iPad 2. Citius, Altius, Fortius. Mais quel intérêt pour les photographes ?

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Apple annonce iPad 2 et demeure fidèle à sa devise olympique “Citius, Altius, Fortius“. Toujours plus vite, plus haut, plus fort. Quand on connaît bien Apple (c’est mon cas), on évite toujours d’acheter la première génération, parce qu’immanquablement on pressent que la firme à la pomme va nous faire, moins d’un an plus tard, le coup du revenez-y. Vous avez acheté un iPad ? Merci. Voici iPad 2 et il a tout ce qui manquait à son petit frère, en l’occurrence deux caméras, une frontale, une dans le dos, histoire d’utiliser au mieux le logiciel maison Facetime, pour faire de la vidéo-conférence, en wifi. Eh oui ! Avec Apple, il y a toujours ce désagréable sentiment de coitus interruptus, d’inachevé, de manquement d’aller complètement au bout du rêve. Donc ne rêvez pas, ce n’est pas demain que vous téléphonerez gratuitement à votre poteau via Facetime en 3G. Mais je m’égare… Observons plutôt la tablette du côté du photographe, ce qui nous intéresse ici sur Shots. Est-ce que la tablette iPad 2 est un investissement rentable pour un photographe ? Faut voir.

iPad 2, l’outil de présentation par excellence.
Voilà, c’est ça. Pour le photographe, iPad 2 c’est le book moderne. La capacité de montrer ses photos et j’ai même envie de dire, de les sublimer, grâce à son écran extrêmement lumineux, rétro-éclairé par leds. Apple aurait pu faire mieux à ce chapitre, mais on murmure que le citius fortius côté écran est réservé pour la version iPad 3, on ne peut pas tout vous donner d’un coup, sinon qu’est-ce qui vous motivera, dans moins d’un an, pour jeter votre iPad 2 aux orties et avoir les yeux de Chimène pour son successeur, hein ? En attendant, il convient d’admettre que cette tablette ultra-fine, ultra-légère, qui peut se connecter à Internet même quand il n’y a pas un réseau wifi à portée, via la magique 3G (voire Edge si vous êtes dans le trou du cul du monde), est quand même un délicieux outil pour mettre en valeur votre travail photo, sans compter votre valorisation aux yeux de vos clients qui comprennent, en vous voyant sortir votre bel objet, que vous, sans aucun doute, vous êtes dans la vibe. Attention cependant à ne pas passer pour un geek aux yeux de votre interlocuteur. Si celui-ci vous demande, les yeux embués, “c’est bien un iPad 2 ?” contentez-vous de répondre que oui, c’est bien pratique et enclenchez illico votre présentation sans vous attarder. Cette capacité à montrer son travail, stocké sur la mémoire interne ou bien en ligne, font de iPad un outil vraiment précieux. Un conseil, évitez les présentations online si vous n’êtes pas sûrs de la qualité de votre débit internet, en wifi comme en 3G.

Pour la prod, on oublie iPad…
Lorsque iPad 2 a été présenté, Apple a bien insisté sur la connectivité des APN, soit en utilisant un adaptateur de carte SD, soit en utilisant l’adaptateur USB. À ce propos, on espère que les débits seront nettement supérieurs à ce qui était proposé avec les premières versions de Camera connector ! Accessoirement, on aurait bien aimé disposer d’un connecteur USB directement sur iPad, plutôt que de devoir passer par un outil supplémentaire qu’il faut acheter, évidemment. Parmi la liste de specs, Apple indique qu’on peut charger des fichiers RAW sur iPad 2, ce qui ne manquera pas de faire sourire les photographes pros, pour deux raisons. La première est une évidente raison de place physique. Charger mes fichiers RAW sur mon iPad, quand on sait qu’après une journée de shooting ma carte de 32 Go est ras la couenne, c’est pas très cohérent. Saturer son iPad avec des fichiers dont on ne peut rien faire, à quoi bon ? Autant charger des jpeg. Oui, parce que le second problème est bien là. Charger des fichiers RAW d’accord, mais pour en faire quoi ? On n’imagine pas faire de la post-prod sur un iPad, qui d’ailleurs n’a pas été conçu pour ça. Ici, pas de Photoshop, pas de Lightroom, pas d’Aperture même si pour ce dernier Apple a jeté les bases d’une interactivité entre iPad et Mac.

