Cloud computing. OVH versus Apple ou le syndrome de la mère à Jean-Louis.

icloud apple macacoco 2011
D’abord parlons de Cloud. Pour schématiser et faire bref, le Cloud c’est un espace disque sur un serveur distant où l’on peut stocker toutes sortes de données. Comme le serveur est accessible par internet, on peut accéder à ses données de n’importe quel point géographique de la planète, à partir d’un Mac, d’un PC ou d’un smartphone ou de n’importe quel terminal capable de se connecter à internet. Les données ne sont plus seulement chez vous, sur votre disque dur, elles sont partout. Vos données sont dématérialisées sur un disque dur quelque part dans le “ciel” d’internet, sur un petit nuage. Vous avez un petit bout (ou un gros c’est selon) de nuage à vous, accessible dont la porte s’ouvre avec un identifiant et un mot de passe. C’est un concept qui va de pair avec le développement d’internet et franchement, c’est une idée qui n’est pas nouvelle mais qui a fait son chemin, facilité par le développement des technologies. Des débits de plus en plus rapides, des stockages de plus en plus énormes regroupés dans des lieux qu’on appelle des Datacenters font que bientôt on copiera des données sur un disque distant quasiment à la même cadence que sur un disque dur en local, à la maison ou au bureau.

Parlons maintenant d’OVH. Ici, à Macacoco, on connaît bien OVH. À dire vrai on connaît cette société du nord de la France depuis près de dix ans, on est client, on y a nos serveurs dédiés et la plupart de nos noms de domaines sont enregistrés chez eux. À la tête d’OVH, il y a Octave KLABA, un pur produit de la net geek generation, bosseur invétéré, agitateur d’idées de génie et grand amateur de Schweppes et de barres chocolatées devant l’éternel. Voilà pour la bio. OVH imagine et propose des solutions de serveurs dédiés du plus simple au plus pointu à une clientèle de spécialistes, j’ai envie de dire de technoïdes, sans y mettre le moins du monde une connotation péjorative. OVH propose, depuis déjà quelques temps, des solutions de Cloud computing. L’approche est résolument technique, on y parle CPU, RAM, computing, virtualisation, besoin fluctuants, … C’est le paradoxe typique d’OVH. Voilà une société qui a de bonnes idées et même de très bonnes idées – ce n’est d’ailleurs pas un hasard si dans son secteur OVH est devenu numéro 1 – qui a toujours une longueur d’avance sur ses concurrents, voire deux, mais qui, commercialement parlant ne sait pas vendre à un panel aussi large que possible. Non. OVH sait parfaitement vendre à son cœur de cible (vous savez, les technoïdes) mais qui semble incapable d’argumenter en termes simples, un concept simple. C’est le syndrome de la mère à Jean-Louis.

Il y a quelques années, alors que Jean-Louis GASSÉE était vice Président d’Apple, un journaliste lui avait demandé ce qu’il pensait d’UNIX. Jean-Louis, avec la verve qu’on lui connaît avait répondu : “UNIX ? C’est un système de technoïdes. Ma mère n’y comprendrait rien.” Ce que GASSÉE tentait d’accréditer c’est la thèse selon laquelle un système n’est viable que s’il est compréhensible par tous. Y compris par la mère de Jean-Louis. Et là vous me dites, avec un soupçon d’ironie dans la voix : “Mais dites-moi Macacoco ? MacOSX n’est-il pas un système basé sur UNIX ?” Je veux mon neveu et je vous remercie de me le faire remarquer. Et puisque nous parlons de MacOSX, permettez-moi de vous le dire. Ce système est un UNIX qui avance masqué. Apple a réussi ce prodige définitif. Faire un UNIX qui ait la gueule d’un MacOS. Disons avec une pointe d’ironie que Apple a réussi avec MacOSX ce que les technoïdes de Linux ont raté. Tout en faisant mentir Jean-Louis GASSÉE, reparti vers d’autres aventures, sans jamais avoir pu imposer à Apple son BeOS. La mère de Jean-Louis saurait se servir de MacOSX, quand bien même c’est un UNIX.

