Nexus 4 compatible 4G LTE : une annonce à la conférence Google I/O 2013 ?

nexus-4-32G-compatible-4G-macacoco-2013Il y a des rumeurs dont on aimerait bien qu’elles soient fondées. En ce moment par exemple, ça cause beaucoup sur une nouvelle version d’Android v5 qui pourrait être annoncée à la prochaine Google I/O en mai, le mois prochain donc. Et puis il y a toujours les fantasmes sur un X Phone qui serait pondu par Motorola mobility la filiale de Google, un smartphone tellement puissant qu’il pourrait s’interfacer avec votre machine à café. Bon blague à part, tout ça on y croit moyen. En revanche, il y a une rumeur qui pourrait s’avérer juste, et elle concerne une évolution de Nexus 4.

Google pourrait annoncer une évolution de Nexus 4 qui tiendrait en deux points. D’abord une capacité étendue à 32Go, soit le double de ce qui est proposé actuellement. Plus de place physique sur un smartphone c’est toujours intéressant. Mais surtout on évoque la compatibilité avec le réseau 4G LTE, ce qui évidemment est un point capital quand on sait que l’enjeu technologique de l’année 2013 tient dans le réseau 4G. Inutile de dire qu’un Nexus 4 avec un stockage de 32G compatible 4G, nous ici on signe tout de suite !

On n’aura pas à attendre très longtemps pour être fixé. La Google I/O 2013 débute le 15 mai prochain !

Projet lunettes Google Glass, pas avant 2014 selon Eric Schmidt

google-glass-pas-avant-2014-macacoco-2013Le projet de lunettes Google (dit project glass), dans les cartons de Google depuis des années, est entré en phase de test active il y a tout juste un an, en avril 2012. L’idée est assez futuriste, puisqu’il s’agit d’une paire de lunettes permettant d’accéder en temps réel à de la réalité augmentée. Les applicatifs ne se limitent pas là, évidemment. Les lunettes sont équipées d’une caméra et d’un micro, d’un pavé tactile permettant d’accéder du bout des doigts à différentes commandes, et bien entendu se connecte à internet via wifi ou bluetooth. Les images sont directement relayées au regard du porteur qui peut dès lors accéder aux fonctionnalités classiques de Google : agenda, messageries (SMS, MMS, emails), Maps, appareil photo, etc… C’est pas Futuropolis mais ça y ressemble. Pour le prix, en revanche, il faudra s’accrocher puisque Google Glass serait annoncé – tenez-vous bien ! – à 1499$, du moins lorsque le produit sera disponible.

Google Glass, pas avant 2014 !
Et ça selon Eric Schmidt (Président exécutif de Google), c’est pas pour tout de suite ! Dans une interview donnée à la radio anglaise BBC4, le patron de Google a déclaré que les lunettes ne seraient probablement pas disponibles au grand public avant l’année prochaine, en 2014. Puis d’ajouter que des milliers de Google Glass seraient en phase de test par des développeurs dans les mois qui viennent et que Google procédera à l’analyse de leur feedback. Comprendre que tout cela va prendre un an, à l’aise.

Problèmes d’éthique et de comportement des utilisateurs.
Il semble aussi que Google s’inquiète, à juste titre, de l’atteinte aux libertés qu’un tel accessoire permettant d’enregistrer la vie en direct live puisse porter à l’environnement social des porteurs. Eric Schmidt l’affirme : “Une société comme Google a une très grande responsabilité de garantir la validité de vos informations, mais vous avez vous-même la responsabilité de comprendre ce que vous faites, comment vous le faites et de la manière la plus appropriée…” Cet accessoire futuriste pourrait aussi s’avérer une grande source de litiges, entre les porteurs et les autres. Affaire à suivre.

plus d’infos sur Google Glass

Apple peut-elle survivre à Steve Jobs ?

steve-jobs-macacoco-2013Il y a quelques jours, j’ai vu deux pubs à la télé pour iPhone. D’abord j’ai cru que c’était une blague ou du second degré et finalement non. Laissez-moi vous dresser le tableau. Dans une première pub, la voix off nous explique à grands renforts d’arguments clairs, pour que tout le monde comprenne bien, que iPhone 5 est dôté d’un système révolutionnaire lui permettant d’adapter son niveau sonore aux parasites ambiants. C’est dingue hein ? Et surtout c’est quand même une fonctionnalité totalement, définitivement essentielle sur un smartphone, beaucoup plus que la compatibilité 4G par exemple ou la capacité logicielle à faire des trucs importants avec son téléphone mobile. Avec la seconde pub on touche le fond. En gros un type est en train de jouer au ping pong avec deux frangines blacks pulpeuses (n’y voyez pas une analogie de type sexuel plan threesome, non, Apple est trop coincé du cul pour oser une telle analogie) et nous explique que lorsqu’il joue au ping pong avec ses deux copines et qu’il ne veut pas être dérangé eh bien ! Il y a une fonctionnalité pour ça. Révolutionnaire. Un bouton pour mettre iPhone 5 en position do not disturb, il fallait être Apple pour y penser.

Finalement, je me dis qu’Apple en est là, désormais. Où ça ? Dans le mur pardi. J’ai la désagréable sensation qu’Apple n’a plus d’histoires à nous raconter, plus d’aventures nous faire partager, plus d’arguments pour nous faire rêver, d’ailleurs il n’est pas de hasard si une récente étude a montré que la jeune génération, les kids d’aujourd’hui ne sont plus fascinés par la pomme de Cuppertino. Non, ils se tournent résolument vers d’autres marques, à commencer par Samsung et par voie de conséquence Android qui squatte le top et les parts de marché avec un appétit vorace. Il faut dire que Samsung, pour ne parler que de du constructeur coréen, a cette capacité à donner envie que la firme Apple me semble avoir perdue depuis un an ou deux. Samsung ose là où Apple est timide, va sur des terrains novateurs sans trop d’états d’âme. Mais le vrai danger pour Apple ne vient pas de Samsung, non. Comme l’avait pressenti le père d’Apple, Steve Jobs lui-même, le danger vient de Google. D’abord le géant de Mountain view a dégaîné sa gamme Nexus, composé d’un smartphone drôlement sexy (Nexus 4), d’une tablette 7 pouces incroyablement pratique (Nexus 7) qui fait autant d’ombre à iPad mini que le modèle 10 pouces (Nexus 10) n’en fait à iPad. Et là il se murmure que le prochain XPhone sous Android 5 (key lime pie) pourrait radicalement brouiller la donne. Encore une fois, la partie ne va pas se jouer sur une quelconque pirouette hardware, que nenni. Si Google doit mettre tout le monde d’accord, ça sera sur un domaine où Apple a longtemps été le roi du monde : le software. En attendant, Apple vit sur ses succès passés. Mais pour combien de temps encore ?

