu’il est en France l’opérateur historique, excusez du peu. Je me suis passé d’internet sur mon iPhone pendant quasiment un an. Lorsque les offres de La Poste mobile sont arrivées, j’ai signé un abonnement sans engagement à 21€, qui me faisait déjà économiser 30€ par mois et globalement j’ai été satisfait de cet opérateur, même si la couverture SFR m’a réservé parfois quelques petites surprises, notamment lors de déplacements en région parisienne. J’ai signé avec La Poste mobile en attendant Freemobile, le deal était clair. Je n’ai pas quitté Orange pour signer chez SFR, comme me l’avait fait remarquer un abruti sur mon fil Twitter. D’ailleurs La Poste mobile n’est assui sûrement pas SFR que Freemobile n’est pas Orange, mais il est des concepts difficiles à comprendre, surtout quand on ne veut pas comprendre. Bref. Une offre à 15,99€ je signais. Signer ? D’accord mais où ? Le lancement de Freemobile a connu de singuliers ratés au décollage comme je l’écrivais ici-même. Finalement, le 12 janvier, après moultes tentatives, bugs hallucinants du site web (le bug de la clé RIB, entre nous, c’est énorme…) sur le site de Freemobile, j’ai réussi à souscrire un abonnement avec portabilité. Les jours ont passé. Sur la timeline de #freemobile grosse ambiance des grands jours, entre ceux qui n’ont aucune information, d’autres qui ont atteint la dead line de la portabilité mais pas reçu leur carte SIM parce qu’elle s’est perdue (la carte SIM voyage en courrier simple), que l’adresse était incorrecte, bref, les témoignages d’utilisateurs sont éloquents, c’est le bordel ambiant. Ajoutons à cela les campagnes sournoises de désinformation, d’abonnés Twitter qu’on suspecte plus ou moins de bosser pour les trois maisons d’en face, qui viennent quotidiennement distiller leur dose de vitriol sur la timeline et vous aurez capté l’ambiance. Je plains sincèrement le community manager de @Freemobile, confronté à près de 15000 abonnés dont le seul crédo est : “j’ai pas reçu ma carte, ma portabilité c’est demain, comment je fais ?” ou alors pire “j’ai pas reçu ma carte et ça fait 10 jours que je n’ai plus de téléphone” ou encore “pas de bol, j’ai un 0 dans mon adresse”. Bref, pour beaucoup le doux rêve Freemobile s’est rapidement transformé en cauchemar, un truc pas marrant, coincé dans l’étape 1, si vous voyez ce que je veux dire.

Quant à moi, les choses ses sont précipitées. Commande passée le 12 janvier, portabilité confirmée puis dans la foulée un courrier de Freemobile du 24 janvier avec ma carte SIM reçue hier, le 26. J’ai activé ma carte SIM via le site mobile.free.fr et j’attends la portabilité prévue pour cet après-midi 15 heures, donc, on y est presque. Quand je n’aurais plus de signal SFR, il sera temps d’insérer la carte SIM Freemobile et de tester ce que vaut ce nouveau réseau. Côté portable, mon iPhone 3G, trois ans et toutes ses dents, fera parfaitement l’affaire. Je n’ai pas voulu céder aux sirènes de iPhone 4S, préférant attendre iPhone 5 qui devrait débouler cette année, avec son lot de nouveautés à faire pleurer les actuels propriétaires de 4S… D’ailleurs, à propos de téléphone, le calcul est assez vite fait. Si je compare ce que je paye avec Freemobile, sans engagement, pour du tout illimité et du data fair use 3G avec mon ancien forfait Orange, l’économie réalisée chaque mois me permet largement de financer un iPhone neuf, libre de tout opérateur (désimlocké, donc). À raison de 34€ d’économie mensuelle et sachant qu’un iPhone 4S coûte 620€, il me suffit de 18 mois pour amortir mon iPhone tout neuf et désimlocké. Sans engagement et libre. D’ailleurs, finalement, chez Freemobile l’argument massue est bien là, il tient dans ces deux mots : sans engagement. C’est ce qui a fait le succès de La Poste mobile. Vous voulez voir ailleurs ? Allez-y.

Et la concurrence dans tout ça ?
La grande inconnue, désormais, va être de savoir ce que la concurrence va faire, comment elle va réagir. Bizarrement, la contre-attaque est d’abord venue des MVNO comme Virgin mobile qui a réagi au quart de tour en proposant des offres à moins de 20€ ressemblant à s’y méprendre à l’offre Freemobile. Idem pour les sous-marques et contre-marques des opérateurs. B&You la marque internet de Bouygues a réagi très rapidement, ainsi que Sosh, la marque d’Orange. SFR propose une série Red, sans engagement à des prix bien plus agressifs que par le passé. Agressif, le PDG de SFR l’est aussi, multipliant les attaques contre Xavier Niel à grands coups de communiqués de presse. Bon, après tout, c’est de bonne guerre. Pareil pour Bouygues Telecom qui aurait même dépêché des huissiers de justice en Bretagne pour vérifier que les antennes de Freemobile sont bien allumées. Le grand gagnant dans cette histoire, c’est le consommateur, pardi ! Un exemple ? Ma chère et tendre qui a un téléphone mobile, comme tout le monde. Jusqu’à ce jour, elle utilise Mobicarte et dépense chaque mois un crédit qu’elle ne dépense quasiment pas. Alors quand elle a entendu parler de l’offre Freemobile à 2€ pour 60 minutes de communication mensuelle et 60 SMS, elle m’a regardé, incrédule et m’a simplement dit : “je signe où ?”