…et on lui préfère Macbook Air.
Donc, pour la prod on oublie iPad 2. En revanche, Macbook Air, dans sa version 11 ou 13 pouces, est un outil performant qui non content de savoir faire ce que la tablette fait, à savoir présenter des images sur un écran parfaitement lumineux, est de surcroît capable d’exécuter n’importe quel logiciel lambda du marché en matière de post-prod. En fait, l’arme absolue pour le photographe, c’est bien Macbook. D’ailleurs, de vous à moi, depuis que j’ai eu un Macbook Air en main à sa sortie, j’envisage son acquisition, car cette machine n’a que des qualités. Le Macbook Air est ultra-fin donc très peu encombrant (surtout dans sa version 11 pouces, la taille d’un iPad à la louche), il est léger (en tout cas guère plus lourd qu’un iPad) et surtout il est musclé, embarquant un processeur Intel double coeur, capable d’exécuter confortablement et sans états d’âme Photoshop, Lightroom, Aperture et consorts, tout en étant un vrai Mac.

On peut aussi avoir les deux ?
Oui, au fond, c’est la meilleure option. Un Macbook Air 11 ou 13 pouces, voire l’excellentissime nouveau Macbook Pro (oui, celui qui intègre le connecteur Thunderbolt qui du haut de ses 10 Gbps met minable le nouveau USB 3.0) pour l’aspect travail nomade des clichés et transmission par internet d’un côté. Un iPad 2 pour la présentation des clichés dans les meilleures conditions de l’autre. Voilà, vous y êtes. Comptez plus ou moins 2000€ de budget total, quand même. C’est cher ? Non, croyez-moi sur parole, ça les vaut. Et puis avec un équipement pareil, vous allez afficher une forme olympique. Citius, Altius, Fortius qu’ils disaient…

(ce billet est publié en collaboration avec le site www.shots.fr)

Sonde de calibration, le maillon indispensable en photographie numérique.

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De mes glorieuses années passées au coeur de la planète Apple, du début des années 80 au milieu des années 90, je garde des souvenirs remplis de bons moments. J’ai eu la chance de vivre le tout début de l’ère de la firme de Cuppertino, à une époque où un Apple ][e se négociait à prix d'or (50.000 Francs de l'époque, soit à la louche 7600 de nos actuels euro et encore même pas actualisés !) sauf si vous pouviez bénéficier, grâce à un revendeur peu regardant, de l'opération "l'avenir n'attend pas" moyennant quoi la bête équipée d'un double lecteur de 140K ne vous coûtait "que" la moitié, avec une remise de 50%. C'était, pour moi, le début du bonheur et aussi d'une grande aventure humaine. Songez qu'en ces temps reculés, Macintosh n'existait même pas, c'est vous dire dans quel état de platitude on vivait à l'époque. Il n'y avait pas internet mais grâce à la carte Fakir on pouvait transformer son ordinateur Apple ][ en serveur minitel mono-canal. Le rêve quoi ! À la fin des années 80, Mac avait enfin pris le pouvoir. Les plus fortunés d'entre nous avaient des Mac IIfx, utilisaient PageMaker et on commençait à parler de pré-presse et de traitements numériques. Les écrans Supermac, Radius, Barco et consorts se monnayaient à prix d’or. Vendre un système Barco et sa sonde de calibration permettait de nourrir une famille pendant un bail, j’exagère à peine. J’ai plein de souvenirs drôles et cocasses de cette époque, quand le logiciel vedette s’appelait PixelPaint et qu’on s’extasiait sur sa capacité à gérer seize millions de couleurs. Je ne savais pas encore que le logiciel que j’étais en train de beta-tester allait révolutionner la planète, dès le début des années 90. À l’époque il était connu sous sa seule signature, son nom de code, était distribué avec certains scanners. Il n’avait pas encore suscité l’appétit de la socité Adobe et ne s’appelait pas encore PhotoShop. Je me souviens de réactions de clients de l’époque : “ça ne marchera jamais votre truc !” Il faut dire que Photoshop avait dix ans d’avance, voire plus, sur tout ce qui existait à l’époque et les machines avaient bien du mal à suivre. Bref, j’ai vécu avec joie tout ce bordel ambiant, pour reprendre l’expression chère au cœur du créateur de la société Hello Informatique qui commercialisait un modem 2400bps protégé par une étrange carte intégrant un micro-processeur (dingue non ?) et je garde de cette belle époque de précieux souvenirs et des amis très chers. En tout cas, dès le départ, une problématique importante s’est posée, dès l’utilisation d’écrans en couleurs, c’est justement de s’assurer de la concordance entre ce que l’opérateur voyait sur son écran et ce qu’il allait obtenir sur le document une fois imprimé. Le tout résumé dans l’acronyme désormais célèbre, wisiwig. What you see is what you get. Aujourd’hui autant qu’hier, cette problématique demeure. What you get ? Pas sûr, justement ! Comment être certain, à ce propos, que le vert de la pelouse, le jaune de la pâquerette et le noir du cul de la vache correspondent vraiment à la réalité ? Pour cela, pour avoir cette assurance de concordance et d’exactitude des couleurs et des contrastes, il faut calibrer votre écran. Mais avant ça, quelques petits conseils environnementaux.