X Phone premier maillon de la chaîne Googlerola ?

xphone-google-motorola-macacoco-2013X Phone. On en entend parler depuis quelques mois, c’est le nouveau serpent de mer signé Google. Selon les sources proches du dossier, il se dit que ce nouveau smartphone signé Motorola pourrait être annoncé à la prochaine Google I/O (15 mai 2013) en même temps que la mise à jour de Android OS baptisé Key lime Pie. On espère seulement pour Google que cette tarte au citron vert sera plus digeste que les affres du lancement (raté) de Nexus 4, en novembre 2012, dont on ne s’est toujours pas remis. On se dit avec le recul que ce lancement en quantités modérées pourrait finalement faire l’affaire de Google. Parce que autant Nexus 4 était un smartphone collaboratif avec une société tierce (LG) autant ce X-Phone là sent bon la création maison. Rappelons (si vous avez raté cet épisode) que Motorola mobility est passé dans le giron de Google il y a peu (en août 2011) et avec le paquet de licences détenus par la dite société pour la modique somme de 12,5 milliards de dollars. Un excellent moyen pour Google de contrer Apple en empochant au passage la propriété de plus de quinze milles brevets dans le domaine du smartphone.

On sait finalement peu de chose sur X Phone. Une batterie de 3300 mAh, un écran tactile de 4,8 pouces, une résolution full HD, appareil photo embarqué (fourni par Sony semble-t-il), mémoire interne maousse (128Go) et pour le design une ligne inspirée de la gamme Razr. Mais au fond, tout ça c’est un peu du bla-bla. Ce qui nous intéresse ici, c’est de savoir si ce X Phone sera compatible 4G, ce qui n’est pas le cas du dernier né de la gamme Nexus (4). Il y a sûrement des enjeux stratégiques considérables derrière le projet X Phone, Google étant aussi dans l’obligation de ne pas faire trop d’ombre à ses partenaires qui ont choisi Android. L’autre point intéressant sur le projet X Phone, dans la mesure où il s’agit d’un projet maison, va être de le voir débouler sur le marché avec un OS dôté de fonctionnalités natives, un pur Android, sans surcouches comme c’est déjà le cas pour Nexus 4 avec Jelly bean 4.2/

X Phone s’annonce et il n’a pas vocation d’être une suite de Nexus 4. Connaissant Google, les lascars de Mountain view sont en train de nous concocter un truc balaize à leur façon. Et le projet est vraiment sur les rails, pour preuve cette annonce publiée sur le réseau professionnel LinkedIn pour un poste de “directeur senior en gestion de produit, X-Phone”. Vous avez le profil ? Contactez Google Motorola.

Gants tactiles TouchGlove de Passat, pour surfer sur smartphone cet hiver sans enlever ses gants

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Si vous avez déjà essayé de naviguer sur votre smartphone ou votre tablette avec une paire de gants classiques, en cuir ou en laine, ce que je vais vous dire n’aura pas l’air d’un scoop : ça ne fonctionne pas. Ô joie ! Dehors, on se les gèle et votre téléphone sonne, vous voilà condamné à enlever vos gants pour pouvoir répondre, maudissant au passage ces crétins d’ingénieurs qui auraient quand même pu nous pondre un écran tactile qui réagisse à toutes les surfaces, sauf que ça, techniquement, c’était pas possible. Et là vous vous dites que des gants qui tiennent vos mains au chaud et qui sont en même temps capables d’activer l’écran tactile de votre smartphone ou de votre tablette, ça serait quand même bien cool non ? Bonne nouvelle, ça existe et Macacoco les a testés pour vous.

Gants TouchGlove, pratiques et pas chers.
gants-touchglove-macacoco-2013Easy Tech propose ces gants TouchGlove, des gants confortables, extensibles, sans coutures qui permettent de naviguer sur tout écran tactile aussi facilement qu’à mains nues. Pratiques, aussi bien à la ville qu’en promenade, ces gants tiennent vos mains bien au chaud à l’abri tout en vous laissant libre de naviguer sur votre smartphone, tablette ou player MP3. Ce qu’on apprécie particulièrement c’est que contrairement à d’autres gants qui ne permettent d’activer le tactile uniquement au bout des doigts, ici c’est toute la main qui est tactile, on peut utiliser les cinq doigts ou toute autre partie des mains. Bref, un produit efficace et pour tout dire indispensable, surtout en ce moment !

TouchGlove par Passat. Existe en trois couleurs, trois tailles (S, M, L). 19,95€ en grandes surfaces.

