VMware Fusion. La curieuse histoire du PC qui était un Mac qui était un PC.

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Laissez-moi vous raconter une histoire de fous. Une histoire de fous, certes, mais une histoire vraie. Tellement vraie que cette histoire, je l’ai vécue et je la vis en ce moment. Tout commence par l’achat d’un netbook sur eBay, un Dell mini 9 équipé d’un MacOSX Leopard. Une chouette config, quasiment prête à l’emploi (il manquait deux ou trois drivers que j’ai installés) avec son proc Atom, une extension mémoire à 2Go de RAM et surtout un SSD de 32Go ultra rapido, complété par une carte SD de 32Go. Mazette, un petit Dell rikiki mais musclé : 64Go d’espace disque en ligne, le tout évoluant sous MacOSX Leopard, autant dire une horloge suisse. Bon, bien sûr, pas question de lancer Photoshop ou Aperture, non ! Le mini et son poids plume (1 Kg à la louche) est destiné à m’accompagner dans mes déplacements, pour surfer sur internet, relever mes emails sur Gmail, surveiller mes serveurs à distance, faire du FTP avec l’excellent Transmit. Le tout en Wifi quand il y en a ou en 3G, en utilisant la connexion de mon iPhone 3G (jailbreaké) via l’application PDAnet. Tout allait bien, donc, dans le meilleur des mondes et puis j’ai eu besoin d’utiliser un logiciel PC qui ne fonctionne qu’en environnement PC. C’est à ce moment là que j’ai imaginé ce scénario qui ne manque pas de piment. Émuler Windows sur un Mac qui tourne sur un PC.

VMware Fusion, le magnifique
Rien de tout cela n’aurait été possible sans VMware Fusion dont je n’hésite pas à dire qu’il est l’un des meilleurs logiciels que j’ai eu à tester sous Mac OSX, toutes catégories confondues. Voilà un soft qui permet de faire fonctionner sous Mac OSX et sur une machine à base de processeurs Intel un système d’exploitation étranger au cœur d’une machine virtuelle, non seulement Windows (98, me, XP) mais aussi Linux, Solaris, Chrome OS, … L’installation de Fusion est on ne peut plus simple puisqu’elle se limite quasiment à lancer l’installeur, choisir le disque de destination, entrer son numéro de série et c’est à peu près tout. On insert le CD original de son système d’exploitation (pour moi c’était Windows XP pro), notez d’ailleurs que vous pouvez aussi utiliser une image disque, et voilà l’install de Windows qui démarre, exactement comme si vous l’installiez sur un PC. D’ailleurs les Mac à base de processeurs Intel sont désormais parfaitement transparents. Ceux qui avaient fait la gueule (suivez mon regard) quand Apple a choisi Intel comprennent aujourd’hui tout le bénéfice que nous, Apple addicts, avions à tirer de ce choix. La preuve ? Windows s’installe désormais sans broncher, tout heureux qu’il est de trouver son ou ses processeurs de prédilection. Et tout le reste est à l’avenant. Mais revenons à notre Dell mini option Mac sous OSX. Voilà donc l’ancien PC dôté d’un système Mac qui héberge Fusion et Windows XP, et c’est comme un retour aux sources. L’installation de Win XP est un poil laborieuse (on ne se refait pas, hein Bill ?), d’autant qu’il faut subir les mises à jour en cascade de Windows et c’est un peu long. J’ai dû mettre quasiment une journée et demie pour finaliser l’install et la mise à jour.
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Et finalement, Dell mini évolue sous Windows !
Notez encore qu’un tableau de bord permet de paramétrer le fonctionnement système de Fusion de manière très pointue. On peut partager des dossiers de manière transparente avec le Mac qui est à l’étage en dessous, régler la taille de la RAM, la taille du disque dur alloué à Windows. J’avais accordé 5Go dans un premier jet et ça ne s’est pas avéré suffisant. Comme je n’ai pas pu (pas su) redimensionner la partition de manière dynamique dans Fusion, j’ai eu beau augmenter le curseur dans le tableau de bord rien n’y a fait. Il a fallu me résoudre à supprimer ma partition et à recommencer en allouant 7Go, le minimum avec SP3. En tout cas, une fois en place, c’est assez fascinant et c’est rien de le dire ! Windows XP tourne bien sur le Dell mini avec 1Go alloué à la mémoire Windows. Le concept lui-même est étonnant. Avec VMware Fusion, il est possible de faire des trucs radicalement inédits dans la vraie vie ! Par exemple de mettre Win XP en “pause”, c’est comme si le système d’exploitation se figeait à un instant T. Windows XP est en train de faire une mise à jour qui me semble interminable, je mets Fusion en pause, je quitte l’appli, j’éteins Dell mini et je vais me coucher. Le lendemain matin je rallume le mini, je relance Fusion et Windows XP reprend sa mise à jour comme si de rien n’était. Hallucinant ! Les volumes montés sur le Mac (disque dur, clé USB) peuvent être affectés à Win XP, dans ce cas elles disparaissent du bureau Mac (si vous avez choisi l’option PC isolé). Si vous quittez Fusion, les volumes affectés au PC redeviennent dispo sous Mac OSX. Étonnant, non ?