Trop de lumière tue la lumière.
Premier conseil, de base. Veillez à positionner votre écran à l’abri de toute lumière directe. Si le soleil frappe directement votre écran, si la lumière ambiante de l’endroit où vous visualisez vos photos est trop intense, vous êtes déjà hors jeu. L’idéal est que votre écran soit bien abrité de la lumière. Je me souviens des premiers écrans Barco (ceux qui, à l’époque, coûtaient un bras). Ils étaient livrés avec un cache, comme une visière qu’on adaptait sur l’écran, le protégeant ainsi des lumières parasites. Sur nos écrans plats LCD d’aujourd’hui, la meilleure protection c’est le choix du bon positionnement. Parfois, on n’a pas trop le choix. Dans ce cas, le rideau permet d’atténuer l’agression de la lumière, c’est le choix que j’ai fait dans le bureau où je travaille mes clichés. Les deux petites fenêtres qui sont face à moi sont occultées par des rideaux opaques. Les deux autres fenêtres, sur ma gauche, disposent de rideaux, tirés lorsque je dérushe. Pour ne pas être dans la pénombre totale, une lumière indirecte éclaire le mur et le sol. Voilà pour l’environnement. Reste à ce que l’écran restitue avec le plus d’exactitude possible les couleurs, le contraste de mes clichés. Que mon écran restitue la réalité pour que mes tirages papiers soient in fine conformes à la réalité. C’est le rôle du calibrage ou pour reprendre l’expression anglo-saxonne de la calibration.

La calibration de mon écran.
J’utilise un iMac 22 pouces sous Mac OSX 10.6.6, équipé en standard d’une carte graphique Nvidia GeForce 9400, couleurs vraies 32 bits. Pour la calibration de mon écran, j’ai choisi le système Spyder 3 Elite commercialisé en France par (l’excellent) Macway. Simple de mise en œuvre, simple d’utilisation, pas très onéreux (comptez moins de 200€) et surtout livré tout en un. Une sonde de calibration d’un côté, un excellent software de l’autre. Ce tandem, sonde + logiciel, va d’abord vous permettre d’analyser la lumière ambiante de votre espace de travail, autant dire une étape cruciale. Comme je l’ai écrit plus haut, trop de lumière tue la lumière. L’étape préliminaire à la calibration va donc consister pour la sonde Spyder à mesurer la lumière ambiante de votre espace de travail. Posez la sonde à côté de votre écran, lancez Spyder 3 Elite (barre de menu en haut à droite de l’écran de votre Mac) et cliquez sur le bouton de mesure de lumière ambiante. La sonde analyse la lumière et vous donne le résultat. Un conseil, si la sonde détecte une lumière trop vive, déplacez votre écran ou tirez les rideaux. Et relancez l’analyse de la lumière. Selon celle-ci, Spyder indique si votre environnement est favorable, ou pas. Il vaut mieux qu’il le soit, car la suite en dépend. Ensuite vient le moment de la calibration proprement dite. Spyder vous invite à positionner la sonde sur l’écran. Si vous avez un écran LCD, n’utilisez pas la ventouse pour coller la sonde à l’écran, mais utilisez plutôt le contrepoids sur la face arrière de votre écran et la sonde positionnée au mieux, à l’emplacement désigné par le logiciel. S’il le faut, inclinez légèrement votre écran vers l’avant, vous devez trouver un bon compromis au niveau du positionnement sur l’écran. Si vous utilisez un logiciel comme Google mail notifier, quittez-le pendant la calibration. Évitez aussi les économiseurs d’écran qui pourraient se lancer juste avant la calibration, ça ferait désordre. Une fois que tout est prêt vous pouvez lancer la procédure.

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Calibration : et plus blanc que blanc, c’est blanc ?
Spyder va mesurer votre écran. Le but de la calibration est de trouver, pour votre écran, le point blanc le plus blanc possible, le blanc de chez blanc. De la même façon il va chercher le noir le plus noir, calibrer la luminosité et le contraste avec une gamme de couleurs (noir, blanc, gris, rouge, vert, jaune, bleu, blanc). Une fois passée en revue cette gamme de couleur, le logiciel cherche à améliorer, à optimiser le point blanc, puis mesure la luminosité de l’écran (maximale, moyenne, minimale), adapte la luminosité et règle votre écran, en fonction du gamma (2,2), de la température de couleur selon la lumière ambiante (la norme D50 arts graphiques se situe autour de 5000K). Une fois l’ensemble de la procédure terminé (comptez une vingtaine de minutes la première fois), Spyder vous propose d’enregistrer le profil ICC de votre écran. C’est ce profil qui sera désormais utilisé par votre Mac, par défaut. C’est la phase de caractérisation, c’est à dire l’enregistrement des caractéristiques d’étalonnage de votre écran. À l’issue de la procédure, Spyder vous propose de visualiser une série d’images de tests qui vous permettent de comparer votre écran avant la calibration et après. Un clic sur le bouton permuter et vous voyez votre écran sous un autre jour ! Vous pouvez aussi, via le logiciel, comparer votre profil ICC aux profils habituellement utilisés de manière standard.