Et là j’en arrive à vous parler d’Apple. J’allume ma TV et j’entends la journaliste de BFMTV annoncer qu’Apple s’apprête encore une fois à nous révolutionner le monde “en inventant le Cloud” (sic). Il a suffi de quelques mots simples de Steve Jobs, décrivant le Cloud et de dire aux utilisateurs (les fameux end users si chers au cœur d’Apple) tout le bénéfice qu’ils allaient pouvoir en tirer. Ça, c’est le grand génie d’Apple. Prendre un concept et le développer, le mettre à la portée de tous les utilisateurs. Jobs nous avait déjà fait le coup avec le concept de la souris et de l’interface graphique largement inspirés des travaux de Xerox après sa visite au PARC (le Palo Alto Research Center). Là, Apple prend un concept qui existe depuis un bail et que font-ils ? Ils le transcendent, lui donnent du corps, de l’âme et chacun comprend immédiatement pourquoi il en veut et tout le bénéfice qu’il va pouvoir en tirer. Autrefois on disait qu’Apple inventait et que les autres en profitaient. Désormais c’est l’inverse. Exit MobileMe. Bienvenue à iCloud qui “conserve vos contenus et, sans fil, les diffuse à tous vos appareils.” Fermez le ban ! En une ligne la messe est dite. Et comme toujours avec Apple, il y a une parfaite osmose, une harmonie absolue entre le hardware et le software. Parce que ce système s’adresse à tout le monde, tout le monde va en vouloir. La recette est simple.

Le cloud vu par OVH et le cloud vu par Apple. Deux approches radicalement différentes et finalement, dans les deux cas, un seul et même produit avec une finalité identique mais aussi deux mondes que tout oppose. D’un côté, le monde (obscur) des administrateurs de réseau qui parlent leur langage, ont leurs codes, leurs principes. De l’autre le monde des end users, statistiquement plus nombreux. Ce que Apple a compris c’est qu’il y a finalement sur cette planète plus de mères à Jean-Louis que d’ingénieurs systèmes parlant couramment mySQL…

OVH Kimsufi FS : le stockage de données à distance

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OVH, par la voix de son charismatique leader Octave Klaba, annonce aujourd’hui la disponibilité de Kimsufi FS. Comme toujours OVH est en avance sur son temps. Le spécialiste de l’hébergement, des serveurs dédiés, qui a popularisé des services comme les noms de domaine, la téléphonie par IP, remet aujourd’hui le couvert en mettant un doigt dans le marché du stockage de données distant. Et connaissant Octave (Macacoco est hébergé chez OVH depuis toujours…), il ne va pas se contenter de juste un doigt

Stockage distant ? Kézaco ?
On entend par stockage distant un volume disque sur lequel vous pouvez loger vos données. C’est comme un disque dur, sauf que ce disque dur là, vous le joignez par internet. Les avantages sont évidents. Comme vous accédez à vos données par le net, vous pouvez les gérer de n’importe quel coin de la planète pour peu que vous disposiez d’une connexion internet. En gros, la planète devient votre bureau virtuel et la phrase “where ever I lay my hat thats my home*” devient alors une réalité. Fascinant non ? Au delà de la disponibilité des données, de n’importe où, n’importe quand, 24/7, il y a une autre notion intéressante qui tient dans cette lapalissade : “si mes données ne sont pas chez moi, c’est qu’elles sont ailleurs“.

La sécurité de vos données
Vos données ne sont plus chez vous en local, mais sur un serveur distant. Dans un environnement sécurisé, une salle blanche, à l’abri des pépins. Ça c’est le job d’OVH et les connaissant depuis quelques années, je pense qu’on peut leur faire confiance. Cela dit, comme je fais d’abord confiance à moi-même, le jour où j’aurai un serveur KimFS, ça ne m’empêchera pas de faire des sauvegardes de mes données en local, comme je le fais aujourd’hui avec l’excellent TimeMachine entre autres. Mais dès que je quitte mon bureau, je perds aujourd’hui la connexion avec mes données. Avec un serveur de stockage, ce lien sera désormais ininterrompu. World wide ! En plus, grâce à l’aspect distant de mes données, je peux les mutualiser. Le volume distant devient alors un outil collaboratif qui me permet de partager les données, de mieux en mieux.