Google Nexus 4, cet obscur objet du désir.

google-nexus-4-LG-smartphone-macacoco-2012Faire de Nexus 4 un objet convoité. Créer le buzz. Exciter l’envie. Certes, si Google et son partnership LG avaient voulu créer l’événement autour du lancement du nouveau smartphone Nexus 4 ils ne s’y seraient pas pris autrement. Certes, mais que s’est-il vraiment passé, en ce jour de 13 novembre 2012 ? Les responsables de LG affirment qu’ils ont été dépassé par les événements, dépassé par la demande qualifiée de “huge”, monstrueuse, énorme. Inutile de s’épuiser en conjectures puisqu’on ne saura jamais, de toutes façons, le fin mot de l’histoire. À ce propos, on notera seulement la gestion calamiteuse du lancement, la pitoyable communication (doux euphémisme) ou, pour être plus juste, la totale absence de communication de la part des deux groupes, Google comme LG. Nous sommes le 7 décembre. Sur les forums spécialisés, notamment sur Frandroid.com qui fait figure de référence dans le milieu des adeptes du petit robot à poil vert, les fans n’en finissent pas de se désespérer et on ne peut que compatir. Entre intox et fausses joies, tout ceux qui attendent la venue du précieux Nexus 4 se désespèrent au long des pages du forum, tout en conservant un esprit positif où finalement l’humour (de geek) est toujours omniprésent. Le fil “disponibilité du Nexus 4″ atteint les deux cent cinquante pages, les fans sont épuisés à taper sans relâche sur la touche F5 de leur clavier et les modérateurs du forum tentent, tant bien que mal, de préserver une certaine unité dans les discussions. L’application du site n4checker.com (qui permet de visualiser les stocks en temps réel world wide) affiche désespérément la mention out of stock pour la France. Les autres pays ne semblent guère mieux lotis ! Aux USA le produit s’affiche certes comme disponible mais avec quatre à cinq semaines de délai de livraison. Bref. Vous vouliez un Nexus 4 pour Noël ? Je pense que c’est râpé. Pendant ce temps-là, l’obscur objet du désir s’échange à prix d’or sous le manteau sur les sites de ventes comme eBay ou le Bon Coin, à deux fois son prix d’origine, franchement est-ce bien raisonnable ? On évoque aussi l’arrivée prochaine de Nexus 4 au catalogue de SFR et la date du 11 décembre est d’ores et déjà avancée. Bonne surprise ? Pas sûr. Compte tenu de l’engouement, il se murmure que le prix de Nexus 4 pourrait atteindre des sommets chez l’opérateur s’il était vendu sans engagement.

Et la concurrence dans tout ça ? Samsung, Nokia et même Apple ? Éclipsés. Non, la vedette du moment est incontestablement Nexus 4 qui réunit tellement d’arguments, tellement d’atouts, qui est tellement plus sexy que la plupart des smartphones actuellement disponibles. C’est comme si Google avait réussi la synthèse de la wishlist des utilisateurs. Un écran plus grand (4,7 pouces), plus confortable et surtout, une suite software imparable orientée end user. La force de Nexus 4 réside bien dans sa suite software dont le noyau central est l’utilisateur, au cœur d’un OS redoutablement bien construit, Android Jelly Bean 4.2. Google a beaucoup appris des autres mais aussi a su écouter l’utilisateur et cette attention (qui n’est pas sans rappeler les égards que portait la firme de Cuppertino en d’autres temps) porte aujourd’hui ses fruits. Le résultat ? Tout le monde en veut. Tout le monde veut un Nexus 4. La logique est implacable, il y a plus de demande que d’offre, pas le peine de vous faire un dessin. Et pourtant tous les experts vous le diront. Nexus 4 n’est pas parfait, loin s’en faut. Il n’est pas 4G ready, par exemple et quand on sait que la 4G va être l’un des grands arguments de l’année à venir on est en droit de se demander ce qui a pu motiver Google pour s’abstenir. Là, au moins, on a des réponses. Google ménage, semble-t-il, ses nombreux partenaires fabriquants de smartphones et tablettes sous Android, en leur laissant le champ libre au chapitre 4G, au moins pour le moment. Alors ? Est-ce vraiment une bonne idée d’acheter aujourd’hui un smartphone Nexus 4 dont on sait pertinemment qu’il ne sera pas compatible avec la norme de débit qui sera, elle, au cœur de l’actualité dès le second semestre 2013 ? Ne vaut-il mieux pas laisser passer la première vague et patienter quelques mois ? Il y a fort à parier que la seconde génération de Nexus 4 embarquera 4G et une capacité de stockage deux fois plus importante.

Et Apple, me direz-vous, puisqu’ici, sur Macacoco on parle aussi d’abord d’Apple ? Les temps changent, non, en fait les temps ont déjà changé. Quand j’ai connu Apple, il y a fort fort longtemps, au début des années 80, c’était une marque de fondus d’informatique, de passionnés qu’on ne désignait pas encore sous le terme de geeks. De ces p’tits gars qui découvraient un Apple ][e qu’on pouvait bidouiller, dont on pouvait soulever le capot, ajouter des cartes, de la mémoire, pour lequel on pouvait écrire des softs, manigancer du code. Et puis rapidement, avec Macintosh, tout est devenu plus cloisonné, plus fermé. Le temps a passé, avec lui et l’avénement d’internet, le retour du père à la maison, quelques uns de ses coups de génie, de visionnaire du iPod à iPhone en passant par iPad. Apple est devenu tendance et a drainé toute une clientèle de hispters pâmés devant iPhone 5, dans des Apple centers aseptisés au mobilier glacial et à l’ambiance monacale. Les geeks eux ont désertés les champs de bataille depuis belle lurette. Ils sont allés voir si l’herbe du pré d’en face est plus verte et sur ce coup-là, Google n’a pas raté le coche. J’en sais quelque chose. J’ai fait partie de ceux qui ont loupé le train du 13 novembre, en ratant l’épreuve du Google Wallet à trois reprises (saleté de wallet !). Pas grave. Je voulais surtout tester Android Jelly bean 4.2, jouer avec Google Now, tester la pertinence software. Je viens de recevoir un Nexus 7, dont je ne manquerai pas de vous parler ici-même dans les jours qui viennent. En attendant Nexus 4, son grand frère Nexus 7 est finalement une excellente consolation.

voir le site FrAndroid

Ratage au lancement de Nexus 4, le black tuesday de Google.