Spyder 3, comme les scouts : toujours prête !
Un conseil. Laissez toujours votre sonde connectée. Et pendant que j’y pense, connectez votre sonde à un vrai port USB, au dos de votre iMac et surtout pas sur un hub. N’hésitez pas à l’utiliser régulièrement et donc à la rentabiliser. Pour être efficace, une calibration doit être effectuée cycliquement. Avec ma sonde Spyder Elite, je fais un CheckCAL tous les quinze jours, c’est une vérification de l’étalonnage actuel de mon écran. Vous pouvez à tout moment ou à chaque fois que l’envie vous en prend, faire un ReCAL (c’est un étalonnage standard de votre écran) ou un FullCAL (c’est l’étalonnage complet de l’écran). Si vous pensez que les conditions se sont dégradées ou que la lumière ambiante a changé, une calibration rapide peut être un bon moyen de vous rassurer.

Photographe amateur ou professionnel, c’est un investissement indispensable !
Soyons clair, une sonde de calibration est pour tout photographe, qu’il soit simple amateur, amateur expert ou professionnel, un investissement définitivement indispensable, dès lors qu’on travaille des images à l’écran. Spyder existe en deux versions, une version Pro et une version Elite, avec une différence de prix relativement minime et quelques fonctionnalités en plus dans la version Elite. Pour ma part, je ne lésine que rarement sur la qualité des matériels engagés, alors amortir quelques dizaines d’euro en plus, compte tenu du service rendu c’est pour moi quantité négligeable. J’ai toujours tendance à vouloir utiliser le meilleur. Quelque soit votre choix (je vous donne les liens vers les deux produits) en achetant une sonde Spyder pour votre Mac, vous faites d’une pierre deux coups. D’abord vous achetez un matériel de qualité qui va durer dans le temps. Ensuite ce matériel vient accompagné d’un logiciel efficace, performant et simple, vraiment simple d’utilisation. À ce propos, notez aussi les mises à jour gratuites du logiciel par internet. Pour être assuré d’une harmonie entre la réalité photographiée, les couleurs restituées à l’écran et le tirage sur papier, le dénominateur commun indispensable est la sonde de calibration.

voir la fiche produit Spyder 3 Elite

voir aussi la fiche produit Spyder 3 Pro sur le site Macway

(ce banc d’essai a été réalisé en collaboration avec le blog www.shots.fr)

Manycam, amusez-vous enfin avec votre webcam !

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J’ai découvert par hasard Manycam, un logiciel vraiment surprenant fonctionnant sur PC et ma première idée, comme toujours, ça a été de me dire que ça serait drôlement cool si on avait un soft comme ça pour Mac OSX. Et là, bingo ! Comme c’est de plus en plus souvent le cas (merci Intel), les logiciels pour PC sont portés sur Mac. Et Manycam vaut vraiment, vraiment le détour.

En fait Manycam permet d’abord d’ajouter des fonctionnalités parfaitement inutiles à la webcam, qu’elle soit externe (en USB ou en Firewire) ou comme c’est souvent de plus en plus le cas interne. Si vous disposez de plusieurs webcams, vous pouvez sélectionner la cam de votre choix. Petite précision, on lance Manycam et celui-ci apparaît dans la barre de menu, en haut à droite. Une fois lancé on peut faire plein de choses amusantes voire très utiles avec ce petit logiciel très malin et entièrement gratuit !

Utiliser un objet
les gamins (les petits comme les grands) vont s’é-cla-ter ! On peut utiliser un masque (un ours, une grenouille, un lapin, un père Noël, …) et positionner ses yeux dans les trous. Mieux ! Il y a des tonnes d’avatars à télécharger sur le site de Manycam, et là encore c’est gratuit. Délires assurés entre potes. On peut aussi ajouter un drapeau flottant pour annoncer sa nationalité ou bien un panneau animé pour dire qu’on revient de suite. Très fun !

Utiliser un fond
Surprenant ! Manycam propose de choisir un fond (genre couché de soleil à Bora Bora) et de vous incruster sur le fond. Ça change du souk de votre bureau, non ?