Un peu de technique (mais pas trop)
Et là vous me dites, comment ça marche ? C’est simple. Vous louez un serveur FS chez OVH, ça coûte 50€ HT par mois pour un espace disque de 2To (extensible à 4To). Oui, vous avez bien lu, 2 Teraoctets, en clair 2000 Gigas en ligne, donc de quoi loger pas mal de données, des vidéos, de la musique, des photos, … Comme on est dans le schéma stockage, la machine distante ne nécessite pas un processeur qui soit un foudre de guerre, ici ça tourne bien avec un modeste Celeron 1,2Ghz pépère avec 2Go de mémoire, qui, mine de rien consomme très peu d’électricité : une ampoule basse consommation. Écolo avec ça ! Les disques durs (2 fois 2To) sont montés en Raid 0 (pour 4To) ou en Raid 1 pour (2To) avec une connexion confortable de 100mbps. Et chaque serveur bénéficie d’une adresse IP fixe. Des services optionnels sont disponibles pour installer une IP, KVM ou un firewall histoire de sécuriser encore un peu plus l’environnement.

Un morceau de paradis… brut de pomme.
Avec ce type de service, OVH enclenche le mouvement. Aucun doute, ce type de service a beaucoup d’avenir et va incontestablement se développer dans les mois et les années qui viennent. Il se murmure que des sociétés comme Apple envisagent actuellement la réalisation de datacenters qui hébergeront bientôt ce type de services. Connaissant la firme de Cuppertino, il ne fait pas de doute que l’offre packagée sera intégrée à MacOS X. Et c’est un peu ce qui pêche aujourd’hui dans l’offre d’OVH, qui nous propose de nous louer un petit bout de paradis, mais un peu brut de pomme. On aimerait que l’offre soit plus orientée grand public, un genre de package plug’n play. Je loue mon serveur, je paie et dans l’heure qui suit j’accède à mon espace de stockage, sous la forme d’un volume qui s’accroche à mon finder ou sous la forme d’un bureau virtuel accessible par n’importe quel navigateur. Bon. En tout cas, l’offre existe désormais et elle vient d’OVH. Et connaissant la capacité d’Octave et de son équipe à imaginer les solutions de demain, on n’a pas fini de rêver !

(*partout où je pose mon chapeau c’est chez moi)

en savoir plus sur les solutions KimFS

Banc d’essai : Tweetie, le client Twitter de référence pour iPhone

Voilà un moment que dans le domaine client Twitter, je cherche une bonne app. Comme tout le monde sur iPhone j’ai testé en priorité ce qui est gratuit, à savoir TwitterFon et Twitterrific, mais à chaque fois il y avait quelque chose qui ne me convenait pas ou alors il manquait une fonctionnalité qui me sembalit indispensable, comme la liste de mes followers par exemple. En plus, comme je dispose de plusieurs comptes Twitter (quatre ou cinq, certains pour moi, d’autres pour des sites de clients) je voulais absolument trouver un client Twitter multi-profiles qui me permette de gérer tous les aspects de Twitter à partir de mon iPhone pour l’ensemble de mes comptes et pouvoir switcher facile entre les comptes. Et avec Tweetie, j’ai véritablement trouvé mon bonheur. Suivez le guide !

Pour ce banc d’essai nous avons utilisé :
• un iPhone 3G firmware 2.2
Tweetie (disponible sur Appstore au prix de 2,39€)