Comparatif des meilleures offres de téléphonie mobile. Virgin mobile et La Poste mobile sur le podium !

la-poste-mobile-meilleur-rapport-qualite-prix-selon-macacocoCe matin j’ai changé d’abonnement mobile et j’ai choisi La Poste mobile. Franchement, de vous à moi, si on m’avait dit qu’un jour La Poste aurait un service téléphonie mobile je ne l’aurais pas cru. Et entre nous, si on m’avait dit que je signerais avec eux, je l’aurais encore moins cru ! Depuis le jour où j’ai décidé de claquer la porte d’Orange, je suis à la recherche d’un nouvel opérateur de téléphonie mobile. Chez nous, en France, on n’a pas vraiment le choix. Soit on signe avec Orange, soit on tente le coup avec Bouygues Telecom ou SFR. Trois opérateurs pour un seul marché (juteux), une entente quasi cordiale entre ces trois sociétés, non ce n’est pas moi qui le dit mais la Justice qui a condamné à plusieurs reprises le trio pour entente illicite sur les tarifs. Mais entre nous, on ne va pas s’épuiser sur le sujet. Et puis dans un an environ Free mobile va débouler et là, franchement, on va se marrer…

Sauf que voilà, j’ai quitté Orange un peu tôt. Free mobile c’est encore loin et moi j’ai besoin d’un opérateur qui m’apporte du web et une bonne 3G, là, tout de suite. Comme je n’avais pas vraiment envie de signer avec un des trois lascars, j’ai commencé à regarder parmi les MVNO (Mobile virtual network operator), les nouveaux opérateurs, ceux qui n’ont pas une licence mobile mais qui sous-traitent avec l’un des trois opérateurs principaux. Comme Virgin mobile par exemple.

L’offre Virgin mobile
Franchement, les offres Virgin mobile méritent qu’on s’y attarde. C’est aujourd’hui le meilleur choix pour celui qui souhaite un abonnement avec engagement et un mobile digne de ce nom. Eh oui ! Si vous voulez un smartphone qui ait de la gueule, j’entends par là un mobile avec le calibre d’un iPhone 4 ou d’un Galaxy S2 sous Android, et pas un truc vaguement dépassé dont plus personne ne veut, Virgin mobile c’est le très bon plan. Vous pouvez toucher un iPhone 4 ou un S2 pour une somme avoisinant les 150 à 200€ en signant un contrat d’engagement de deux ans. Pour un prix mensuel de 29,90€ vous avez un forfait 1 heure, 400 SMS, Internet 3G+ illimité avec fair use de 500Mo mensuel et un mobile de course. Et comme Virgin utilise le réseau SFR qui a un des meilleurs réseaux 3G+ du marché, pas de galères. Donc en résumé. Besoin d’un mobile, pas peur de s’engager sur 1 ou 2 ans, le meilleur choix c’est Virgin mobile.

cliquez ici pour découvrir les offres Virgin mobile

L’offre La Poste mobile
D’accord. Sauf que moi, j’ai pas envie de m’engager et pis c’est tout. Engagement je dis NIET ! En plus, j’ai déjà un mobile, un excellent iPhone 3G qui me va bien, pourquoi j’irai me ruiner à le changer, d’autant que Apple va nous pondre un iPhone 5 l’an prochain ? Je suis tombé sur les offres de notre vénérable La Poste et là, mes aïeux ! Ça décoiffe !

Tenez-vous bien ! Forfait 2 heures de téléphonie, SMS illimités, internet illimité, SANS engagement : 21€ par mois. Et là on se dit elle est où l’arnaque ? Eh ben justement, il n’y a pas d’arnaque. C’est La Poste hein ? Notre bonne vieille Poste nationale crée la surprise et nous propose la meilleure offre du marché ! Une offre sans engagement avec tout ce qu’il faut pour être heureux, le web illimité en 3G+ sur le réseau SFR, les SMS en illimité, deux heures de communication. Et au risque de me répéter : 21€. C’est 26€ de moins que ce que je payais chez Orange. No comment.

Pourquoi j’ai signé avec La Poste mobile.
J’ai gambergé un peu mais pas trop et j’ai signé. Le site de la Poste mobile est bien fait, bien pensé, facile d’accès (les mauvaises langues disent que c’est fait pour la clientèle de la Poste, comprendre les seniors). J’ai choisi mon forfait de 2 heures sans engagement avec SMS illimités et internet (précision il faut cliquer sur Version sans engagement à droite). La procédure est très claire, on peut bien entendu demander de conserver son numéro actuel, il suffit pour cela d’indiquer son numéro ROI qu’on obtient facilement avec tous les opérateurs par SMS et c’est gratuit. J’ai passé ma commande ce matin, le changement d’opérateur sera effectif le 16 juiillet, donc prévoyez un peu de délai (un peu moins de deux semaines).

Aujourd’hui il n’y a pas l’ombre d’un doute ! Pour 21€ sans engagement, 2 heures de téléphonie, les SMS illimités, l’internet illimité en 3G+ c’est la meilleure offre du marché ! Chapeau La Poste !

• cliquez ici pour visualiser les offres sans engagement de La Poste mobile

• ce comparatif a été réalisé en partenariat avec le Guide numérique.

iPad 2. Cette fois, on en a vraiment envie.

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Apple vient d’annoncer iPad 2. Je vous fais un résumé du spectacle en trois mots. Plus, plus, plus. Comme toujours chez Apple. Je relis l’article que j’avais publié au mois de juin 2010 et je me marre doucement. Dans cet article qui s’intitulait, de mémoire “Pourquoi je ne vais pas acheter un iPad” j’écrivais ceci : “Je veux bien parier mon futur iPhone 4 qu’on va voir débouler sur iPad 2 une camera frontale permettant la vidéo conférence via Facetime, ça sonne comme une évidence…” Neuf mois plus tard, à la louche, Apple a eu le temps d’accoucher de iPad 2 et au passage de me donner raison.