Utiliser un effet
Effet sépia, noir et blanc, fantôme, déformation de l’image, incrustation de neige, de flammes, d’eau, effets graphiques (crayonné, lignes en couleurs), ajout de cheveux, de lunettes, de masques, incrustation d’un texte, d’une horloge… Bref, Manycam ne manque pas d’imagination et donne de la gueule à votre webcam.

Ça, c’est pour les effets apportés par Manycam. L’autre facette du logiciel et pas la moins étonnante c’est sa capacité à vous permettre de choisir la source vidéo diffusée par votre webcam. Et ça, ça peut s’avérer extrêmement utile, voire pratique.

Utiliser un film
Grâce à Manycam, vous pouvez diffuser un film (et le son) via votre webcam. Imaginons que vous ayez sur votre Mac un clip de vos vacances que vous souhaitez montrer à un ami via Skype. Il vous suffit de sélectionner ce film et dans Skype de choisir Manycam comme source vidéo. Votre correspondant verra votre film en lieu et place de votre flux vidéo habituel. Très fort et surtout très utile !

Utiliser une image fixe, un snapshot ou… le bureau de votre Mac.
Vous pouvez aussi tout aussi bien choisir d’utiliser une image fixe, comme une photo, pour montrer vos photos à distance, ou bien incruster un effet vidéo sur cette photo. Vous pouvez utiliser un snapshot créé par votre webcam, ou bien une image totale ou partielle du bureau de votre Mac !

Bref, Manycam a vraiment de la ressource. En fait ce logiciel super pratique et super gratuit est une boîte à outils vidéo. À vous de voir comment vous pouvez l’utiliser, la détourner selon vos besoins et la façon optimum d’en tirer parti. C’est en cela qu’on reconnaît les bons logiciels. Dans leur capacité à se plier aux besoins et aux exigences de leurs utilisateurs. Manycam fait partie de cette catégorie. Un petit utilitaire à toujours avoir sous la main, parfaitement inutile jusqu’au jour où il s’avère complètement indispensable parce qu’il répond exactement à un de nos besoins ponctuels.

télécharger gratuitement ManyCam

Dockdrop : uploader facilement ses données en FTP, WebDAV ou Flickr

dockdrop-macacocoDockdrop fait partie de ces utilitaires indispensables pour Mac OSX et pourtant on n’en parle jamais. Ja-mais ! Et pourquoi on n’en parle jamais ? Hein ? Eh bien sans doute parce qu’il n’y a pratiquement rien à en dire. Alors en deux mots, Dockdrop à quoi ça sert ? Imaginez que vous ayez besoin tous les jours ou bien régulièrement d’envoyer des documents vers un volume FTP. Ou bien alors vous êtes photographe, vous avez un Flickr et vous uploadez souvent des photos vers votre dossier Flickr. Ou bien vous déposez des fichiers sur un serveur distant en utilisant le protocole WebDAV ou SCP. Bon, bref, en simplifiant vous avez besoin d’envoyer des données de votre Mac vers un volume distant.

configuration-dockdrop-macacocoPour faire ça, habituellement, vous avez besoin d’un logiciel. Prenons le standard, l’envoi en FTP. Vous devez lancer le logiciel de FTP (ici on utilise l’excellent Transmit qu’on vous conseille par ailleurs), choisir votre site distant, une fois connecté trouver le bon dossier, faire glisser votre document vers le dossier distant. Une fois que c’est copié, déconnecter et quitter. Avec Dockdrop, c’est résolument plus simple. D’abord vous lancez Dockdrop une première fois. L’icône apparaît dans le dock de Mac OSX, sélectionnez l’option “Garder dans le dock” pour qu’elle y reste. Dans Dockdrop, sélectionnez Préférences dans le menu Dockdrop. Vous ne pouvez pas vous tromper, il n’y a qu’un menu ! Sélectionnez l’onglet qui va bien selon ce que vous voulez faire, dans le cas présent FTP. Cochez “Enable FTP upload method” puis tapez le nom de votre serveur distant, votre nom d’utilisateur, votre mot de passe. Tapez le chemin d’accès où vous devez copier vos données. Et c’est tout ! Vous pouvez cliquer dans le bouton Test connection histoire de vérifier que tout est clair. Quand c’est fait, cliquez dans Done. Petite précision, si vous souhaitez que Dockdrop se ferme automatiquement après chaque upload, cliquez dans Options et cochez la case qui va bien (Close after each upload completes). Vous pouvez aussi programmer une hotkey et sélectionner l’intégration Finder.