VMware Fusion est une killer app, sans l’ombre d’une hésitation.
J’ai installé mon logiciel PC et je l’utilise de manière tout à fait fluide et transparente. Désormais, mon Dell mini a une double fonction. C’est un PC qui est aussi un Mac sous OSX Leopard qui est aussi un PC sous Windows XP pro. Je suis donc capable d’utiliser des logiciels Mac ou PC en faisant tourner un simple logiciel d’émulation. Inutile de dire que je recommande hautement VMware Fusion : simplicité d’installation, d’utilisation, paramétrage transparent, fonctionnement fluide, ce logiciel est simplement génial. Gé-nial !

voir le site de VMware Fusion

Hackintosh : installer Mac OSX 10.5 Leopard sur un netbook mini PC

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Il y a bien des années (je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître), alors que je traînais déjà mes godasses à Applexpo depuis un bail et que j’usais mes fonds de culotte à développer sous Omnis 3 (les puristes de Blyth software apprécieront), j’avais croisé deux gamins qui à l’époque avaient à peine quinze ans. Ces deux mômes nous avaient expliqué que leur passe-temps favori c’était de casser du code, pour le fun. C’était pas fréquent et je crois que ces deux mômes furent les premiers hackers Mac que j’ai rencontré. A cette époque bénie, donc, où les machines Apple tournaient sur des processeurs Motorolla, la grande question maintes fois répétée à propos d’Apple était : “est-ce que c’est compatible ?” Comprendre compatible avec le PC, une remarque déjà amusante à l’époque, tant le PC n’était déjà pas vraiment compatible avec lui-même ! Avec le temps sont apparues des solutions logicielles qui permettaient à un Mac de faire tourner Windows avec plus ou moins de bonheur.

Et puis les années ont passées. Apple a progressivement changé de fusil d’épaule, abandonnant Motorolla pour le PowerPC d’IBM, ce qui laissa un goût des plus étranges à certains Mac maniacs de la première heure, ceux-là mêmes pour qui IBM était la bête à abattre, ceux pour qui les initiales IBM signifiaient “I Buy Macintosh“. Tiens à ce propos, il me revient en mémoire une devinette qui avait cours dans les milieux Mac au début de années 90 après que furent révélées les erreurs de calculs de certains processeurs Intel. “Combien faut-il d’ingénieurs pour changer une ampoule chez Intel ? Trois. Un pour changer l’ampoule, l’autre pour tenir l’échelle.” On se marrait bien, à l’époque. On s’est moins marré quand Apple a annoncé Intel inside Mac, mais c’était sans nul doute le prix à payer pour se développer et rester compétitif. Aujourd’hui tout le monde veut un Mac, ou un iPod, ou un iPhone. Et parfois les trois.