Alors, d’abord, évacuons tout de suite la fait que Tweetie soit payant. Préparez-vous donc psychologiquement et faites chauffer votre Gold card pour lâcher la somme faramineuse de 2,39€, le prix de Tweetie. Mais je vous assure que vous ne regretterez pas votre investissement. Côté interface, Tweetie est très bien pensé, on ne peut plus clair. Lorsque vous lancez Tweetie, vous accédez directement aux twitts du compte actuellement utilisé. Pour changer de compte, vous touchez le bouton Accounts. Pour éditer un compte touche Edit pour ajouter un compte touche + c’est vraiment ultra simple et très intuitif (même si l’interface est in english in the text) ! Pour paramétrer un nouveau compte Twitter vous tapez le nom du compte et le mot de passe. Et c’est tout. Ensuite vous évoluez de compte à compte simplement en effleurant iPhone du bout des doigts !
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Tweetie vous offre toutes les fonctionnalités d’un vrai twitter sur iPhone : les messages privés, les favoris et un menu more bien complet et très pratique permettant de visualiser son profil avec des popups vers les twitts récents, les re-twitts, messages privés, les followings, les followers. A partir de là, on peut aussi bien envoyer un message public que faire un privé. On visualise vraiment bien le compte avec l’icône, la bio, le lien. Tout est clair, limpide, on se sent immédiatement bien avec Tweetie, on se l’accapare et on sait qu’on va l’utiliser tous les jours. Exit les autres clients qui du coup deviennent complètement inutiles !

En conclusion :
aucune hésitation possible, si vous êtes un fan de Twitter que vous utilisez pour garder le contact avec vos followers, Tweetie est l’app qu’il vous faut. Tweetie est payant (enfin ! à 2,19€ c’est pas le Pérou !) mais il vaut très largement la somme que vous allez y investir. Ses fonctionnalités complètes font de lui LA référence en matière de client Twitter sur iPhone, loin devant ses concurrents. A acheter les yeux fermés !

Free réinvente le Wifi : 3 millions de points d’accès en France.

interface-wifi-freeA la fin des années 90, un groupe de potes de Seattle monte un ensemble d’antennes réparties dans la ville pour communiquer d’ordinateur à ordinateur. Sans le savoir, cette fine équipe vient d’inventer coup sur coup deux concepts qui vont révolutionner l’avenir. Le Wifi, d’abord, le peer to peer ensuite. Le Wifi, quelle belle et généreuse idée que voilà. Je me souviens parfaitement, au tout début des années 2000, d’un site dont la vocation affichée était de réïtérer l’exploit de Seattle et de créer un réseau de hotspots à travers la France. Un peu partout, des gens se déclaraient prêts à ouvrir leur accès et à partager leur bande passante. Généreuse idée qui n’alla guère plus loin que la déclaration d’intention. Les clés Wep et Wap verrouillèrent rapidement chaque accès et c’en était fini de la généreuse génération spontanée de partageurs de bande passante. Jusqu’à ce que Free, éternel empêcheur d’oranger en rond, ne mette les pieds dans le pif (paysage internet français)…

Ce que Free propose aujourd’hui, c’est que chaque Freebox devienne un relais hotspot pour l’ensemble de la communauté Freenautes et ça, c’est une géniale idée ! Et là, bien sûr, je vous entends déjà hurler. Quoi ? Comment ? Partager ma bande passante avec des inconnus ? Que nenni ! Justement, il s’agit bien d’une bande passante supplémentaire à laquelle, de toutes façons, vous n’avez pas accès, comme une surcouche internet dans votre Freebox. C’est ça qui est mis à la disposition des freenautes à proximité de votre Freebox. Le Wifi privé (celui qui est protégé par votre clé Wep) reste privé et en théorie inaccessible. Je dis bien en théorie car le cassage de clés Wep risque de devenir un sport national, favorisé par des Lois comme Hadopi.

Pour accéder au réseau Wifi Free communautaire, il faut un identifiant et une clé. Pour obtenir ce tandem, c’est simple. D’abord, redémarrez votre Freebox, histoire d’être sûr d’avoir la bonne version du dernier firmware. Ensuite connectez-vous à cette adresse : http://wifi.free.fr

Choisissez un mot de passe (10 caractères alpha numériques c’est bien et c’est plus sûr pour vous) et validez. Vous avez désormais un identifiant associé à votre mot de passe. Lorsque vous êtes loin de chez vous, vous pouvez profiter gratuitement d’un accès à une Freebox dont le Wifi est activé. Dès que vous trouvez un réseau Wifi Free, sélectionnez-le. Lancez un navigateur et saisissez votre identifant et votre mot de passe. Vous êtes connecté et c’est gratuit. Avec cette fonctionnalité, Free est fidèle à sa réputation d’inventeur et d’agitateur de l’internet en France. Ça n’est pas pour rien qu’on attend ici avec impatience que Free décroche sa licence de téléphonie mobile (normalement, c’est pour ce mois de juin).

