
Apple annonce iPad 2 et demeure fidèle à sa devise olympique “Citius, Altius, Fortius“. Toujours plus vite, plus haut, plus fort. Quand on connaît bien Apple (c’est mon cas), on évite toujours d’acheter la première génération, parce qu’immanquablement on pressent que la firme à la pomme va nous faire, moins d’un an plus tard, le coup du revenez-y. Vous avez acheté un iPad ? Merci. Voici iPad 2 et il a tout ce qui manquait à son petit frère, en l’occurrence deux caméras, une frontale, une dans le dos, histoire d’utiliser au mieux le logiciel maison Facetime, pour faire de la vidéo-conférence, en wifi. Eh oui ! Avec Apple, il y a toujours ce désagréable sentiment de coitus interruptus, d’inachevé, de manquement d’aller complètement au bout du rêve. Donc ne rêvez pas, ce n’est pas demain que vous téléphonerez gratuitement à votre poteau via Facetime en 3G. Mais je m’égare… Observons plutôt la tablette du côté du photographe, ce qui nous intéresse ici sur Shots. Est-ce que la tablette iPad 2 est un investissement rentable pour un photographe ? Faut voir.
• iPad 2, l’outil de présentation par excellence.
Voilà, c’est ça. Pour le photographe, iPad 2 c’est le book moderne. La capacité de montrer ses photos et j’ai même envie de dire, de les sublimer, grâce à son écran extrêmement lumineux, rétro-éclairé par leds. Apple aurait pu faire mieux à ce chapitre, mais on murmure que le citius fortius côté écran est réservé pour la version iPad 3, on ne peut pas tout vous donner d’un coup, sinon qu’est-ce qui vous motivera, dans moins d’un an, pour jeter votre iPad 2 aux orties et avoir les yeux de Chimène pour son successeur, hein ? En attendant, il convient d’admettre que cette tablette ultra-fine, ultra-légère, qui peut se connecter à Internet même quand il n’y a pas un réseau wifi à portée, via la magique 3G (voire Edge si vous êtes dans le trou du cul du monde), est quand même un délicieux outil pour mettre en valeur votre travail photo, sans compter votre valorisation aux yeux de vos clients qui comprennent, en vous voyant sortir votre bel objet, que vous, sans aucun doute, vous êtes dans la vibe. Attention cependant à ne pas passer pour un geek aux yeux de votre interlocuteur. Si celui-ci vous demande, les yeux embués, “c’est bien un iPad 2 ?” contentez-vous de répondre que oui, c’est bien pratique et enclenchez illico votre présentation sans vous attarder. Cette capacité à montrer son travail, stocké sur la mémoire interne ou bien en ligne, font de iPad un outil vraiment précieux. Un conseil, évitez les présentations online si vous n’êtes pas sûrs de la qualité de votre débit internet, en wifi comme en 3G.
• Pour la prod, on oublie iPad…
Lorsque iPad 2 a été présenté, Apple a bien insisté sur la connectivité des APN, soit en utilisant un adaptateur de carte SD, soit en utilisant l’adaptateur USB. À ce propos, on espère que les débits seront nettement supérieurs à ce qui était proposé avec les premières versions de Camera connector ! Accessoirement, on aurait bien aimé disposer d’un connecteur USB directement sur iPad, plutôt que de devoir passer par un outil supplémentaire qu’il faut acheter, évidemment. Parmi la liste de specs, Apple indique qu’on peut charger des fichiers RAW sur iPad 2, ce qui ne manquera pas de faire sourire les photographes pros, pour deux raisons. La première est une évidente raison de place physique. Charger mes fichiers RAW sur mon iPad, quand on sait qu’après une journée de shooting ma carte de 32 Go est ras la couenne, c’est pas très cohérent. Saturer son iPad avec des fichiers dont on ne peut rien faire, à quoi bon ? Autant charger des jpeg. Oui, parce que le second problème est bien là. Charger des fichiers RAW d’accord, mais pour en faire quoi ? On n’imagine pas faire de la post-prod sur un iPad, qui d’ailleurs n’a pas été conçu pour ça. Ici, pas de Photoshop, pas de Lightroom, pas d’Aperture même si pour ce dernier Apple a jeté les bases d’une interactivité entre iPad et Mac.