Et maintenant à vous de jouer. Pour envoyer un fichier vers votre dossier distant, faites un glisser-déposer de votre document au dessus de l’icône Dockdrop. Et c’est tout. Votre document est copié. C’est facile, rapide efficace et gratuit. Seul bémol de ce petit logiciel épatant, il ne gère qu’un seul accès distant. On imagine qu’il serait drôlement pratique de pouvoir créer des alias pointants vers différents volumes distants. En tout cas si vous pouvez vous contenter d’une seule adresse, ce logiciel épatant va vous faire gagner énormément de temps !

cliquez ici pour accéder au site Dockdrop

OVH Kimsufi FS : le stockage de données à distance

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OVH, par la voix de son charismatique leader Octave Klaba, annonce aujourd’hui la disponibilité de Kimsufi FS. Comme toujours OVH est en avance sur son temps. Le spécialiste de l’hébergement, des serveurs dédiés, qui a popularisé des services comme les noms de domaine, la téléphonie par IP, remet aujourd’hui le couvert en mettant un doigt dans le marché du stockage de données distant. Et connaissant Octave (Macacoco est hébergé chez OVH depuis toujours…), il ne va pas se contenter de juste un doigt

Stockage distant ? Kézaco ?
On entend par stockage distant un volume disque sur lequel vous pouvez loger vos données. C’est comme un disque dur, sauf que ce disque dur là, vous le joignez par internet. Les avantages sont évidents. Comme vous accédez à vos données par le net, vous pouvez les gérer de n’importe quel coin de la planète pour peu que vous disposiez d’une connexion internet. En gros, la planète devient votre bureau virtuel et la phrase “where ever I lay my hat thats my home*” devient alors une réalité. Fascinant non ? Au delà de la disponibilité des données, de n’importe où, n’importe quand, 24/7, il y a une autre notion intéressante qui tient dans cette lapalissade : “si mes données ne sont pas chez moi, c’est qu’elles sont ailleurs“.

La sécurité de vos données
Vos données ne sont plus chez vous en local, mais sur un serveur distant. Dans un environnement sécurisé, une salle blanche, à l’abri des pépins. Ça c’est le job d’OVH et les connaissant depuis quelques années, je pense qu’on peut leur faire confiance. Cela dit, comme je fais d’abord confiance à moi-même, le jour où j’aurai un serveur KimFS, ça ne m’empêchera pas de faire des sauvegardes de mes données en local, comme je le fais aujourd’hui avec l’excellent TimeMachine entre autres. Mais dès que je quitte mon bureau, je perds aujourd’hui la connexion avec mes données. Avec un serveur de stockage, ce lien sera désormais ininterrompu. World wide ! En plus, grâce à l’aspect distant de mes données, je peux les mutualiser. Le volume distant devient alors un outil collaboratif qui me permet de partager les données, de mieux en mieux.

Un peu de technique (mais pas trop)
Et là vous me dites, comment ça marche ? C’est simple. Vous louez un serveur FS chez OVH, ça coûte 50€ HT par mois pour un espace disque de 2To (extensible à 4To). Oui, vous avez bien lu, 2 Teraoctets, en clair 2000 Gigas en ligne, donc de quoi loger pas mal de données, des vidéos, de la musique, des photos, … Comme on est dans le schéma stockage, la machine distante ne nécessite pas un processeur qui soit un foudre de guerre, ici ça tourne bien avec un modeste Celeron 1,2Ghz pépère avec 2Go de mémoire, qui, mine de rien consomme très peu d’électricité : une ampoule basse consommation. Écolo avec ça ! Les disques durs (2 fois 2To) sont montés en Raid 0 (pour 4To) ou en Raid 1 pour (2To) avec une connexion confortable de 100mbps. Et chaque serveur bénéficie d’une adresse IP fixe. Des services optionnels sont disponibles pour installer une IP, KVM ou un firewall histoire de sécuriser encore un peu plus l’environnement.

Un morceau de paradis… brut de pomme.
Avec ce type de service, OVH enclenche le mouvement. Aucun doute, ce type de service a beaucoup d’avenir et va incontestablement se développer dans les mois et les années qui viennent. Il se murmure que des sociétés comme Apple envisagent actuellement la réalisation de datacenters qui hébergeront bientôt ce type de services. Connaissant la firme de Cuppertino, il ne fait pas de doute que l’offre packagée sera intégrée à MacOS X. Et c’est un peu ce qui pêche aujourd’hui dans l’offre d’OVH, qui nous propose de nous louer un petit bout de paradis, mais un peu brut de pomme. On aimerait que l’offre soit plus orientée grand public, un genre de package plug’n play. Je loue mon serveur, je paie et dans l’heure qui suit j’accède à mon espace de stockage, sous la forme d’un volume qui s’accroche à mon finder ou sous la forme d’un bureau virtuel accessible par n’importe quel navigateur. Bon. En tout cas, l’offre existe désormais et elle vient d’OVH. Et connaissant la capacité d’Octave et de son équipe à imaginer les solutions de demain, on n’a pas fini de rêver !