Banc d’essai iBluetooth : laborieux et pas concluant.

ibluetooth-echange-de-donnees-iphone-macAvec iBluetooth c’est une des app pour iPhone 3G jailbreaké que j’avais envie de tester depuis un bail. De mon côté j’étais prêt, en revanche c’est du côté de l’éditeur que ça semblait coincer. Impossible de se connecter au serveur, d’obtenir une licence de démo. Une fois cette épreuve passée, on avait six jours pour tester, un peu court. Une nouvelle version a permis de rallonger de quinze jours la version de test, mais il ne m’aura pas fallu plus d’un quart d’heure pour savoir que iBluetooth ne serait pas promis à beaucoup d’avenir sur mon iPhone. Explications.

Pour réaliser ce banc d’essai, j’ai utilisé :
• un iPhone 3G jailbreaké,
• l’application iBluetooth via Cydia,
• un iMac sous MacOSX 10.4.

connexion-iphone-macPremière étape, on paramètre les préférences de iBluetooth. En gros, ça permet de définir la visibilité du iPhone, d’activer éventuellement un contrôle par code pin, d’activer la possibilité d’envoyer des images jpeg par Bluetooth et de montrer ou de cacher les fichiers système. Une fois que c’est fait, direction le Mac pour l’opération classique de jumelage avec un périphérique bluetooth. Le Mac affiche un code, on saisit le code sur iPhone et les deux compères sont jumelés. Pour l’anecdote, l’utilisation de iBluetooth désactive la fonctionnalité bluetooth de iPhone dans les réglages. A partir de maintenant, tout l’intérêt de iBluetooth c’est de pouvoir envoyer des documents, des images, des sons iPod vers le Mac. Et c’est justement là que ça coince un peu.

Dans iBluetooth, on touche l’icône Images, on voit le contenu du dossier Images, on sélectionne l’image de son choix et on touche l’icône Envoyer. Là iBluetooth demande de sélectionner le périphérique (“Select a device“), le Mac apparaît dans la liste, on le sélectionne et le fichier est envoyé. Côté Mac, il faut accepter la réception et quand ça se passe bien le fichier est reçu dans le dossier documents. Quand ça se passe bien, parce que ça ne se passe pas toujours bien, on va en reparler. Le truc, c’est qu’il faut répéter l’opération à chaque fichier et ça c’est très, très lourd ! Du côté de la vitesse de transfert, 100Ko/seconde, pas de quoi s’envoler !
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J’ai ensuite testé l’envoi de fichiers audio, parce que c’est quand même un intérêt évident de pouvoir envoyer de la musique de son iPhone vers son Mac et là… galères ! D’abord, les fichiers ne sont pas nommés en clair mais sous forme codée. C’est pas la faute à iBluetooth, c’est comme ça mais c’est pénible. En fait c’est comme ça parce que normalement on n’a pas accès à ce genre d’infos. Ainsi mon titre de Nada Surf (pris au hasard et pour cause) “Sea knows when” apparaît dans la liste sous le nom EOCA.mp4, pas vraiment facile de s’y retrouver. Sinon, sur les gros fichiers la connectivité s’est avérée douteuse et la performance minable (50 Ko/seconde maxi). Il est pour tout dire assez laborieux de transférer les fichiers et quand la connexion plante (ce qui m’est arrivé deux fois pendant le test), il faut carrément redémarrer iPhone !

transfert-musique-iphoneEn clair, une mise en oeuvre assez fastidieuse, des lenteurs de transferts, des plantages impliquant le rédémarrage de iPhone, des listes de noms de fichiers audio codés, iBluetooth ne me semble pas encore prêt à passer du temps sur mon iPhone. Tant qu’à faire, j’aurais plus vite fait d’envoyer mes images une par une via le mail que de me prendre le chou avec une appli qui se casse la pipe une fois sur deux. Alors, iBluetooth sur mon iPhone 3G ? Comme dirait ce cher Dédé Manoukian de la Nouvelle Star, pour moi c’est non.