• …et on lui préfère Macbook Air.
Donc, pour la prod on oublie iPad 2. En revanche, Macbook Air, dans sa version 11 ou 13 pouces, est un outil performant qui non content de savoir faire ce que la tablette fait, à savoir présenter des images sur un écran parfaitement lumineux, est de surcroît capable d’exécuter n’importe quel logiciel lambda du marché en matière de post-prod. En fait, l’arme absolue pour le photographe, c’est bien Macbook. D’ailleurs, de vous à moi, depuis que j’ai eu un Macbook Air en main à sa sortie, j’envisage son acquisition, car cette machine n’a que des qualités. Le Macbook Air est ultra-fin donc très peu encombrant (surtout dans sa version 11 pouces, la taille d’un iPad à la louche), il est léger (en tout cas guère plus lourd qu’un iPad) et surtout il est musclé, embarquant un processeur Intel double coeur, capable d’exécuter confortablement et sans états d’âme Photoshop, Lightroom, Aperture et consorts, tout en étant un vrai Mac.
• On peut aussi avoir les deux ?
Oui, au fond, c’est la meilleure option. Un Macbook Air 11 ou 13 pouces, voire l’excellentissime nouveau Macbook Pro (oui, celui qui intègre le connecteur Thunderbolt qui du haut de ses 10 Gbps met minable le nouveau USB 3.0) pour l’aspect travail nomade des clichés et transmission par internet d’un côté. Un iPad 2 pour la présentation des clichés dans les meilleures conditions de l’autre. Voilà, vous y êtes. Comptez plus ou moins 2000€ de budget total, quand même. C’est cher ? Non, croyez-moi sur parole, ça les vaut. Et puis avec un équipement pareil, vous allez afficher une forme olympique. Citius, Altius, Fortius qu’ils disaient…
(ce billet est publié en collaboration avec le site www.shots.fr)




Dockdrop fait partie de ces utilitaires indispensables pour Mac OSX et pourtant on n’en parle jamais. Ja-mais ! Et pourquoi on n’en parle jamais ? Hein ? Eh bien sans doute parce qu’il n’y a pratiquement rien à en dire. Alors en deux mots, Dockdrop à quoi ça sert ? Imaginez que vous ayez besoin tous les jours ou bien régulièrement d’envoyer des documents vers un volume FTP. Ou bien alors vous êtes photographe, vous avez un Flickr et vous uploadez souvent des photos vers votre dossier Flickr. Ou bien vous déposez des fichiers sur un serveur distant en utilisant le protocole WebDAV ou SCP. Bon, bref, en simplifiant vous avez besoin d’envoyer des données de votre Mac vers un volume distant.
Pour faire ça, habituellement, vous avez besoin d’un logiciel. Prenons le standard, l’envoi en FTP. Vous devez lancer le logiciel de FTP (ici on utilise l’excellent Transmit qu’on vous conseille par ailleurs), choisir votre site distant, une fois connecté trouver le bon dossier, faire glisser votre document vers le dossier distant. Une fois que c’est copié, déconnecter et quitter. Avec Dockdrop, c’est résolument plus simple. D’abord vous lancez Dockdrop une première fois. L’icône apparaît dans le dock de Mac OSX, sélectionnez l’option “Garder dans le dock” pour qu’elle y reste. Dans Dockdrop, sélectionnez Préférences dans le menu Dockdrop. Vous ne pouvez pas vous tromper, il n’y a qu’un menu ! Sélectionnez l’onglet qui va bien selon ce que vous voulez faire, dans le cas présent FTP. Cochez “Enable FTP upload method” puis tapez le nom de votre serveur distant, votre nom d’utilisateur, votre mot de passe. Tapez le chemin d’accès où vous devez copier vos données. Et c’est tout ! Vous pouvez cliquer dans le bouton Test connection histoire de vérifier que tout est clair. Quand c’est fait, cliquez dans Done. Petite précision, si vous souhaitez que Dockdrop se ferme automatiquement après chaque upload, cliquez dans Options et cochez la case qui va bien (Close after each upload completes). Vous pouvez aussi programmer une hotkey et sélectionner l’intégration Finder.



Commentaires récents