Quoi de neuf Docteur ?
Le nouvel iPad est plus joli, plus fin. Ça, c’est typiquement Apple. La firme à la pomme réussit toujours le challenge incroyable de faire mieux que le modèle précédent. Par exemple, iPhone 4 était plus élégant que iPhone 3 lui même plus classieux que le précédent modèle. Pour iPad, c’est idem. Le nouveau modèle est plus fin, plus léger, il embarque une nouvelle puce qui lui donne plus de patate et le fait fonctionner plus rapidement avec, accessoirement (et ça n’a évidemment rien d’accessoire) une autonomie poussée à 10 heures. Parmi le plein de choses qu’on peut faire avec un iPad 2, on peut regarder dix heures de vidéo sur un écran de 9,7 pouces ultra lumineux, rétro éclairé par des leds. Mais la bonne grosse nouveauté c’est bien sûr deux cameras, une de dos et une frontale, histoire de pouvoir vidéo-conférencer de iPad à iPad ou de iPad à iPhone 4 ou Mac, via Facetime. On espère que des apps comme Skype vont aussi permettre de se téléphoner et de se voir via iPad 2 et puisqu’on rêve, espérons qu’on pourra le faire en Wifi comme en 3G. Et puis comme Apple aime inventer, ils nous ont pondu une protection intelligente pour l’écran, la Smart Cover, qui active iPad 2 quand on l’enlève. C’est le genre de truc inutile et indispensable que tout le monde va acheter, d’autant que ça ne coûte presque rien…

Interaction vidéo
Avec iPad 2, Apple pousse encore le bouchon dans l’interaction vidéo. On peut stocker des photos, sur son iPad 2 et les visualiser sur son grand écran de TV numérique HD en utilisant la fonction recopie vidéo. On peut connecter son APN et récupérer ses photos soit en utilisant le connecteur USB soit l’adaptateur de carte SD. Précision intéressante, iPad 2 prend en charge les formats jpeg et RAW. Mais iPad se contente de visualiser les RAW… Autre bonne nouvelle, le petit clavier sans fil Apple de votre Mac est compatible en bluetooth sur votre futur iPad 2. Plus encombrant certes, mais incomparablement plus confortable pour taper du texte au kilomètre. Et puis il y a tous ces nouveaux trucs qui comment par Air. AirPrint pour imprimer sans fil sur une imprimante compatible (voir la gamme HP) et puis AirPlay pour diffuser de la vidéo, des photos ou de la musique sur son télé ou ses enceintes via la nouvelle Apple TV, une petite boîte multi-services qui permet non seulement d’accéder à des contenus présents sur votre iPad 2 mais aussi à des contenus online avec un service de location de films Apple TV. Comme toujours Apple avance ses pions avec beaucoup d’intelligence et de finesse et franchement, à voir iPad 2, on se demande ce qui reste aux autres tablettes ? Rien ou pas grand chose.

Oui, mais… Il manque un chaînon.
Et là vous me dites ? Alors ? Tu l’achètes quand ton iPad 2 ? Pas tout de suite ! En fait il manque un élément de la chaîne et pas des moindres. Il manque un bon fournisseur d’accès pour que iPad 2 soit pleinement opérationnel et franchement quand on regarde de plus près les offres des opérateurs comme Orange, ça ne donne pas envie. Parce que, encore une fois, les opérateurs français vous attendent au tournant, avec des prix de forfaits ridiculement élevés et surtout honteusement restreints. Je suis désolé Monsieur Orange, mais votre forfait arnaque à 30€ par mois (avec un engagement sur 24 mois bien sûr) et une limitation à 1,5G/mois, vous pouvez vous le garder ! Parce que, si je compte bien, entre iPhone 4 et son abonnement d’un côté et iPad 2 de l’autre, il faut désormais engager des budgets démesurés pour surfer confortablement. Donc, ça sera sans moi, pour le moment, d’autant qu’il se murmure qu’un iPad 3 serait dans les cartons d’ici la fin de l’année, histoire de répliquer dare-dare à HP qui prépare le lancement en juin prochain de son futur TouchPad, un iPad like, ainsi que Motorolla. Bref, comme disait Maverick, il y a du monde dans la boucle !

En attendant un opérateur intelligent.
J’attends un opérateur intelligent, si vous voyez ce que je veux dire. Un opérateur qui ne prendrait pas pas ses clients pour des vaches à lait qu’on peut allègrement allumer de tous les côtés, ponctionner du pognon à l’envi. L’idéal serait une offre qui soit globale, qui intégrerait internet, la TV, les télécommunications fixes et mobiles. Par exemple, avec mon abonnement iPhone 4 je pourrais disposer d’une carte SIM supplémentaire pour utiliser mon iPad en surf 3G pour faire du datas. Ça vous parle ? Evidemment ça ne fait pas l’affaire d’une boîte comme Orange, mais rappelez-vous, si on n’avait eu qu’Orange, si Free n’était pas venu secouer le cocotier, on en serait peut-être en France encore à payer des abonnements internet hors de prix avec des forfaits horaires. Quand je vois ce que Free propose avec sa nouvelle Freebox Revolution (que j’ai commandée il y a trois mois mais bon, c’est la rançon du succès !), comme la gratuité des appels vers les mobiles de tous les opérateurs, je me dis qu’on est sur la bonne voie… Alors, patience.