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Nous avons vécu, avec le lancement de Nexus 4 le 13 novembre dernier, ce qu’il convient d’appeler un énorme ratage industriel. Oui, énorme. De ce genre de plantage qui ferait passer une engueulade à l’UMP pour le comptage des voix pour une aimable plaisanterie. Et là, j’entends tout ce que la planète Android compte d’afficionados me conspuer, hurler au loup, avancer que dans Macacoco il y a Mac et que donc, de facto, mon avis n’a que peu d’importance parce que pas du tout objectif ? Eh bien chers amis Androïdiens et autres fans du petit bonhomme vert, contrairement à vous, cloisonnés que vous êtes dans votre petit monde de geeks et de happy fews, qui n’avez pour iPhone que mépris et dérision, moi, je ne suis d’aucune chapelle et je m’en vais vous le prouver.

Bref j’ai pas acheté iPhone 5.
Mon iPhone 3G arrivant en fin de cycle (il aura quatre ans, comme le temps passe, début décembre 2012), je me suis dit qu’il était temps d’aller voir du côté d’Android, juste histoire de vérifier si l’herbe est plus verte dans le champ d’en face et si cet OS vaut autant que certains le prétendent et puis aussi parce que, de vous à moi, étant un client (heureux) de Freemobile depuis le début de l’année, je dois désormais compter sur moi-même et personne d’autre pour financer mon téléphone mobile. Lorsque j’ai vu débouler iPhone 5, j’ai vite réalisé que je n’étais plus disposé à mettre 650€ dans un téléphone, d’autant qu’entre nous cet iPhone 5, malgré une indéniable qualité de fabrication, malgré une parfaite intégration avec Mac OSX, ne présente pas d’atouts franchement vertigineux. Entre temps, les ingénieurs de chez Samsung (les bougres) ont innové avec un Galaxy SIII plus grand et je ne parle même pas du Note II, peut-être la synthèse, la quintessence du téléphone parfait, assez grand mais pas trop, doué de la reconnaissance de caractère, son seul défaut étant finalement d’être estampillé de la marque Samsung (je plaisante, mais qu’à moitié) et d’embarquer un OS sur lequel les coréens ont ajouté leur petit quelque chose, comme on ajouterait une crème au beurre sur un gâteau presque parfait, le rendant pour le coup particulièrement indigeste. Donc Galaxy Note II, d’accord, mais sans les bidouilles software signées Samsung.

Android, c’est d’la bonne.
Bref. J’ai pas acheté de iPhone 5. Pas de Galaxy SIII ou de Note 2 non plus. J’ai acheté un Galaxy Ace, pas cher mais foutrement limité, au début de l’été chez Freemobile, pour voir. Pour tester Android et voir ce que vaut cet OS et autant le dire tout de suite, on voulait goûter et on a goûté et Android, c’est d’la bonne. Pour qui vient comme moi de iOS, on débarque sur une autre planète mais on trouve rapidement ses marques. Tout est moins cloisonné chez Google Android que chez Apple iOS, c’est bien parce qu’il règne ici une douce ambiance de geek linuxien baba cool, un peu l’état d’esprit rebelle d’Apple du début des années 80, avant que la marque à la pomme ne devienne ce repère de hispters à la mèche, insupportables happy fews branchés qui sont venus nous donner des leçons de morale à nous qui avions été de toutes les guerres, à nous pour qui IBM signifiait I Buy Macintosh. Dans le même temps, Android pêche par ses qualités libertaires. On dit qu’une app sur quatre est truffée de virus ou de cheval de troie (ce n’est pas moi qui le dit mais les experts qui, c’est bien connu, ne se trompent jamais) mais c’est sans doute le prix de la liberté à payer. Et puis il y a le reste, tout le reste, les innovations heureuses d’Android comme le système de notification qui a lui seul vaut son pesant de cacahuètes, le fait aussi de pouvoir brancher son téléphone sur le port USB de son Mac sans que cela ne déclenche une émeute software, lancement de iTunes, synchronisation à marche forcée, etc… À propos de synchronisation, j’ai acheté l’excellent Missing Sync qui permet de synchroniser mes contacts sur mon Mac avec mon téléphone via le wifi.

Et puis Nexus 4 a été annoncé.
Ainsi donc je vivais ma vie, comme un long fleuve à peu près tranquille, attendant à défaut de fin de monde qu’un acteur de la téléphonie mondiale me propose LE téléphone mobile qui ferait vibrer mon cortex, titiller ma fibre comme l’avait fait iPhone 3G en son temps, il y a quelques années. C’est au détour d’un échange avec mon pote Gilles Morel de l’excellent blog Nain Posteur qu’on en est venu à parler de Nexus 4. Pas tellement pour son aspect hardware, dont on se fout un peu finalement. Non, comme disait feu Steve Jobs tout est dans le software et Nexus 4 et son OS Jelly Bean 4.2 nous laissaient entrevoir ce dont on avait toujours rêvé. D’abord Nexus 4 est un téléphone 100% Google. En clair, ici pas de surcouche, pas de crème au beurre indigeste, pas de bidouille samsunesque ou autre, non, ici Nexus tourne avec un software garanti 100% pur jus, un bonbon pur sucre directement du producteur Google au consommateur. Pas de simlockage non plus. Un lien direct via la plateforme Play Store de Google, un téléphone dont le pivot central est son utilisateur, car tout part de l’identité Gmail, du end user. Chaque pièce du puzzle s’assemble en une merveilleuse harmonie software : Gmail, Maps, Youtube, Google Plus, Chrome. Et puis quelques douceurs en plus. Des jeux, évidemment et aussi un APN embarqué et un soft un peu hallucinant, Photosphere pour faire des panoramiques 360° en un clin d’œil et les partager via internet, en temps réel avec sa communauté (ses parents, sa famille, ses amis, ses collègues, …). Mais tout ça, c’est peanuts à côté de Google Now et les fonctions de recherche vocale intégrées à Jelly Bean 4.2 ! Les démos que j’ai pu en voir sur la version US sont simplement sidérantes, oui c’est le mot. Si-dé-rantes. Google Now c’est le chaînon manquant en créant un vrai lien entre l’utilisateur et le téléphone. On peut poser des questions à son téléphone : “Connecte-moi au site internet Macacoco” ou bien “Quelle est la station service la plus proche ?” ou bien des questions métaphysiques comme “Quel est le sens de la vie ?” ou “Qui est président de l’UMP ?”. On peut aussi noter un rendez-vous “Rendez-vous chez mon médecin le 17 décembre à 15 heures”, etc… La puissance software de Google Now m’a immédiatement fasciné, elle relègue Siri au rang d’aimable plaisanterie, d’ailleurs qui utilise vraiment Siri ? Aussi vrai que j’avais dit il y a quatre ans “je veux un iPhone”, fin octobre 2012 j’ai affirmé “je veux un Nexus 4″. C’était décidé. J’aurais un Nexus 4. Et rien d’autre. Mais ça, c’était sans compter sur le plus gros ratage industriel de l’année, un exploit déplorable signé Google et LG.