Mac : intel inside.
Donc Mac tourne désormais sur des processeurs Intel. De là à imaginer faire tourner un OSX sur un PC, il n’y avait qu’un pas. Mais, de vous à moi, quel intérêt de faire tourner Mac OSX sur un PC, quand on imagine que ça va être un grosse source d’emmerdements, alors qu’aujourd’hui pour 1000€ HT à la louche vous pouvez vous offrir un iMac 24 pouces qui tourne comme une horloge suisse ? Aucun. Aucun sur une machine de bureau. Mais sur une machine qui n’existe PAS dans la gamme Apple, c’est une autre histoire. Et Apple ne produit pas de netbook, ces adorables PC ultra portables et ultra mobiles qui se vendent à vil prix et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle Apple ne s’engage pas sur ce marché, parce qu’il n’y a pas de valeur ajoutée. En clair pour Apple, vendre des Mac portables ultra équivaut à se tirer une balle dans la pomme. Le jour où Apple sortira un netbook, ce sera un objet jamais vu, pilotable au doigt et qui coûtera le prix d’un Macbook. Mais revenons aux netbooks PC ultra portables ! Qu’est-ce qui s’opposerait à ce qu’on installe Mac OSX sur une machine Intel qui fait déjà tourner Linux ou Win XP ?

Installer Mac OSX sur un netbook, oui mais…
D’abord, c’est interdit par le CLUF d’Apple, le Contrat de Licence Utilisateur Final. Ensuite, il faudrait que le software d’Apple intégre les paramètres du hardware utilisé par le netbook en question, mais ça c’est qu’une question de drivers, de pilotes pour gérer la carte réseau, la carte wifi, la carte graphique, la webcam, etc… Rien d’insurmontable, donc. Résumons. Une licence retail de Leopard (Mac OSX 10.5), un netbook lambda, un peu de patience et au final un netbook de taille ultra réduite (9 à 10 pouces) capable d’exécuter Mac OSX, c’était très tentant. Ainsi est né le hackintosh. La première machine à s’être révélée particulièrement adaptée au hackintosh fut le netbook MSI Wind, dont l’allure et la coque blanche ne sont d’ailleurs pas sans rappeler le Macbook. Autour de ce netbook au prix très abordable (moins de 300€), s’est constitué un groupe de passionnés. Mieux encore, pour faciliter l’intégration de Léopard (Mac OSX 10.5) sur MSI, une image iso circule sur internet. Cette image intégre OSX et les drivers qui vont bien pour MSI Wind. L’autre machine qui s’est révélée étonamment “compatible” avec Mac OSX c’est le Dell Mini 9, dont le prix public est également inférieur à 300€. Et puis la liste des netbooks compatibles s’est encore allongée avec le temps…

Netbook sous OSX un ersatz de Macbook ?
Soyons clair. Un netbook PC qui exécute Mac OSX ça n’est pas un Mac. Le processeur Atom qui équipe ce genre de machines est cadencé à 1,6Ghz et le plus souvent la machine ne dispose guère de mémoire. Dell mini 9 c’est 1Go de mémoire en standard, même si un module optionnel permet de monter la mémoire à 2Go, ce qui n’est plus le cas avec le nouveau modèle (Dell mini 10). En revanche, l’utilisation d’un disque SSD de 16Go (ou plus) peut permettre d’optimiser le fonctionnement, le lancement de l’OS et des applications étant alors nettement plus rapide qu’avec un disque dur. Exit les logiciels nécessitant de gros traitements (par ex. Adobe Photoshop). En revanche, pour surfer sur Internet, relever ses emails, soit en utilisant Wifi soit via la 3G de son iPhone, un netbook PC évoluant sous Mac OSX peut être bigrement séduisant. Non seulement pour l’utilisateur final, mais aussi pour le constructeur. D’ailleurs il se murmure que la firme MSI ne voit pas cette opportunité d’un mauvais oeil, mieux encore des sources bien informées ont prétendu que Dell était à l’origine de “type11 bootloader” un utilitaire permettant de booter sur un CD et lancer l’install de Leopard à partir d’une version retail du commerce. En tout cas ce fichier existe et se trouve très facilement sur le net. Notez que plusieurs procédures existent pour installer Mac OSX sur un netbook, dans tous les cas il faut insister sur la parfaite illégalité de la manip ! L’achat d’une licence Leopard version retail (comptez environ 120€) ne vous met pas à l’abri de la l’invalidité du CLUF mais appaisera votre conscience.