Pourquoi j’ai résilié mon abonnement Orange pour iPhone.

resiliation abonnement orange iphone

C’est fait. Après une longue hésitation, j’ai franchi le cap. J’ai appelé le service client Orange et j’ai décidé de résilier mon abonnement Orange pour iPhone. Mon interlocuteur a dû sentir que j’étais vraiment au bout du rouleau. Il a avancé quelques pistes, histoire de tâter le terrain pour savoir si c’était un caprice, si j’étais susceptible de faire partie de ces clients qu’on rattrape en leur offrant un pack SMS illimité. Ou pas. J’ai été suffisamment sec et radical pour le dissuader de me tenir son discours du revenez-y. Il m’a demandé, quand même, si j’avais un autre opérateur en vue. Que j’allais perdre mes points chez Orange. Bla bla bla. Et au bout de cinq minutes, c’était fini. Comment en arrive-t-on à détester un opérateur de téléphone à ce point là ?

Orange prend ses clients pour des vaches à lait.
Non mais franchement, de vous à moi. Est-ce que vous avez bien regardé le niveau tarifaire imposé par Orange à ses clients sur les forfaits iPhone ? C’est simple. Les prix sont définitivement hallucinants. Il faut compter au bas mot (on arrondit hein ?) 50€ par mois pour un abonnement standard. Pour ma part, c’est ce que ça me coutait, pour un prestation somme toute rikiki : forfait Origami Star, téléphonie une heure plus une heure, internet illimité, accès 3G. D’ailleurs vous avez remarqué qu’en France, outre le fait qu’il soit de notoriété publique que nous avons les forfaits iPhone les plus chers du monde, on ne dissocie pas la téléphonie des datas. Je m’explique. Prenez l’exemple de quelqu’un qui aurait peu de besoin en matière de téléphonie, voire pas du tout et beaucoup de besoins en matière de datas (c’est mon cas). Eh bien on lui impose de payer de la téléphonie, très chère, pour avoir accès aux datas.En fait les datas sont la cerise sur le gâteau de le téléphonie. Faites un tour aux USA, allez jeter un œil sur le site de AT&T et là, oh ! Stupeur ! On constate que là-bas on peut acheter un forfait datas pour son iPhone à partir de 15$…

Et si je me passais de la 3G ?
Ça, c’est LA bonne question et c’est cette question que je me suis posée lorsque j’ai décidé d’arrêter les frais avec Orange. Bon, à quoi me sert la 3G ? Elle sert à accéder à mes données via internet sur les zones couvertes par ce mode de connexion. Mes données ? Oui, mes emails et mes réseaux sociaux : Twitter, Facebook et WhatsApp. Je ne surfe quasiment jamais avec Safari sur iPhone. Je ne rergarde pas la télé et surtout pas la TV d’Orange qui est beuguée jusqu’à la garde, tout au plus BFM TV qui est gratuite. Voilà. Le seul usage que j’avais vraiment en 3G et que je vais regretter, c’est l’utilisation de PDAnet, un utilitaire permettant l’utilisation de son iPhone comme un “modem” ADSL relayant sur un portable le signal 3G, ça c’était vraiment fabuleux. Mais ça nécessitait un iPhone jailbreaké et les petites galères qui vont avec. J’y reviendrai peut-être plus tard. Idem de l’excellente app Siphon permettant de téléphoner gratos en utilisant la couche SIP de la Freebox sur iPhone. Une fois que j’avais fait le tour de mes besoins, j’ai réalisé que chaque fois que je me déplace, à mes points d’arrivée il y a toujours plus ou moins un spot Wifi accessible, soit un réseau auquel j’ai accès officiellement, soit un accès en Freewifi avec mon code Free. C’était décidé, je me passerai donc de 3G.

Mobicarte combien de temps de communication ?
J’ai donc résilié mon abonnement. Restait le problème de mon numéro que je souhaitais conserver. Il faut savoir que chez Orange, quand on résilie son abonnement, il se transforme automatiquement en mobicarte. Vous avez donc deux mois pour alimenter votre abonnement et donc vous conservez votre numéro tant que vous payez. C’est donc ce que j’ai fait. J’ai acheté une mobicarte que j’ai payé 25€ avec 5€ de bonus. Ils sont comme ça chez Orange, vachement généreux (non, je plaisante !). Donc calcul rapide. Une mobicarte de 25€ valable deux mois, ça nous met le coût mensuel de la téléphonie à 12,50€. Une mobicarte, oui, mais pour combien de temps de communication ? Il faut beaucoup chercher pour obtenir cette info. Comme toujours, même avec Mobicarte, Orange ne joue pas vraiment la carte de la transparence. Par exemple sur le ticket de rechargement Mobicarte acheté à la Poste, il n’est fait nulle mention du temps de communication accordé pour le montant payé (25€). Est-ce bien légal tout ça ? C’est comme si chez Leclerc on me disait combien coûtent mes navets sans m’en donner le poids. Bref, pour obtenir cette information, j’ai tapé dans Google qui est mon ami “mobicarte temps de communication“. Croyez-le ou pas, je n’ai trouvé aucune info, ni sur les forums, ni sur les sites spécialisés et évidemment rien chez Orange. Finalement, comme je venais de recharger mon iPhone, j’ai tapé #123# pour comprendre (enfin !) que 30€ (payés 25) c’est une heure de communication.

Monstrueuses économies !
Donc nous y voilà. Une demie-heure de communication téléphonique au prix de 12,50€ par mois. C’est cher, très cher pour du téléphone, mais… Si je calcule bien, que je compare avec mon forfait iPhone à 47,50€ je vais réaliser une économie nette de 35€ par mois. Dans mon cas, 35€ c’était ce que me coutait la 3G. S’en passer c’est donc réaliser une économie annuelle de 420€ par an, excusez du peu ! Avoir un iPhone chez Orange aujourd’hui, c’est débourser au bas mot 50€ par mois, soit 600€ par an. Et encore, je ne parle même pas des forfaits “illimités” à 100€ par mois. Payer 1200€ par an pour un téléphone mobile, on marche sur la tête non ? Et puis finalement, je garde mon iPhone 3G qui reste un excellent téléphone mobile et se connecte à Wifi. En plus grâce à WifiTrack (qu’on ne trouve plus sur AppStore, dommage) je loge facilement les spots Wifi open ou pas. Donc pour moi la vie ne change pas trop, je n’ai plus la 3G mais j’économise un max !