(*partout où je pose mon chapeau c’est chez moi)

en savoir plus sur les solutions KimFS

Archivage des données et photos au format RAW : la solution Dock.

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Archivage sur Card Drive dock (par Hervé LE GALL – photographe)

Comme de nombreux photographes qui travaillent en numérique, je shoote au format RAW. Au départ j’utilisais le RAW plus une prévisualisation en jpeg et finalement j’ai réalisé que le jpeg m’était inutile et qu’il occupait de la place. Désormais donc, c’est format RAW, exclusivement. Le format RAW ne présente aucune problématique, il n’a en réalité que des avantages. Contrairement au format jpeg qui est un format destructif, le format RAW conserve toutes les caractéristiques de la prise de vue. Le seul handicap du RAW c’est bien sûr sa taille ! Certes le photographe peut adapter la taille du fichier, en choisissant un format allégé, mais la plupart du temps je travaille avec un format qualité maxi. Selon la taille du capteur, le poids des fichiers RAW peut être élevé. Se pose alors le problème épineux du stockage…

Format RAW, gros capteur, des images de plus en plus lourdes
Avec un capteur 10mp, une image RAW va peser de 7 à 12 Mo mais avec un capteur 21mp (comme celui qui équipe 5D Mark II ou EOS 1DS) on passe tout de suite à des tailles de fichiers plus conséquentes, entre 20 et 30 Mo selon l’image. On ose à peine imaginer les tailles d’images d’un capteur de plus de 30mp, comme celui qui devrait peut-être un jour équiper le futur EOS 1DS Mark IV. Et encore, je ne parle que de RAW. Une fois l’image développée, on en extrait généralement un jpeg haute déf qui lui aussi va peser de manière significative sur le poids du dossier final. Voilà, la problématique est là. Les capteurs maousse, le shoot en RAW, le développement, tout cela a un prix et surtout un poids. Résultat des courses, un concert d’Au Revoir Simone, cent cinquante clichés au format brut et finalement un dossier de 3,3Go aucquel il faut ajouter le poids des clichés développés. Je vous laisse faire le calcul, sur la base d’un festival (comme les Vieilles Charrues) où je couvre 35 concerts en quatre jours. À la fin de la journée les clichés engrangés se comptent… en gigaoctets.

Un impératif : la sauvegarde
Alors se posent la problématique du stockage ET la problématique de la sauvegarde. Du temps de l’argentique, on avait des négatifs qu’on stockait soigneusement dans des classeurs à l’abri de la lumière, de la poussière et de l’humidité. Les ektas étaient méticuleusement rangés dans des boîtes, une à une. Mais aujourd’hui, à l’ère numérique, nos photos sont virtuelles, stockées sur des supports numériques dont la fragilité n’est plus à démontrer ! Pour assurer la pérénité du stockage, on peut miser sur la qualité du support ou bien sur sa multiplicité, mais qui dit support multiples dit coût élevé. Quant à la qualité… J’ai sur mon bureau un disque dur de 1 teraoctets, d’une marque très réputée dont je tairai le nom, qui au bout de deux ans d’activité commence à présenter des signes de faiblesse avec un comportement ératique et inquiétant, notamment au démarrage. Je pense que la carte d’alimentation du disque commence à flancher et qu’il va falloir envisager un retour en SAV. Entre temps, cherchant une alternative à Johnson (c’est le nom de mon disque d’un Tera) j’ai découvert le système de docks commercialisé par MacWay. D’un côté un dock en plastique noir, dôté d’une fente pour recevoir un disque dur type interne et en façade deux ports USB supplémentaires et, cerise sur le gâteau, un lecteur SD et un lecteur compact flash. Géniale idée ! Dans la fente, on enclenche un disque dur nu, du même type que ceux qui équipent les PC, donc un produit très courant, donc d’un prix très abordable. Dans un premier temps j’ai choisi un disque Samsung SpinPoint de 1 Tera, un Sata II qui tourne comme une horloge suisse à 7200 tours avec un cache de 32Mo et sur lequel j’ai archivé mes photos, de 2005 à 2009. Pour prévoir l’avenir, je viens d’investir dans un second disque dur (toujours Samsung SpinPoint) de 1,5To sur lequel je vais doubler ma sauvegarde photos, en attendant que le modèle 2To soit plus abordable. Bien entendu, cela ne m’empêche pas de sauvegarder mes données régulièrement sur DVD. Aujourd’hui, entre Johnson (1 Tera fixe), Simone (SpinPoint 1 Tera amovible) et Ramon (SpinPoint 1 Tera et demi amovible), auxquels j’ajoute le disque interne de mon iMac (500 Go) et un disque Iomega (500 Go), je dispose de 4,5 Teraoctets d’espace disque. De quoi voir l’avenir avec sérénité, donc.