Mardi noir chez Google. L’énorme pataquès.
petit-probleme-googleMardi 13 novembre 2012. 9:20. Je suis sur Google Play store. Je passe une commande. La veille, j’ai créé mon Google Wallet et normalement tout est prêt. La commande est enregistrée, mais le wallet refuse de valider. Énorme pataquès. J’essaie encore, rien n’y fait. Par trois fois ma commande est enregistrée, par trois fois le système s’écroule. Que se passe-t-il ? On ne le saura sans doute jamais. En tout cas, à 9:40 l’affaire est dans l’sac et c’est terminé. Les produits Nexus 4 version 8 et 16Go sont déclarés “épuisés” et pas autant que moi. Dingue. Il se murmure que les quantités en stock étaient ridiculement faibles, le chiffre de 1400 pièces est évoqué (on ne rit pas), il se dit que Google aurait utilisé ce pseudo lancement pour créer le buzz, mais aussi que l’unique plateforme de vente n’aurait pas résisté à la pression, etc… Mais au fond tout le monde s’en fout hein ? Le buzz s’est rapidement transformé en bad buzz et on a vu fleurir sur Twitter des noms d’oiseaux pour qualifier Google et son partenaire LG. On imagine difficilement comment une firme du calibre de Google a pu laisser se produire un tel couac, que de nombreux experts à travers le monde assimilent aujourd’hui comme le plus gros ratage industriel de l’année. C’est d’ailleurs peut-être – sans doute – là une des limites significatives de Google par rapport à Apple, qui maîtrise à la perfection son hardware ET son software. La mécanique de la firme de Cuppertino est parfaitement huilée et Google, sur ce coup-là, fait vraiment figure d’amateur à la petite semaine en plantant le lancement de son navire amiral de cette façon. Enfin ! Tout n’a pas été perdu pour tout le monde. Certains utilisateurs se sont retrouvés avec deux ou trois commandes enregistrées et donc plusieurs produits livrés qui n’ont pas tardé à figurer dans le top des ventes de sites aux enchères à des prix complètement délirants. On a vu des Nexus 4 partir à plusieurs milliers d’euro et on imagine volontiers la frustration de ceux qui auraient simplement, suivez mon regard, souhaité acheté UN exemplaire dont le prix de vente public est, faut-il le rappeler, moitié moins cher qu’un iPhone 5 de même capacité tout en proposant un écran de 4,7 pouces.
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Nexus 4 le meilleur téléphone mobile du marché au pied de mon sapin.
Est-ce pour autant que je suis disposé à renoncer à mon achat ? Sûrement pas. Je pense que Nexus 4 est aujourd’hui le meilleur téléphone du marché, c’est lui que je veux au pied de mon sapin et pas un autre. J’imagine mal Google et LG passer à côté de la manne de Noël. À l’heure où j’écris ces lignes, j’ose espérer que LG constitue un stock suffisant de Nexus 4 et qu’on devrait pouvoir le commander dans la première quinzaine de décembre, pour une livraison avant Noël. Sinon, ma foi, on s’en passera et on attendra, comme Google, le bon vouloir de LG. De cet énorme ratage, je pense que Google saura tirer des leçons, notamment dans la nécessité de contrôler aussi directement le flux de production de ses téléphones et accessoirement de mieux communiquer auprès de sa clientèle. Il n’aura échappé à personne que Google a racheté Motorola Mobility, dans le courant de l’année 2011, mettant aussi la main sur un nombre substantiel de brevets (on évoque le chiffre astronomique de plus de vingt mille brevets). On imagine alors aisément qu’un futur Nexus 4 pourrait s’affranchir, enfin, à l’avenir de toute autre marque que le seul nom Google. Et franchement, on croise les doigts pour que Google n’ait plus à vivre et accessoirement à nous faire vivre un autre 13 novembre, qui restera pour longtemps dans les mémoires comme le black tuesday de l’année 2012.

Nouvel iPhone 5. Circulez, y’a rien à voir !

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Apple vient d’annoncer son nouvel iPhone 5 et comme à chaque fois, le petit miracle s’est reproduit, encore une fois. La foule d’Apple geeks s’est levée comme un seul homme pour crier au génie. J’en connais un sur son cloud qui doit être aux anges, si j’ose dire. Petit résumé du spectacle. Voici iPhone 5 qu’on peut résumer en trois points. Plus léger de quelques grammes, un peu plus grand (écran 4 pouces), dôté d’une puce A6 annoncée par Apple comme étant deux fois plus rapide. Et là vous me dites c’est tout ? Quelques améliorations cosmétiques, notamment sur le dos du smartphone, un connecteur audio qui se situe en bas et plus en haut (on ne rit pas), de nouveaux écouteurs et accessoirement une mauvaise nouvelle avec le changement de taille du connecteur qui va condamner tous les possesseurs de périphériques iPhone à changer d’équipement ou à utiliser un adaptateur dont il se murmure déjà qu’il n’est pas compatible avec tout. Bref, iPhone 5 c’est pas vraiment ça, mais on s’en doutait un peu…

Le prix de iPhone 5. De qui se moque-t-on ?
Du côté des prix, là aussi c’est la foire au pognon et à l’intox massive. La presse a suivi comme un seul homme et s’est engouffrée dans une annonce de prix “à partir de 199€” copiant-collant, à l’aveugle, les infos transmises par Apple. Précision, vous paierez ce prix en optant pour un forfait coûtant un bras ou un réengagement de 24 mois. Un exemple ? Chez Orange avec un forfait Origami Jet iPhone coûtant la modique somme de 69,90€ avec un engagement de 24 mois, vous ne paierez votre bel iPhone 5 tout neuf “que” 199,90€, on croit rêver ! Juste pour mémoire, je paie pour ma part 15,99€ par mois chez Freemobile pour un tout illimité, soit à la louche 54€ d’économie mensuelle, soit 648€ par an. Quand on sait que Freemobile propose un iPhone 5 à 639€ (oui, c’est 40€ moins cher que sur Apple store, il faudra qu’on m’explique…), je peux m’offrir un iPhone 5 et le rentabiliser sur un an. Ou pas.

