
D’abord parlons de Cloud. Pour schématiser et faire bref, le Cloud c’est un espace disque sur un serveur distant où l’on peut stocker toutes sortes de données. Comme le serveur est accessible par internet, on peut accéder à ses données de n’importe quel point géographique de la planète, à partir d’un Mac, d’un PC ou d’un smartphone ou de n’importe quel terminal capable de se connecter à internet. Les données ne sont plus seulement chez vous, sur votre disque dur, elles sont partout. Vos données sont dématérialisées sur un disque dur quelque part dans le “ciel” d’internet, sur un petit nuage. Vous avez un petit bout (ou un gros c’est selon) de nuage à vous, accessible dont la porte s’ouvre avec un identifiant et un mot de passe. C’est un concept qui va de pair avec le développement d’internet et franchement, c’est une idée qui n’est pas nouvelle mais qui a fait son chemin, facilité par le développement des technologies. Des débits de plus en plus rapides, des stockages de plus en plus énormes regroupés dans des lieux qu’on appelle des Datacenters font que bientôt on copiera des données sur un disque distant quasiment à la même cadence que sur un disque dur en local, à la maison ou au bureau.
Parlons maintenant d’OVH. Ici, à Macacoco, on connaît bien OVH. À dire vrai on connaît cette société du nord de la France depuis près de dix ans, on est client, on y a nos serveurs dédiés et la plupart de nos noms de domaines sont enregistrés chez eux. À la tête d’OVH, il y a Octave KLABA, un pur produit de la net geek generation, bosseur invétéré, agitateur d’idées de génie et grand amateur de Schweppes et de barres chocolatées devant l’éternel. Voilà pour la bio. OVH imagine et propose des solutions de serveurs dédiés du plus simple au plus pointu à une clientèle de spécialistes, j’ai envie de dire de technoïdes, sans y mettre le moins du monde une connotation péjorative. OVH propose, depuis déjà quelques temps, des solutions de Cloud computing. L’approche est résolument technique, on y parle CPU, RAM, computing, virtualisation, besoin fluctuants, … C’est le paradoxe typique d’OVH. Voilà une société qui a de bonnes idées et même de très bonnes idées – ce n’est d’ailleurs pas un hasard si dans son secteur OVH est devenu numéro 1 – qui a toujours une longueur d’avance sur ses concurrents, voire deux, mais qui, commercialement parlant ne sait pas vendre à un panel aussi large que possible. Non. OVH sait parfaitement vendre à son cœur de cible (vous savez, les technoïdes) mais qui semble incapable d’argumenter en termes simples, un concept simple. C’est le syndrome de la mère à Jean-Louis.
Il y a quelques années, alors que Jean-Louis GASSÉE était vice Président d’Apple, un journaliste lui avait demandé ce qu’il pensait d’UNIX. Jean-Louis, avec la verve qu’on lui connaît avait répondu : “UNIX ? C’est un système de technoïdes. Ma mère n’y comprendrait rien.” Ce que GASSÉE tentait d’accréditer c’est la thèse selon laquelle un système n’est viable que s’il est compréhensible par tous. Y compris par la mère de Jean-Louis. Et là vous me dites, avec un soupçon d’ironie dans la voix : “Mais dites-moi Macacoco ? MacOSX n’est-il pas un système basé sur UNIX ?” Je veux mon neveu et je vous remercie de me le faire remarquer. Et puisque nous parlons de MacOSX, permettez-moi de vous le dire. Ce système est un UNIX qui avance masqué. Apple a réussi ce prodige définitif. Faire un UNIX qui ait la gueule d’un MacOS. Disons avec une pointe d’ironie que Apple a réussi avec MacOSX ce que les technoïdes de Linux ont raté. Tout en faisant mentir Jean-Louis GASSÉE, reparti vers d’autres aventures, sans jamais avoir pu imposer à Apple son BeOS. La mère de Jean-Louis saurait se servir de MacOSX, quand bien même c’est un UNIX.