À ce prix-là, ne vous en privez surtout pas !
Et là vous me dites, comme Jean-Pierre “combien ça coûte ?” A dire vrai, c’est là que se trouve la bonne surprise ! Un dock plus un disque dur 1,5To coûtent environ 120€ (soit 100€ HT), pas franchement la ruine donc. Ensuite un disque dur supplémentaire Sata d’une capacité de 1 à 2T que vous pouvez enclencher sur votre dock coûte de 65 à 180€ selon le modèle, la taille, la performance, mais comptez en moyenne 80€ à 100€ pour un excellent disque dur. MacWay propose également une coque de protection du disque qui permet d’une part de dissiper la chaleur et d’autre part de transporter le disque dur et éventuellement de le stocker, la coque permettant d’empiler les disque les uns sur les autres. Un investissement rikiki (moins de 10€) particulièrement utile. Vous pouvez aussi, s’il vous reste un peu de monnaie, investir dans un bon graveur de DVD. Je me méfie des doubles couches, je me contente donc de sauvegarder par paquet de 4Go maximum, en prenant soin d’effectuer une vérification sur des DVD-R de marque (en général j’utilise du Verbatim) qu’on trouve à des prix raisonnables.

voir le produit Card Drive Dock chez MacWay

DSLR remote : piloter un boîtier Canon EOS avec son iPhone.

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Les gens de On one software ne sont ni des débutants, ni des rigolos. Si vous êtes à la croisée des chemins entre informatique et traitement numérique, vous avez un jour ou l’autre croisé l’un de leurs produits. Pour ma part, j’ai eu l’occasion de travailler sur des projets numériques avec Genuine fractals, un plug in de Photoshop assez ahurissant qui permet de ré-échantilloner une image basse définition en haute déf sans (trop de) perte liée au redimensionnement. Donc quand j’ai vu passer l’info sur DSLR remote, un logiciel permettant de piloter un boîtier Canon EOS à partir d’un iPhone, j’ai tendu l’oreille (et pas que), étant moi-même propriétaire d’un EOS et d’un iPhone.

L’idée est donc de pouvoir piloter un EOS à partir de son iPhone. Piloter ? Oui, piloter, ça va du réglage de la balance des blancs au déclenchement du shoot en passant par la vitesse et l’ouverture. Les applications d’une telle appli sont innombrables. Comment ça marche ? En fait c’est assez simple. Il faut un boîtier EOS* connecté en USB (ou Firewire) à un ordinateur portable PC ou Mac qui communique en Wifi avec iPhone. Sur le portable tourne un logiciel serveur piloté par le iPhone et qui envoit ses instructions à EOS. Si votre boîtier supporte LiveView* vous pouvez visualiser l’image en temps réel et j’ai envie de dire que c’est presque une obligation (sinon vous shootez en aveugle).

L’intérêt d’un telle appli tient dans la liberté de mouvement qu’on peut avoir avec un iPhone dans le creux de la main. Cependant cette technique nécessite une mise en oeuvre importante, l’EOS étant posé à un endroit pré-défini, dans une posture fixe ou sur un pied, lié à un portable ou un netbook. Si le boîtier est lui même Wifi, on doit pouvoir se passer du câble USB ou firewire. Ceci étant fait, j’imagine assez bien les cadrages, en utilisant notamment une focale grand angle ou carrément un fish eye, sur des shootings de mode ou en photographie de sport.

Notez que l’applicatif ne fonctionne qu’avec les boîtiers Canon, simplement parce que les gens de l’équipe On one software sont tous équipés en Canon. Pour Nikon, il faudra attendre mais nul doute que si l’appli est un succès, l’équipe de dév s’empressera d’adapter le concept pour les happy fews de la marque jaune. L’app iPhone devrait être disponible dans les prochains jours sur AppStore**, le logiciel serveur sera téléchargeable sur le site On One software.

Épatant !

Hervé LE GALL
photographe

*350D, 400D, 500D, 20D, 30D, 40D, 50D, 5D, 5D Mark II, 1D Mark II, Mark IIn, Mark III, 1Ds Mark II, Mark III – les boîtiers supportant LiveView comme le 500D, 40D, 50D, 5D Mark II, 1Ds Mark III, 1D Mark III.

**l’app version Pro va être commercialisée au prix de 19,99$ avec un prix d’intro de 9,99$. Une version Lite (qui ne permet que le déclenchement du boîtier) sera dispo au prix de 1,99$. Le serveur version PC ou Mac est quant à lui gratuit.

voir la source sur le blog de on one software

voir Shots, le blog du photographe Hervé Le Gall

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