En face, il y a Samsung et surtout Android.
Ou pas, parce que désormais Apple a en face un double concurrent : Samsung et Android et que ces deux-là ne sont pas des tendres. À y regarder de plus près, Android est au moins aussi efficace que iOS et les smartphones proposés par Samsung sont largement aussi sexy que iPhone 5. Galaxy S3 par exemple, dôté d’un écran maousse de près de 5 pouces (4,8 exactement), son connecteur micro SD permettant d’étendre la mémoire à volonté, sa batterie puissante et amovible, donc remplaçable, et je ne parle même pas du prix de vente public de près de 100€ moins cher qu’un iPhone. Il serait temps que la firme de Cuppertino descende de sa tour d’ivoire et reprenne pied dans la réalité du marché. Ce n’est pas un procès à un milliard de dollars gagné par un firme californienne devant un jury en Californie qui changera les choses. Samsung et Android sont devant, en terme de part de marché. Et à mon avis, la tendance va encore s’accentuer dans les mois qui viennent.

La firme à la pomme a-t-elle encore la capacité à donner envie ?
J’avais un prof de marketing qui disait que le marketing c’est de savoir donner envie. On ne peut pas nier à Apple cette capacité à donner envie mais on a la nette impression que depuis quelques temps, notamment depuis que la concurrence basée sur Android s’est activée, cette capacité à donner envie s’est quelque peu émoussée. Moi par exemple, qui vous parle. Je suis un vieux de la vieille chez Apple, j’ai eu envie d’aller jeter un œil sur le système Android, que je teste depuis quelques mois. Pour ça, j’ai acheté un Galaxy Ace qui n’est certes pas le smartphone ultime mais qui fonctionne plutôt bien et ne m’a coûté “que” 150€ HT chez mon opérateur Free mobile. Eh bien j’en conviens volontiers. Android est un OS intéressant, certes moins séduisant que iOS, moins bien intégré à MacOSX, mais qui dispose de fonctionnalités inédites, comme le journal récapitulatif, par exemple, ou la facilité à partager sa connexion internet. Et puis finalement, mon smartphone me permet d’accéder à mes tâches prioritaires à savoit téléphoner, relever mes emails, consulter mes réseaux sociaux, me connecter à hubiC et, quand je suis perdu, consulter Google maps. Alors pour moi, le faire sur un Samsung ou un Apple, qu’importe du moment que ça fait ce que je veux que ça fasse.

Suprématie iPhone. Pour combien de temps encore ?
Le truc voyez-vous, et c’est à mon avis le vrai danger pour iPhone et Apple (et je pense que Steve Jobs en était parfaitement conscient), c’est que le consommateur s’habitue à un environnement, en réalisant que finalement Android est un OS qui tient la route. D’autre part, on a l’impression que iPhone semble avoir atteint sa limite en matière de nouveautés technologiques, il suffit de regarder iPhone 5 et sa pauvreté en matière de nouveautés pour s’en convaincre. Apple en fait des tonnes sur son écran 4 pouces qui est plus petit que l’écran du Galaxy S2 et qui semble bien rikiki quand on le compare à l’écran du Galaxy SIII. Et puis il y a les prix et là, on frôle le délire : de 679 à 899€ ! Alors bien sûr, Apple prévient qu’on ne peut pas en commander plus de deux par personne. Pour ma part, je passe mon tour. Et puis le 21 septembre toutes les télévisions vont vous montrer les files d’attente devant Apple Store et les geeks Apple maniaques sortant, triomphants comme s’ils avaient reçu le prix Nobel, leur boîte iPhone 5 à la main. La seule question qui demeure est : a-t-on encore envie d’y croire ?

Tests Freemobile : téléphonie, SMS, MMS, data. Un bilan globalement très positif.

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Je sais que vous allez me dire et j’aimerais tout de suite dégoupiller votre mauvaise humeur. C’est vrai que le lancement de Freemobile a été une aventure incroyable, d’ailleurs de vous à moi ça restera dans toutes les mémoires. Moi, je garderai l’image d’un Xavier Niel excité comme un gosse devant la boutique de jouets le jour de Noël. On sentait son enthousiasme à l’annonce pendant la conférence de presse, tant il était palpable. Quel bordel il nous a mis, le sale gosse, qui non content d’avoir chatouillé le monde de l’internet avec Free, a décidé de remettre le couvert avec la téléphonie et Freemobile. Au delà des ratés, du cafouillage (on va en reparler), il faut quand même regarder les choses en face. Xavier Niel nous fait le coup du revenez-y et botte le cul des trois frères, du triumvirat de la téléphonie française Orange, Bouygues, SFR qui ont tous suivi le rythme, proposant des forfaits plus ou moins Canada dry de Freemobile via leurs marques internet (Sosh pour Orange, B&You pour Bouygues, Red pour SFR), surtout pour limiter l’hémorragie grandissante de la perte de clients. À l’heure où j’écris ces lignes, on estime à près de 2 millions le nombre d’abonnés à FreemobileHolly shit ! Deux millions d’abonnés ! Et cette performance n’est pas sans poser d’innombrables problèmes.