On va goûter ?
Et là, comme l’agent Bullit dans “Mais qui a tué Pamela Rose” vous me dites : “on va goûter ?” Ici à Macacoco, on ne se contente pas de parler, on teste aussi. Donc, notre prochain banc d’essai sera consacré au fonctionnement de Mac OSX 10.5 sur un netbook Dell mini 9 et c’est promis ! On va essayer un max de softs, tester l’évolution sur internet en wifi et via iPhone en 3G et comme d’hab’ on vous dira TOUT. Stay tuned !

DSLR remote : piloter un boîtier Canon EOS avec son iPhone.

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Les gens de On one software ne sont ni des débutants, ni des rigolos. Si vous êtes à la croisée des chemins entre informatique et traitement numérique, vous avez un jour ou l’autre croisé l’un de leurs produits. Pour ma part, j’ai eu l’occasion de travailler sur des projets numériques avec Genuine fractals, un plug in de Photoshop assez ahurissant qui permet de ré-échantilloner une image basse définition en haute déf sans (trop de) perte liée au redimensionnement. Donc quand j’ai vu passer l’info sur DSLR remote, un logiciel permettant de piloter un boîtier Canon EOS à partir d’un iPhone, j’ai tendu l’oreille (et pas que), étant moi-même propriétaire d’un EOS et d’un iPhone.

L’idée est donc de pouvoir piloter un EOS à partir de son iPhone. Piloter ? Oui, piloter, ça va du réglage de la balance des blancs au déclenchement du shoot en passant par la vitesse et l’ouverture. Les applications d’une telle appli sont innombrables. Comment ça marche ? En fait c’est assez simple. Il faut un boîtier EOS* connecté en USB (ou Firewire) à un ordinateur portable PC ou Mac qui communique en Wifi avec iPhone. Sur le portable tourne un logiciel serveur piloté par le iPhone et qui envoit ses instructions à EOS. Si votre boîtier supporte LiveView* vous pouvez visualiser l’image en temps réel et j’ai envie de dire que c’est presque une obligation (sinon vous shootez en aveugle).

L’intérêt d’un telle appli tient dans la liberté de mouvement qu’on peut avoir avec un iPhone dans le creux de la main. Cependant cette technique nécessite une mise en oeuvre importante, l’EOS étant posé à un endroit pré-défini, dans une posture fixe ou sur un pied, lié à un portable ou un netbook. Si le boîtier est lui même Wifi, on doit pouvoir se passer du câble USB ou firewire. Ceci étant fait, j’imagine assez bien les cadrages, en utilisant notamment une focale grand angle ou carrément un fish eye, sur des shootings de mode ou en photographie de sport.

Notez que l’applicatif ne fonctionne qu’avec les boîtiers Canon, simplement parce que les gens de l’équipe On one software sont tous équipés en Canon. Pour Nikon, il faudra attendre mais nul doute que si l’appli est un succès, l’équipe de dév s’empressera d’adapter le concept pour les happy fews de la marque jaune. L’app iPhone devrait être disponible dans les prochains jours sur AppStore**, le logiciel serveur sera téléchargeable sur le site On One software.

Épatant !

Hervé LE GALL
photographe

*350D, 400D, 500D, 20D, 30D, 40D, 50D, 5D, 5D Mark II, 1D Mark II, Mark IIn, Mark III, 1Ds Mark II, Mark III – les boîtiers supportant LiveView comme le 500D, 40D, 50D, 5D Mark II, 1Ds Mark III, 1D Mark III.