En attendant Free mobile !
Le discours des commerciaux d’Orange sur Free est parfaitement rôdé, mais mon interlocuteur a rapidement compris qu’il ne fallait pas trop m’agacer sur le sujet. En quelques mots je lui ai fait comprendre qu’il ne s’agissait pour moi que d’une question de temps. Free arrive sur le marché de la téléphonie mobile et il va falloir que Orange s’en accommode. On sait bien que Orange entrevoit parfaitement le danger que constitue l’arrivée d’un quatrième opérateur de téléphonie mobile. Ce n’est pas un hasard si l’opérateur historique s’est battu becs et ongles pour empêcher l’accession de Free à un marché bien juteux (sans blague ?). On imagine que lorsque Free va débouler, probablement avant l’été 2012, les offres proposées vont faire très, très mal. Il est probable qu’une partie non négligeable des clients Free internet migrera vers Free mobile, pour ma part ça sera mon cas. Dès que Free propose une offre qui me semble convenable, je signe. Avec la même jubilation que lorsque j’avais découvert la Freebox et son abonnement à moins de 30€. Pour le moment, Orange est en position dominante, peu contrarié par une concurrence qui s’est sagement alignée sur ses tarifs, ce qui leur a valu, rappelons-le, de subir les foudres de la justice française. Mais dans dix huit mois, l’arrivée de Free va bouleverser la donne. On parie ?

Pourquoi je ne vais pas acheter un iPad.

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Non, je ne ferai pas partir des trois millions d’acheteurs qui ont acquis un iPad. C’est dingue non ? Rendez-vous compte, en moins de trois mois de commercialisation, Apple a déjà écoulé trois millions de tablettes ! J’ai même vu que Nicolas Anelka trimballait son iPad avec lui pendant les entrainements en Afrique du Sud, je veux dire quand lui et ses petits camarades ne boycottaient pas les entrainements, évidemment. Bref, après ce titre un peu racoleur, j’en conviens, il aurait été convenable d’ajouter la mention “Enfin, pas tout de suite !” Car, en réalité, qui peut résister à l’appel de iPad ?

En fait, avec iPad, Apple persiste dans la voie de la finesse (dans tous les sens du terme), de l’intelligence, de la légèreté. Et, surtout, de la simplicité. Sur ce coup là, Apple reste dans la philosophie qui est la sienne depuis 1984, depuis l’avénement de Macintosh. Mettre à la disposition des utilisateurs des outils simples d’utilisation, intuitifs. Des relais d’intelligence. Des systèmes experts, permettant à des gens qui ne sont pas experts en informatique (et qui ne veulent pas le devenir) d’utiliser un outil dans leur domaine d’expertise. Et iPad est le parfait aboutissement de ces systèmes experts. C’est un peu le Mac du 21ème siècle, dôté d’un écran tactile et d’un clavier virtuel, permettant d’accéder à l’information avec ce que la nature nous a donné de plus intuitif, de plus natif en matière de pointeur que… nos doigts.

Si vous savez utiliser iPhone, vous savez utiliser iPad.
On a reproché à Apple d’avoir choisi l’OS de iPhone pour l’appliquer à iPad. Là encore, il s’agit d’un choix naturel et intuitif. Rendez-vous compte. Au même titre qu’Apple disait avec Mac, en 1984, si vous savez utiliser une application vous saurez utiliser toutes les applications, ici Apple reprend son slogan en l’adaptant à la parfaite cohésion entre iPhone et iPad : si vous savez utiliser un iPhone, vous savez utiliser un iPad. Et puis, à l’adresse des développeurs, si vous savez développer pour iPhone, alors le futur marché de iPad s’offre à vous. De l’intelligence, je vous le dis, à tous les niveaux. Ajoutez à cela que les produits Apple sont des must have et vous comprendrez pourquoi la firme de Cuppertino vient de passer devant Microsoft. Bon, il faut dire que l’argument développé par Bill and co “je suis PC et pis c’est tout !” ne tient franchement pas la route. On comprend mieux, quand on voit iPhone 4 ou iPad, pourquoi Bill Gates a interdit à sa fille d’acheter in iPhone (la pauvre).

Un outil communicant, mais…
Et là vous me dites ? Mais alors, pourquoi, toi, tu ne vas pas acheter d’iPad ? C’est simple. Parce que je n’en n’ai pas besoin. Il ne faut pas perdre de vue que iPad est d’abord un outil. C’est un outil nomade, idéal pour celles et ceux qui se déplacent beaucoup, qui ont besoin d’accéder à leurs informations, de rester en contact permanent avec leur entreprise ou leur tribu. iPad est un outil merveilleusement communicant qui utilise l’internet avec une brillante intelligence, via Wifi ou via le réseau 3G. Les plus malins d’entre vous (suivez mon regard) ont dans leur besace des codes d’accès aux spots Free, SFR, Neuf, etc… Ainsi, chaque hotspot devient un point d’accès potentiel. On sait que Apple propose plusieurs modèles, avec ou sans la 3G. À tout prendre, il est préférable d’opter pour la 3G, même si vous devez être conscient que les opérateurs de téléphonie vous attendent au tournant, tout prêts qu’ils sont à vous faire cracher au bassinet. Un exemple ? L’opérateur historique (oui, désolé, j’en arrive à ne plus souhaiter prononcer son nom) qui propose un forfait Datas pour iPad 3G à 39€ par mois et encore ! Pour ce prix-là vous serez limité à 2Go. Voilà déjà au moins un argument qui ne m’encourage pas à acheter un iPad.

Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je ne fais pas…
Le deuxième point, c’est que je crois qu’il y a sagesse d’attendre lorsqu’apparaît une nouvelle technologie. Pour ma part aussi vrai que j’ai attendu iPhone 3G avant d’avoir un iPhone, j’attendrai la seconde génération d’iPad avant de craquer éventuellement… Il est simple d’imaginer les prochaines générations de la tablette iPad. Je veux bien parier mon futur iPhone 4 qu’on va voir débouler sur iPad 2 une camera frontale permettant la vidéo conférence via Facetime, ça sonne comme une évidence. Et puis, comme un leitmotiv, je ronge mon frein et j’attends 2012 et l’arrivée de Free sur le marché de la téléphonie mobile. En espérant que mon futur opérateur botte le cul de la concurrence (comme il l’a fait avec les forfaits internet) en nous proposant de véritables alternatives, tant en matière de téléphonie mobile que d’accès au réseau 3G. En attendant, c’est le besoin qui crée l’outil. Alors si vous avez besoin d’un outil communicant, léger et performant, faites ce que je dis, ne faites pas ce que je ne fais pas. Achetez-vous un iPad !

Apple keynote 2010, Steve Jobs présente iPad, le chaînon manquant.

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Il s’appelle iPad et il a été présenté hier par Steve Jobs lors de la keynote Apple. D’abord, ça faisait vraiment plaisir de retrouver le boss d’Apple en forme, avec cette petite lueur dans les yeux, comme seul ce grand gamin qu’il est resté peut en avoir. Magical. C’est le mot employé par Steve Jobs et nous ne sommes pas loin, ici à Macacoco, de partager ce point de vue, même si nous pensons qu’il manque encore une ou deux petites choses à ce périphérique pour être complètement magical. Qu’importe, pour le moment nous allons goûter notre plaisir après avoir visionné la vidéo de la keynote. Say hello to iPad. Décryptage.

Premier constat, Apple est devenu, avec iPhone, iPod touch et Macbook le leader des périphériques mobiles. Devant Sony, Samsung et Nokia, excusez du peu. La tornade iPod a relégué le Walkman au rang d’antiquité, il en fut de même avec iPhone, le téléphone nouvelle génération. Apple l’a souvent dit et répété, la marque ne voulait pas d’un énième netbook cheap, mais d’un vrai périphérique mobile s’intercalant entre iPhone et Macbook. On avait donc beaucoup parlé d’un hypothétique netbook Apple jusqu’à ce que transpire l’arrivée d’une tablette. D’ailleurs le Wall Street journal écrivait avec beaucoup d’humour “la dernière fois qu’il y a eu autant d’excitation autour d’une tablette, il y avait certains commandements écrits dessus.

• Internet, emails, photos, vidéos, musique, jeux, livres électroniques.
Voici iPad, un nom court et porteur d’envies, comme seule la firme de Cuppertino sait en créer. Alors, comment se présente iPad ? En gros, c’est un grand iPhone très fin, léger, qui fonctionne avec un OS développé pour iPhone dôté d’un écran de 9,7 pouces. Le genre de truc, tu le vois et tu sais immédiatement que tu en veux un ! Et là vous nous dites, ça sert à quoi ? Ce iPad est à mi-chemin entre un iPhone et un Mac portable. Il se connecte en Wifi et en 3G (en option, on y reviendra), on peut donc surfer sur le web, relever ses emails, regarder ses photos, des vidéos, écouter de la musique, jouer à des jeux, lire des livres électroniques. Comme sur iPhone ? Exact, comme sur iPhone mais avec un confort visuel inégalé puisque l’écran rappelons-le fait 10 pouces ! Évacuons d’un revers de main les sujets qui fâchent. Non, il n’y a pas de caméra embarquée. Exit le doux rêve de la vidéo conférence, dommage, mais ça c’est typiquement Apple. On verra sûrement un jour une webcam embarquée sur iPad. Ou un appareil photo. Voire les deux. Ensuite, au cours de sa démo, Steve Jobs se ballade sur une page du New York Times, on voit nettement un immonde cube bleu qui signale l’absence du plug in flash. On peut donc en déduire que Adobe et Apple ne se sont toujours pas mis d’accord sur le sujet qui flashe, euh… pardon qui fâche. “Tout le web dans le creux de votre main !” Steve a toujours le sens de la formule.

• Énorme autonomie de 10 heures, un must have pour les photographes et les vidéastes
On a du mal à réaliser quand Jobs annonce l’autonomie de iPad, avec 10 heures et un mois en stand by ! Quasiment un Paris-Tokyo à regarder des films sans interruption, c’est assez phénoménal. D’autant que la qualité d’image est simplement bluffante. Autant pour regarder des vidéos sur Youtube ou des films que pour visualiser des photos et là, je sens que les photographes et les vidéastes vont adorer cet objet. Tous les photographes, d’abord. Avec une capacité de 64Go, ce iPad devient un précieux outil de présentation de photo, d’autant que l’écran a une nette tendance à sublimer l’image, avec cette capacité à passer du mode portrait au mode paysage simplement d’un geste de la main en faisant pivoter iPad. Tous les vidéastes avec cette capacité à montrer une vidéo dans les meilleures conditions sur un périphérique mobile très facile à transporter.