Le tsunami Freemobile
Xavier Niel s’est expliqué devant les parlementaires français et que nous dit-il ? Il nous dit qu’il avait tablé sur, je cite “quelques dizaines de milliers d’abonnés les premiers jours” et là, évidemment, tout le monde se marre. J’ai du mal à croire, compte tenu de l’image que j’ai de Xavier Niel, un garçon bien sympathique et plutôt intelligent, qu’il ne se soit pas dit qu’avec des offres en tout illimité à 19,99€ (15,99€ pour les abonnés Freebox), voire avec une offre ultra low cost à 2€ (zéro euro pour les abonnés) il n’allait pas provoquer un tsunami de la téléphonie mobile. C’est ce qui s’est passé. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, il s’est produit une conjonction d’éléments qui, imbriqués les uns dans les autres, ont provoqué une inévitable saturation du système. Un vrai pataquès, entre les bugs du système (bugs à l’inscription, bugs dans les adresses contenant un ou plusieurs zéros, oublis et erreurs des utilisateurs, …) et la mauvaise volonté des autres opérateurs, traînant des godasses pour appliquer la portabilité, voire pour transmettre les codes de désimlockage, sans compter ce climat de guerre civile, largement entretenue par quelques fouteurs de merde et autres trolleurs patentés, bref. L’aventure Freemobile n’est pas un long fleuve tranquille. Au bout du chemin, le désarroi des utilisateurs. Entre ceux qui attendent leur portabilité (merci les 3 frères), ceux qui ont eu leur portabilité mais pas leur carte SIM (qui voyage en courrier simple), ceux qui n’ont eu ni l’un, ni l’autre et qui sont coincés à la maudite étape 1, ceux qui demandent la modification de leur abonnement, ceux qui ne comprennent pas (à juste titre) qu’en s’étant inscrit le 11 ils voient passer devant eux des gens inscrits le 12, … Je vais vous dire. Il ne fait pas bon être dans les pompes du community manager de @freemobile en ce moment. Le pauvre ! Il doit gérer les coups de gueule de près de vingt mille followers et de vous à moi, je ne l’envie pas.
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Offre téléphonie : Freemobile champion toutes catégories
De mon côté, inscrit le 12, j’ai reçu ma carte SIM et ma portabilité quatorze jours plus tard. J’ai activé ma carte SIM et dans la foulée je l’ai logée dans mon Iphone 3G. Paramétrage au nom de Free et en avant Guingamp ! Du côté du téléphone, réception maximum. Je me suis demandé si j’étais sur le réseau Freemobile ou bien en itinérance, en clair sur le réseau Orange. J’ai donc fait le field test qui permet de déterminer quel réseau est utilisé par mon iPhone. Il suffit de taper sur la console téléphone le code *3001#12345#* puis d’appuyer sur la touche téléphone. Ensuite direction le menu MM Info et l’onglet Serving PLMN. Le Mobile Network Code indique le réseau utilisé, dans mon cas 1. Je suis donc comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir. Je suis en itinérance, en clair sur le réseau Orange. Bon, finalement on s’en fout hein ? L’important c’est quand même ça : les appels illimités sur les mobiles en France (et aux USA, au Canada, Alaska et Hawa, les appels illimités vers les fixes en France et 40 destinations internationales, les SMS et MMS illimités. Et ça, franchement, ça marche bien. En revanche pour la 3G, le bilan me semblait, a priori, beaucoup plus mitigé.

3G, méfiez-vous des tests de bande passante !
Le premier truc auquel on pense, pour faire un test de débit, c’est d’installer sur son iPhone une app de test. Tout le monde s’est donc rué sur Speedtest et là, mama mia ! Les résultats en 3G se sont avérés nuls ! Un ping de 196ms, un download de 1,89 Mbps et un upload de 0,09 Mbps. C’était trop nul pour être crédible. J’ai donc réactivé Wifi et j’ai relancé le test toujours avec Speedtest. Ping 111ms, download 3,43 Mbps et upload de 0,71 Mbps. J’imagine que beaucoup d’utilisateurs font appel en ce moment à Speedtest, il n’est donc pas impossible que les serveurs utilisés soient sensiblement perturbés. J’ai donc remis ça, cette fois avec le test de DSLValley en passant par le navigateur Safari de mon iPhone et là les résultats sont notoirement différents ! En débit descendant et en 3G le test m’indique 6460 Kbits par seconde (soit 808 Ko seconde) et en débit montant 97 Kbits par seconde (soit 12 Ko seconde). Des débits plus que satisfaisants, surtout en download ! D’autant que le même test en Wifi, sur le même serveur, m’indique un débit descendant de 2492 Kbps (312 Ko/s) et un débit montant de 315 Kbps (39 Ko/s). En clair, je downloade 2,5 fois plus vite en 3G Free qu’en Wifi.

Conclusion. Freemobile c’est bon pour le moral.
On attendait beaucoup de Freemobile, j’ai même envie de dire qu’on en attendait trop. C’est tout juste si certains en arriveraient à reprocher à Xavier Niel de ne pas traverser la Seine à pieds secs… Faisons le point. Avec mon forfait Freemobile, je peux désormais téléphoner librement, autant que je le désire sans me prendre la tête des minutes qui passent, sur les téléphones fixes et les téléphones mobiles de tous les opérateurs en France. Je peux envoyer librement des SMS et des MMS. Perso j’en envoie très peu, mais j’imagine le bonheur pour les kids qui sont de gros consommateurs de ce genre de message. J’ai testé l’envoi de SMS, ça fonctionne parfaitement bien. J’ai accès aux datas en 3G avec un excellent débit avec un fair use de 3Go. Rappelons quand même, pour mémoire, qu’avec mon précédent abonnement j’avais un fair use de 500Mo et que la plupart des autres opérateurs accordaient 1Go, voire 2Go au maximum. Téléphonie, SMS, MMS, data. Avec un abonnement à 15,99€ par mois. Freemobile c’est bon pour le moral. Et ce n’est que le début (continuons le combat). J’attends avec beaucoup d’impatience que Xavier Niel nous annonce une offre data du même tonneau, histoire de pouvoir surfer librement, sans contraintes, sur internet en 3G avec mon Macbook Pro, voire avec un iPad 3… La révolution Freemobile ne fait que commencer. Nous allons vers les beaux jours.