iBluetooth, la rançon de la gloire.

iBluetooth est un logiciel très prometteur qui est sur nos tablettes depuis un bail et qui fait partie des logiciels pour iPhone jailbreakés qu’on a envie de mettre au banc d’essai depuis la création de Macacoco. Oui, mais pour ça il faudrait pouvoir le télécharger et ça c’est pas gagné ! En effet, le logiciel star du Bluetooth pour iPhone 3G est victime de son succès, il n’était plus possible d’obtenir une licence démo de six jours (un peu court quand même, six jours…) afin de le tester. La semaine dernière, le bouton Get license était bloqué, paralysant du même coup le iPhone pendant quelques minutes.

Dimanche, j’ai réussi à activer le bouton de test, un peu par hasard, j’ai donc six jours pour pouvoir (enfin) tester iBluetooth et ses fonctionnalités magiques, permettant l’échange de fichiers via Bluetooth entre deux iPhone 3G ou bien entre un iPhone 3G et un autre support bluetooth (Mac, PC, autre téléphone, …).

La perspective de pouvoir échanger librement des fichiers, quelqu’en soit l’origine (photos, sons, vidéos, …) de son iPhone vers le iPhone du copain, ou bien pour faire une sauvegarde sur le Mac de la maison est évidemment une éventualité qui laisse rêveur.

Banc d’essai iBluetooth. Rendez-vous dans quelques jours sur Macacoco.com. Stay tuned !

Banc d’essai : PdaNet utiliser iPhone 3G comme modem routeur sans fil

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Voilà sans aucun doute le banc d’essai le plus simple et le plus excitant qu’on ait eu à faire depuis la création de Macacoco ! Le but, d’abord. Pouvoir utiliser le modem de mon iPhone 3G sur un ordinateur portable ou d’ailleurs un ordinateur tout court afin de pouvoir surfer en 3G sur internet partout où je capte du signal. Il fallait pour cela trouver LA bonne application. Il y a quelques mois, une appli avait défrayé la chronique en étant bannie d’AppStore par Apple. Netshare de Nullriver permettait à un portable de surfer sur internet en 3G en utilisant iPhone comme routeur sans fil. Ce n’était pas du goût des opérateurs qui, en dehors de leurs abonnements de téléphonie, voudraient bien en plus remettre le couvert en nous vendant des abonnements Datas. Je profite de cette parenthèse pour rappeler aux abonnés Orange que leur contrat interdit l’utilisation de leur abonnement dans ce type d’utilisation. Evidemment, dans la mesure où la carte SIM ne sort pas du iPhone, cette utilisation est indétectable par l’opérateur, ce qui on le comprend ne fait pas son affaire.

Pour ce banc d’essai iPhone routeur sans fil nous avons utilisé :
• un iPhone 3G firmaware 2.2 jailbreaké,
• le logiciel PDAnet (disponible via Cydia),
• un ordinateur de bureau iMac,
• un ordinateur portable Macbook.

creation-reseau-macPremière étape, dans Cydia allez chercher PDAnet. Le logiciel est gratuit pendant 14 jours en version d’essai, au delà il est payant et coûte 29€, ce qui est un prix relativement élevé comparé aux tarifs habituellement pratiqués pour des logiciels iPhone. Cela dit, PDAnet vaut son pesant de cacahuètes ! Une fois installé, direction le iMac. Déroulez le menu Airport, vous allez créer un réseau peer to peer (d’ordinateur à ordinateur) en sélectionnant Créer un réseau… Nommez votre réseau (dans l’exemple j’ai utilisé le nom iPhoneNet), choisissez un canal automatique. Si vous le désirez vous pouvez créer une clé wep pour protéger l’accès. Et c’est tout.