**l’app version Pro va être commercialisée au prix de 19,99$ avec un prix d’intro de 9,99$. Une version Lite (qui ne permet que le déclenchement du boîtier) sera dispo au prix de 1,99$. Le serveur version PC ou Mac est quant à lui gratuit.

voir la source sur le blog de on one software

voir Shots, le blog du photographe Hervé Le Gall

iBluetooth, la rançon de la gloire.

iBluetooth est un logiciel très prometteur qui est sur nos tablettes depuis un bail et qui fait partie des logiciels pour iPhone jailbreakés qu’on a envie de mettre au banc d’essai depuis la création de Macacoco. Oui, mais pour ça il faudrait pouvoir le télécharger et ça c’est pas gagné ! En effet, le logiciel star du Bluetooth pour iPhone 3G est victime de son succès, il n’était plus possible d’obtenir une licence démo de six jours (un peu court quand même, six jours…) afin de le tester. La semaine dernière, le bouton Get license était bloqué, paralysant du même coup le iPhone pendant quelques minutes.

Dimanche, j’ai réussi à activer le bouton de test, un peu par hasard, j’ai donc six jours pour pouvoir (enfin) tester iBluetooth et ses fonctionnalités magiques, permettant l’échange de fichiers via Bluetooth entre deux iPhone 3G ou bien entre un iPhone 3G et un autre support bluetooth (Mac, PC, autre téléphone, …).

La perspective de pouvoir échanger librement des fichiers, quelqu’en soit l’origine (photos, sons, vidéos, …) de son iPhone vers le iPhone du copain, ou bien pour faire une sauvegarde sur le Mac de la maison est évidemment une éventualité qui laisse rêveur.

Banc d’essai iBluetooth. Rendez-vous dans quelques jours sur Macacoco.com. Stay tuned !

Banc d’essai : PdaNet utiliser iPhone 3G comme modem routeur sans fil

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Voilà sans aucun doute le banc d’essai le plus simple et le plus excitant qu’on ait eu à faire depuis la création de Macacoco ! Le but, d’abord. Pouvoir utiliser le modem de mon iPhone 3G sur un ordinateur portable ou d’ailleurs un ordinateur tout court afin de pouvoir surfer en 3G sur internet partout où je capte du signal. Il fallait pour cela trouver LA bonne application. Il y a quelques mois, une appli avait défrayé la chronique en étant bannie d’AppStore par Apple. Netshare de Nullriver permettait à un portable de surfer sur internet en 3G en utilisant iPhone comme routeur sans fil. Ce n’était pas du goût des opérateurs qui, en dehors de leurs abonnements de téléphonie, voudraient bien en plus remettre le couvert en nous vendant des abonnements Datas. Je profite de cette parenthèse pour rappeler aux abonnés Orange que leur contrat interdit l’utilisation de leur abonnement dans ce type d’utilisation. Evidemment, dans la mesure où la carte SIM ne sort pas du iPhone, cette utilisation est indétectable par l’opérateur, ce qui on le comprend ne fait pas son affaire.

Pour ce banc d’essai iPhone routeur sans fil nous avons utilisé :
• un iPhone 3G firmaware 2.2 jailbreaké,
• le logiciel PDAnet (disponible via Cydia),
• un ordinateur de bureau iMac,
• un ordinateur portable Macbook.

creation-reseau-macPremière étape, dans Cydia allez chercher PDAnet. Le logiciel est gratuit pendant 14 jours en version d’essai, au delà il est payant et coûte 29€, ce qui est un prix relativement élevé comparé aux tarifs habituellement pratiqués pour des logiciels iPhone. Cela dit, PDAnet vaut son pesant de cacahuètes ! Une fois installé, direction le iMac. Déroulez le menu Airport, vous allez créer un réseau peer to peer (d’ordinateur à ordinateur) en sélectionnant Créer un réseau… Nommez votre réseau (dans l’exemple j’ai utilisé le nom iPhoneNet), choisissez un canal automatique. Si vous le désirez vous pouvez créer une clé wep pour protéger l’accès. Et c’est tout.