• Bienvenue dans l’enfer des jeux !
Et puis bien sûr, il y a les gamers et là, les amateurs du genre vont être servis. Copieusement. Les démos qui ont été faites pendant la keynote, avec notamment deux jeux, un shoot them up de Gameloft et Need for speed de Electronic Arts, montrent non seulement la capacité d’iPad à sublimer les jeux, tant au niveau graphique que dans l’utilisation de l’écran tactile, de l’accéléromètre, mais aussi la capacité des développeurs à créer des jeux et à porter leur code de iPhone à iPad. Il faut savoir que Gameloft et EA ont été contactés par Apple moins de trois semaines avant la présentation à la keynote. “Regardez ce qu’ils ont fait en deux semaines à peine, alors imaginez ce qu’ils vont faire d’ici quelques mois” ajoute un Steve Jobs très remonté ! C’est clair, iPad va être un périphérique de jeux vidéos absolument unique et le développement d’Apple dans le monde du jeu ne fait que commencer.

• Et puis vient iBooks.
Steve Jobs montre Kindle et là, je repense à Loïc Le Meur qui s’extasiait il y a quelques mois sur son Kindle. Ma première réaction avait été de me dire, mais pourquoi ont-ils mis un clavier qui bouffe la moitié de la surface ? Allez ! Apple iPad renvoit Kindle aux oubliettes voire aux magasins d’antique computers. Apple intègre le livre électronique comme ils savent si bien le faire, avec cette possibilité très sexy de tourner les pages avec le doigt (mais ici pas besoin de mouiller son doigt), ou en tapotant à gauche ou à droite de l’écran. On peut changer la police et sa taille et tout cela de manière intuitive. On peut acheter des livres sur iBooks store et les livres viennent se ranger sur une charmante bibliothèque en bois. C’est clair, Apple sait faire. Inutile de dire que des accords sont déjà signés avec les cinq ou six maisons d’édition les plus prestigieuses de la planète, dont le groupe Hachette. Et comme on est en 2010 les livres peuvent intégrer des contenus interactifs, photos et vidéos.

• Une nouvelle version de iWorks et des accessoires déjà indispensables
Pour l’occasion, Apple va proposer une version iPad de iWork, avec ses trois logiciels vedettes, Keynote, Pages et Numbers, vendus chacun au prix quasi symbolique de 9,99$. A ce propos, on peut se demander combien coûteront les logiciels diffusés sur iPad, probablement un poil plus cher que ce qui est déjà disponible pour iPhone. Au rayon des accessoires, Apple propose un dock optionnel, un housse de rangement assez touchy et surtout un dock intégrant un clavier, pour transformer le iPad en ordinateur de bureau. Voilà un petit détail qui va en intéresser plus d’un ! Et encore, j’imagine que les fabricants et distributeurs, je pense à des gens comme Macway, vont s’en donner à coeur joie et proposer de très nombreux périphériques tous plus enviables les uns que les autres.

• Une politique de prix agressive, le 3G en option et la conscience verte qui va avec
Apple tire les leçons du passé. Un iPad pour tout le monde, ou presque, avec un modèle 16Go à moins de 500$, un modèle à 32Go à 599$ et un modèle à 64Go à 699$. Ça c’est pour le modèle qui surfe en Wifi. L’autre modèle peut aussi se connecter en 3G en embarquant une nouvelle carte GSM micro sims, l’occasion de tirer le prix vers le haut pour Apple (16Go à 629$, 32Go à 729$, 64Go à 829$). Il reste à voir à quelle sauce Orange va consommer ses clients en France. De l’autre côté de l’atlantique, AT&T annonce un abonnement DATA à 14,99$ par mois jusqu’à 250M et à 29,99$ en illimité. Aux USA l’abonnement va être activable directement à partir de iPad, sans contrat, sans durée d’engagement, annulable à la demande. On espère qu’il en sera autant avec les partenaires français mais là, franchement, c’est pas gagné. Normalement iPad sera disponible dans le monde entier d’ici 60 jours. On peut donc commencer à faire des économies.

• iPad c’est le chaînon manquant.
Alors ? Que faut-il penser d’iPad ? On l’a tellement attendu qu’aujourd’hui qu’il est là on en serait presque déçu qu’il soit comme on l’avait imaginé. Aussi beau, aussi désirable. Si on veut vraiment voire la bouteille à moitié vide, on peut regretter l’absence de webcam, mais je veux bien parier qu’on verra débouler cette fonctionnalité sur iPad aussi sûrement qu’on a vu la 3G débarquer sur la seconde version d’iPhone. Magical. Je suis comme Steve Jobs, j’ai le même regard d’enfant que lui sur cet objet magnifique, entre iPhone et Macbook qui va aussi être un formidable outil de productivité, de communication. Tout le temps, partout. La question qu’on doit se poser n’est pas “est-ce que j’en veux un ?” mais plutôt “est-ce que ça va m’être utile ?” A ce sujet, et en guise de conclusion, je voudrais citer Phil Shiller qui est Vice Président worldwide Product marketing chez Apple : “iPad va changer la façon dont nous faisons les choses, chaque jour.

Say hello to iPad. Il n’est pas encore là mais il est déjà indispensable. C’est de la magie ? Non, c’est Apple.

Conférence Apple event 27 janvier 2010 : iSlate ou iPad, iPhone OS 4.0, iLife 2010

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Si on en croit les rumeurs, notamment celles relayées par la chaîne Fox news qui semble avoir quelques introductions chez Apple, l’avenir appartient à la firme de Cupertino dès demain 27 janvier 2010, avec l’annonce, tenez-vous bien ! (tenez-vous mieux…) de trois nouveaux produits, rien que ça.