Et là j’en arrive à vous parler d’Apple. J’allume ma TV et j’entends la journaliste de BFMTV annoncer qu’Apple s’apprête encore une fois à nous révolutionner le monde “en inventant le Cloud” (sic). Il a suffi de quelques mots simples de Steve Jobs, décrivant le Cloud et de dire aux utilisateurs (les fameux end users si chers au cœur d’Apple) tout le bénéfice qu’ils allaient pouvoir en tirer. Ça, c’est le grand génie d’Apple. Prendre un concept et le développer, le mettre à la portée de tous les utilisateurs. Jobs nous avait déjà fait le coup avec le concept de la souris et de l’interface graphique largement inspirés des travaux de Xerox après sa visite au PARC (le Palo Alto Research Center). Là, Apple prend un concept qui existe depuis un bail et que font-ils ? Ils le transcendent, lui donnent du corps, de l’âme et chacun comprend immédiatement pourquoi il en veut et tout le bénéfice qu’il va pouvoir en tirer. Autrefois on disait qu’Apple inventait et que les autres en profitaient. Désormais c’est l’inverse. Exit MobileMe. Bienvenue à iCloud qui “conserve vos contenus et, sans fil, les diffuse à tous vos appareils.” Fermez le ban ! En une ligne la messe est dite. Et comme toujours avec Apple, il y a une parfaite osmose, une harmonie absolue entre le hardware et le software. Parce que ce système s’adresse à tout le monde, tout le monde va en vouloir. La recette est simple.
Le cloud vu par OVH et le cloud vu par Apple. Deux approches radicalement différentes et finalement, dans les deux cas, un seul et même produit avec une finalité identique mais aussi deux mondes que tout oppose. D’un côté, le monde (obscur) des administrateurs de réseau qui parlent leur langage, ont leurs codes, leurs principes. De l’autre le monde des end users, statistiquement plus nombreux. Ce que Apple a compris c’est qu’il y a finalement sur cette planète plus de mères à Jean-Louis que d’ingénieurs systèmes parlant couramment mySQL…


A la fin des années 90, un groupe de potes de Seattle monte un ensemble d’antennes réparties dans la ville pour communiquer d’ordinateur à ordinateur. Sans le savoir, cette fine équipe vient d’inventer coup sur coup deux concepts qui vont révolutionner l’avenir. Le Wifi, d’abord, le peer to peer ensuite. Le Wifi, quelle belle et généreuse idée que voilà. Je me souviens parfaitement, au tout début des années 2000, d’un site dont la vocation affichée était de réïtérer l’exploit de Seattle et de créer un réseau de hotspots à travers la France. Un peu partout, des gens se déclaraient prêts à ouvrir leur accès et à partager leur bande passante. Généreuse idée qui n’alla guère plus loin que la déclaration d’intention. Les clés Wep et Wap verrouillèrent rapidement chaque accès et c’en était fini de la généreuse génération spontanée de partageurs de bande passante. Jusqu’à ce que Free, éternel empêcheur d’oranger en rond, ne mette les pieds dans le pif (paysage internet français)…
Avec iBluetooth c’est une des app pour iPhone 3G jailbreaké que j’avais envie de tester depuis un bail. De mon côté j’étais prêt, en revanche c’est du côté de l’éditeur que ça semblait coincer. Impossible de se connecter au serveur, d’obtenir une licence de démo. Une fois cette épreuve passée, on avait six jours pour tester, un peu court. Une nouvelle version a permis de rallonger de quinze jours la version de test, mais il ne m’aura pas fallu plus d’un quart d’heure pour savoir que iBluetooth ne serait pas promis à beaucoup d’avenir sur mon iPhone. Explications.
Première étape, on paramètre les préférences de iBluetooth. En gros, ça permet de définir la visibilité du iPhone, d’activer éventuellement un contrôle par code pin, d’activer la possibilité d’envoyer des images jpeg par Bluetooth et de montrer ou de cacher les fichiers système. Une fois que c’est fait, direction le Mac pour l’opération classique de jumelage avec un périphérique bluetooth. Le Mac affiche un code, on saisit le code sur iPhone et les deux compères sont jumelés. Pour l’anecdote, l’utilisation de iBluetooth désactive la fonctionnalité bluetooth de iPhone dans les réglages. A partir de maintenant, tout l’intérêt de iBluetooth c’est de pouvoir envoyer des documents, des images, des sons iPod vers le Mac. Et c’est justement là que ça coince un peu. 