selection-reseau-iphoneDirection iPhone. Touchez l’icône Réglages, onglet Wifi. Vous voyez votre réseau dans la liste, sélectionnez-le. Quand c’est fait, votre ordinateur utilise les ressources de votre iPhone qui se comporte comme un routeur Wifi, en laissant l’ordinateur connecté utiliser ses ressources internet en 3G. Vous pouvez donc surfer sur internet sur l’ordinateur connecté, en utilisant les ressources du réseau 3G. Pour notre test, nous avons surfé sur Firefox et Safari avec le iMac, en 3G, de manière très confortable, dans un environnement 3G uniquement (par sécurité la Freebox v5 du bureau a été éteinte pendant la durée du test). Ensuite un Macbook a créé son propre réseau que nous avons sélectionné sur iPhone. Dès la connexion, iChat s’est activé et nous avons pu dialoguer de manière très fluide en utilisant la ressource 3G. De retour sur iMac, nous en avons profité pour lancer un test de bande passante. Avec un peu plus de 1000Kb seconde (soit 130Ko/sec), le débit en 3G est très confortable et permet de surfer en étant à l’aise.

Ce qui fonctionne bien sous MacOS le vaut aussi pour Windows XP ou Vista. La version complète de PDAnet permet une connexion USB sous Windows. Le support d’un proxy pour les utilisateurs concernés est disponible dans les settings de PDAnet. Pendant le test, la connexion a semblé éteinte une fois (au switch entre les deux Mac). Les applis relancées ont permis de retrouver le réseau. En conclusion PDAnet est un utilitaire indispensable dès lors qu’on y a goûté. La perspective de pouvoir surfer en 3G avec son ordinateur portable partout où la connexion est disponible, de se créer son réseau privé à soi est évidemment très attractive. D’après l’éditeur du logiciel, l’un des défauts de PDAnet tient dans son incapacité à recharger la batterie pendant l’utilisation. Il faut donc veiller à des sessions courtes ou bien à disposer d’une batterie de secours un peu musclée.
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Enfin, il n’est pas inutile de rappeler que certains opérateurs comme Orange voient d’un très mauvais oeil ce type d’utilisation et interdisent par contrat de faire du datas via iPhone. Des utilisateurs qui avaient utilisé leur carte SIM dans des clés USB se sont vu facturés des suppléments Datas par Orange qui détecte un numéro d’IMEI différent. Dans le cas présent, la carte SIM ne bouge pas du iPhone. Mais attention aux consommations ! La barre des 500Mo peut être atteinte très rapidement…

Partager des données en réseau entre un Mac et un PC.

partage de donnees entre un Mac et un PCVous avez un PC sous Windows XP et un Mac sous MacOSX et vous voudriez bien échanger des données entre les deux machines, de manière transparente, en réseau ? Franchement, rien de plus simple ! Vos machines sont connectées au réseau Ethernet via un routeur. Notez que si vous utilisez une box ADSL qui offre des fonctions de routeur (c’est le cas de la Freebox), vous économisez l’achat d’un routeur. Le partage se fait en deux temps. D’abord sur le PC, vous créez un dossier sur votre disque dur, dossier que vous nommez comme vous voulez (par exemple : macshare). Un clic droit sur le dossier, direction le deuxième onglet “partage”, vous cochez les boîtes “Partager ce dossier sur le réseau” et “Autoriser les utilisateurs réseau à modifier mes fichiers”. A partir de là, votre dossier porte une icône spécifique (une main portant un dossier) et vous y êtes presque. Sur votre Mac, au niveau du finder (le bureau), déroulez le menu Aller et sélectionnez Réseau. Demandez une présentation par colonne de la fenêtre Network. Cliquez une fois sur le nom de votre PC. Dans la seconde colonne, Mac vous montre les points de partage disponibles, cliquez sur “se connecter…” une fenêtre s’ouvre, choisissez le dossier (macshare) et validez en cliquant dans OK. Le volume apparaît sur le bureau du Mac. A partir de là, vous pouvez échanger des données avec votre PC simplement en déposant vos fichiers sur l’icône Macshare.

Le truc en plus. Faites glisser l’icône Macshare sur le dock, entre l’icône de Mac OSX et l’icône de la corbeille. La prochaine fois que vous allumerez votre réseau, un simple clic sur cette icône affichera le volume distant sur votre bureau.

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