selection-reseau-iphoneDirection iPhone. Touchez l’icône Réglages, onglet Wifi. Vous voyez votre réseau dans la liste, sélectionnez-le. Quand c’est fait, votre ordinateur utilise les ressources de votre iPhone qui se comporte comme un routeur Wifi, en laissant l’ordinateur connecté utiliser ses ressources internet en 3G. Vous pouvez donc surfer sur internet sur l’ordinateur connecté, en utilisant les ressources du réseau 3G. Pour notre test, nous avons surfé sur Firefox et Safari avec le iMac, en 3G, de manière très confortable, dans un environnement 3G uniquement (par sécurité la Freebox v5 du bureau a été éteinte pendant la durée du test). Ensuite un Macbook a créé son propre réseau que nous avons sélectionné sur iPhone. Dès la connexion, iChat s’est activé et nous avons pu dialoguer de manière très fluide en utilisant la ressource 3G. De retour sur iMac, nous en avons profité pour lancer un test de bande passante. Avec un peu plus de 1000Kb seconde (soit 130Ko/sec), le débit en 3G est très confortable et permet de surfer en étant à l’aise.

Ce qui fonctionne bien sous MacOS le vaut aussi pour Windows XP ou Vista. La version complète de PDAnet permet une connexion USB sous Windows. Le support d’un proxy pour les utilisateurs concernés est disponible dans les settings de PDAnet. Pendant le test, la connexion a semblé éteinte une fois (au switch entre les deux Mac). Les applis relancées ont permis de retrouver le réseau. En conclusion PDAnet est un utilitaire indispensable dès lors qu’on y a goûté. La perspective de pouvoir surfer en 3G avec son ordinateur portable partout où la connexion est disponible, de se créer son réseau privé à soi est évidemment très attractive. D’après l’éditeur du logiciel, l’un des défauts de PDAnet tient dans son incapacité à recharger la batterie pendant l’utilisation. Il faut donc veiller à des sessions courtes ou bien à disposer d’une batterie de secours un peu musclée.
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Enfin, il n’est pas inutile de rappeler que certains opérateurs comme Orange voient d’un très mauvais oeil ce type d’utilisation et interdisent par contrat de faire du datas via iPhone. Des utilisateurs qui avaient utilisé leur carte SIM dans des clés USB se sont vu facturés des suppléments Datas par Orange qui détecte un numéro d’IMEI différent. Dans le cas présent, la carte SIM ne bouge pas du iPhone. Mais attention aux consommations ! La barre des 500Mo peut être atteinte très rapidement…

Partager des données en réseau entre un Mac et un PC.

partage de donnees entre un Mac et un PCVous avez un PC sous Windows XP et un Mac sous MacOSX et vous voudriez bien échanger des données entre les deux machines, de manière transparente, en réseau ? Franchement, rien de plus simple ! Vos machines sont connectées au réseau Ethernet via un routeur. Notez que si vous utilisez une box ADSL qui offre des fonctions de routeur (c’est le cas de la Freebox), vous économisez l’achat d’un routeur. Le partage se fait en deux temps. D’abord sur le PC, vous créez un dossier sur votre disque dur, dossier que vous nommez comme vous voulez (par exemple : macshare). Un clic droit sur le dossier, direction le deuxième onglet “partage”, vous cochez les boîtes “Partager ce dossier sur le réseau” et “Autoriser les utilisateurs réseau à modifier mes fichiers”. A partir de là, votre dossier porte une icône spécifique (une main portant un dossier) et vous y êtes presque. Sur votre Mac, au niveau du finder (le bureau), déroulez le menu Aller et sélectionnez Réseau. Demandez une présentation par colonne de la fenêtre Network. Cliquez une fois sur le nom de votre PC. Dans la seconde colonne, Mac vous montre les points de partage disponibles, cliquez sur “se connecter…” une fenêtre s’ouvre, choisissez le dossier (macshare) et validez en cliquant dans OK. Le volume apparaît sur le bureau du Mac. A partir de là, vous pouvez échanger des données avec votre PC simplement en déposant vos fichiers sur l’icône Macshare.

Le truc en plus. Faites glisser l’icône Macshare sur le dock, entre l’icône de Mac OSX et l’icône de la corbeille. La prochaine fois que vous allumerez votre réseau, un simple clic sur cette icône affichera le volume distant sur votre bureau.

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