En clair, une mise en oeuvre assez fastidieuse, des lenteurs de transferts, des plantages impliquant le rédémarrage de iPhone, des listes de noms de fichiers audio codés, iBluetooth ne me semble pas encore prêt à passer du temps sur mon iPhone. Tant qu’à faire, j’aurais plus vite fait d’envoyer mes images une par une via le mail que de me prendre le chou avec une appli qui se casse la pipe une fois sur deux. Alors, iBluetooth sur mon iPhone 3G ? Comme dirait ce cher Dédé Manoukian de la Nouvelle Star, pour moi c’est non.

Première étape, dans Cydia allez chercher PDAnet. Le logiciel est gratuit pendant 14 jours en version d’essai, au delà il est payant et coûte 29€, ce qui est un prix relativement élevé comparé aux tarifs habituellement pratiqués pour des logiciels iPhone. Cela dit, PDAnet vaut son pesant de cacahuètes ! Une fois installé, direction le iMac. Déroulez le menu Airport, vous allez créer un réseau peer to peer (d’ordinateur à ordinateur) en sélectionnant Créer un réseau… Nommez votre réseau (dans l’exemple j’ai utilisé le nom iPhoneNet), choisissez un canal automatique. Si vous le désirez vous pouvez créer une clé wep pour protéger l’accès. Et c’est tout.
Direction iPhone. Touchez l’icône Réglages, onglet Wifi. Vous voyez votre réseau dans la liste, sélectionnez-le. Quand c’est fait, votre ordinateur utilise les ressources de votre iPhone qui se comporte comme un routeur Wifi, en laissant l’ordinateur connecté utiliser ses ressources internet en 3G. Vous pouvez donc surfer sur internet sur l’ordinateur connecté, en utilisant les ressources du réseau 3G. Pour notre test, nous avons surfé sur Firefox et Safari avec le iMac, en 3G, de manière très confortable, dans un environnement 3G uniquement (par sécurité la Freebox v5 du bureau a été éteinte pendant la durée du test). Ensuite un Macbook a créé son propre réseau que nous avons sélectionné sur iPhone. Dès la connexion, iChat s’est activé et nous avons pu dialoguer de manière très fluide en utilisant la ressource 3G. De retour sur iMac, nous en avons profité pour lancer un test de bande passante. Avec un peu plus de 1000Kb seconde (soit 130Ko/sec), le débit en 3G est très confortable et permet de surfer en étant à l’aise.
Vous avez un PC sous Windows XP et un Mac sous MacOSX et vous voudriez bien échanger des données entre les deux machines, de manière transparente, en réseau ? Franchement, rien de plus simple ! Vos machines sont connectées au réseau Ethernet via un routeur. Notez que si vous utilisez une box ADSL qui offre des fonctions de routeur (c’est le cas de la Freebox), vous économisez l’achat d’un routeur. Le partage se fait en deux temps. D’abord sur le PC, vous créez un dossier sur votre disque dur, dossier que vous nommez comme vous voulez (par exemple : macshare). Un clic droit sur le dossier, direction le deuxième onglet “partage”, vous cochez les boîtes “Partager ce dossier sur le réseau” et “Autoriser les utilisateurs réseau à modifier mes fichiers”. A partir de là, votre dossier porte une icône spécifique (une main portant un dossier) et vous y êtes presque. Sur votre Mac, au niveau du finder (le bureau), déroulez le menu Aller et sélectionnez Réseau. Demandez une présentation par colonne de la fenêtre Network. Cliquez une fois sur le nom de votre PC. Dans la seconde colonne, Mac vous montre les points de partage disponibles, cliquez sur “se connecter…” une fenêtre s’ouvre, choisissez le dossier (macshare) et validez en cliquant dans OK. Le volume apparaît sur le bureau du Mac. A partir de là, vous pouvez échanger des données avec votre PC simplement en déposant vos fichiers sur l’icône Macshare. 
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