D’abord iSlate, LA tablette ultime qui ira sur internet, qui fera de la vidéo conférence avec iChat, qui permettra de jouer (Electronic Arts a déjà annoncé la disponibilité de ses jeux sur ce nouveau périphérique), de lire (reléguant le Kindle au rayon d’aimable plaisanterie pour vieux geek retraité), tout ça en 3G et on l’espère également en Wifi, histoire de ne pas se faire trucider avec des abonnements hors de prix concoctés par vos amis d’Orange.

Seconde bonne nouvelle, Apple en profiterait pour annoncer une nouvelle version d’iPhone OS en version 4.0 pour assurer un bon niveau de compatibilité entre iSlate ou iPad et iPhone. Enfin, Apple pourrait profiter de l’occasion pour annoncer iLife dans sa version 2010 (iPhoto, iMovie, iDVD, iWeb).

L’info à retenir c’est que le géant du jeu EA en personne sera de la partie, si j’ose dire. Ce n’est pas un hasard si des journalistes de la presse spécialisée vidéo et jeux sont conviés à cet Apple event. Autant dire que du côté ludique, Apple s’apprête sans doute à frapper très fort. Stay tuned !

La saga du quatrième opérateur.

La saga du quatrième opérateur de téléphonie mobile continue avec un nouvel épisode, l’appel à candidatures lancé officiellement par le gouvernement français le samedi 1er août. Il n’est pas inutile de rappeler que la France n’est pas véritablement en position de libre concurrence sur le marché de la téléphonie mobile, avec seulement trois opérateurs (Orange, SFR, Bouygues Tel) dont il convient aussi de rappeler qu’ils ont par ailleurs déjà été condamnés pour entente illicite par les tribunaux français. Il faut noter que la plupart de nos voisins européens ont de quatre à cinq opérateurs. Du point de vue du calendrier, la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 29 octobre à midi. L’Arcep (l’autorité de régulation des télécoms) aura, à cette date, trois semaines pour publier la liste des candidatures recevables. Le candidat retenu sera connu au plus tard le 29 mai 2010 et sa licence (d’une durée de vingt ans) prendra effet dans le mois qui suit. Le ticket d’entrée sera de 240 millions d’euro, une somme revue à la hausse par le gouvernement, mais nettement plus accessible que les 620 millions d’euro déboursé par les trois prédécesseurs. On peut donc désormais raisonnablement penser qu’à partir de l’été 2010, nous serons en mesure d’utiliser les services d’un opérateur qui ne sera ni Orange, ni SFR, ni Bouygues Tel. Et ici, à Macacoco, nous croisons les doigts pour que ce nouvel opérateur s’appelle Free.

L’opérateur historique résolument opposé à la candidature de Free
Inutile de vous dire qu’Orange va tout mettre en oeuvre pour empêcher la candidature de Free et de son groupe Iliad. D’ailleurs l’opérateur historique a immédiatement annoncé la saisine de Bruxelles et des autorités européennes pour contester le prix. Voir Orange saisir une commission européenne en arguant de l’argument de l’aide d’état ne manque cependant pas de piment. Ce que France Telecom omet de préciser c’est que les fréquences ont été divisées en trois lots, chaque lot limitant le nombre de clients possibles. Il y a, quoiqu’il en soit une véritable portée politique à la décision d’intégrer un quatrième opérateur et ce n’est pas un hasard si Bercy et le gouvernement français approuvent la sage décision de proposer une fréquence à un quatrième opérateur, tout en voyant l’arrivée d’un trublion comme Free d’un oeil satisfait. D’ailleurs, du côté du ministère des finances, on table sur une baisse de prix d’au minimum 7% des tarifs et une baisse de prix, en période de crise, c’est bon pour lutter contre l’inflation et donner du moral aux consommateurs !

Free, trublion et agitateur depuis toujours.
Alors, peut-on raisonnablement espérer que le ticket revienne à Free ? Absolument ! Est-il bien utile de rappeler à quel point cette société a révolutionné le paysage de l’internet en France ? Si Free n’avait pas existé, je suis convaincu que nous en serions encore à payer des forfaits horaires sur ADSL ! Je plaisante, mais pas tant que ça. Free est une société qui invente, qui défriche, qui avance. Prenez la Freebox v5, tellement inventive, gratuitement mise à disposition des clients (sans avoir à payer une location suivez mon regard), intégrant la télévision, la téléphonie gratuite vers un maximum de destinations (alors que cette option est encore payante chez certains). Eh bien, imaginez que Free soit aussi votre opérateur de téléphonie mobile, demain. Imaginez le profit que nous allons en tirer et je ne parle même pas de la baisse de prix qui interviendra à coup sûr (et je veux bien parier ma feuille d’impôts avec Bercy que cette baisse sera supérieure aux 7% escomptés), je parle de téléphonie gratuite à partir d’un mobile vers des numéros filaires via les Freebox installées partout en France (via SIP entre autres), des Freebox qui seront autant de hotspots pour relayer l’internet.

A dire vrai, Orange connaît parfaitement son concurrent Free et sait les parts de marché qu’il lui a fait perdre sur le marché de l’internet. Il n’y a pas loin à penser qu’il en sera de même sur le marché très juteux de la téléphonie mobile. Juteux ? Vous avez dit juteux ? Sachant qu’Orange revendique avoir vendu depuis novembre 2007 plus d’un million d’iPhones, qu’on sait que chaque détenteur d’un Iphone dépense en moyenne 86€ HT par mois, il ne faut pas qu’Orange compte en plus sur nous pour lui offrir la boîte de kleenex ! Orange sait parfaitement que Free va le plumer, le mettre minable et l’alléger d’une part non-négligeable de ses clients, à commencer par nous, ici à Macacoco. Il y a fort à parier qu’une part importante de clients Free ADSL migre vers Free dès qu’il aura obtenu sa licence d’opérateur de téléphonie mobile. Et franchement, de vous à moi, le plus tôt sera le mieux !