Freemobile. La théorie du bordel ambiant.

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Il avait parlé de fusée et la veille, il avait dit que le missile était sur le pas de tir. Oui, je sais ce que vous allez me dire. Xavier Niel a utilisé le mot anglais “rocket” sur le launch pad et le mot peut avoir, comme c’est souvent le cas en anglais, plusieurs significations. Quand on sait ce qui s’est passé depuis l’annonce des offres Freemobile, on peut en être sûr. La fusée était bien un missile et les cibles clairement identifiées. Orange, SFR et Bouygues Telecom. C’est d’ailleurs ce dernier qui a eu les faveurs des attaques du boss. Bon, en même temps, compte tenu de l’accord d’itinérance passé avec Orange d’une part, pour combler tout ce qui est compris entre 27% et l’infini et les probables futurs accords avec SFR pour la sous-traitance de la 4G, Xavier Niel se devait de ménager la chèvre et le chou, mais ne comptez pas sur moi pour vous dire, qui, de Orange ou de SFR fait la chèvre, même si pour ma part j’ai ma petite idée. Xavier Niel est un type malin et intelligent. Il a bien mené sa barque et il faut bien l’avouer, avec le recul, sa conférence de presse était foutrement brillante. On l’a comparé à Steve Jobs, marchant de long en large, distillant des petits jokes avec un air entendu, balançant des piques, usant et abusant de comparatifs dévastateurs. Xavier Niel, c’est un pic, c’est un roc, c’est une péninsule, un Cyrano de Bergerac, et quand il parle des pauvres avec du trémolo dans la voix, il est le Robin des bois de la téléphonie moderne à qui on voudrait bien confier ses maigres économies pour aller sauver la veuve et l’orphelin. Chapeau l’artiste !

En octobre 2010, le 31 précisément, j’écrivais ici-même pourquoi je quittais Orange et je prédisais que les annonces Free feraient beaucoup de mal aux opérateurs en place, mais j’étais loin du compte. Freemobile a mis les pieds dans le plat de la téléphonie mobile avec une vraie volonté de secouer le plat de couscous boulettes. On avait tiré des plans sur la comète, à un moment mon pote Gilles de nainposteur.org évoquait cette idée folle que Free puisse offrir une carte SIM à tous les abonnés Freebox, avec un petit crédit de téléphone dessus, genre 5€, histoire de permettre à ces chers abonnés de “tester la qualité du service”. Et puis on s’était dit que non, c’était pas dans le domaine du possible. Alors quand on a entendu les offres, d’abord à 19,99€ pour du tout illimité, téléphonie, SMS et data fair use de 3Go, puis quand on a su que cette offre serait 4€ moins cher pour les abonnés, on a commencé à frissonner et on s’est tous dit “j’en veux !” Quant à l’offre de téléphonie à 2€ pour 60 minutes de téléphone et 60 SMS, c’était dantesque, une tarte dans la gueule des autres opérateurs, un pied de nez. Et la gratuité de cette offre à 0€ pour les abonnés, c’était simplement inimaginable. On venait de prendre le missile de Freemobile en pleine tronche et on le savait. Désormais, plus rien ne serait jamais comme avant sur le marché de la téléphonie mobile en France. Free venait de nous refaire le coup de sa Freebox à moins de 30€ qui avait eu pour conséquence directe la disparition de structures comme AOL. Mais aujourd’hui, qui se souvient encore d’AOL ?

Alors bien sûr, la question de la migration, avec de tels tarifs, ne se posait même pas. J’avais quitté, fin octobre 2010, Orange et son forfait à 50€ mensuel pour deux heures de communication, 30 SMS (ah ah) et du data avec un fair use de 1Go. Il m’était insupportable de continuer à donner du fric à cet opérateur dont je vous rappelle au passage qu’il est en France l’opérateur historique, excusez du peu. Je me suis passé d’internet sur mon iPhone pendant quasiment un an. Lorsque les offres de La Poste mobile sont arrivées, j’ai signé un abonnement sans engagement à 21€, qui me faisait déjà économiser 30€ par mois et globalement j’ai été satisfait de cet opérateur, même si la couverture SFR m’a réservé parfois quelques petites surprises, notamment lors de déplacements en région parisienne. J’ai signé avec La Poste mobile en attendant Freemobile, le deal était clair. Je n’ai pas quitté Orange pour signer chez SFR, comme me l’avait fait remarquer un abruti sur mon fil Twitter. D’ailleurs La Poste mobile n’est assui sûrement pas SFR que Freemobile n’est pas Orange, mais il est des concepts difficiles à comprendre, surtout quand on ne veut pas comprendre. Bref. Une offre à 15,99€ je signais. Signer ? D’accord mais où ? Le lancement de Freemobile a connu de singuliers ratés au décollage comme je l’écrivais ici-même. Finalement, le 12 janvier, après moultes tentatives, bugs hallucinants du site web (le bug de la clé RIB, entre nous, c’est énorme…) sur le site de Freemobile, j’ai réussi à souscrire un abonnement avec portabilité. Les jours ont passé. Sur la timeline de #freemobile grosse ambiance des grands jours, entre ceux qui n’ont aucune information, d’autres qui ont atteint la dead line de la portabilité mais pas reçu leur carte SIM parce qu’elle s’est perdue (la carte SIM voyage en courrier simple), que l’adresse était incorrecte, bref, les témoignages d’utilisateurs sont éloquents, c’est le bordel ambiant. Ajoutons à cela les campagnes sournoises de désinformation, d’abonnés Twitter qu’on suspecte plus ou moins de bosser pour les trois maisons d’en face, qui viennent quotidiennement distiller leur dose de vitriol sur la timeline et vous aurez capté l’ambiance. Je plains sincèrement le community manager de @Freemobile, confronté à près de 15000 abonnés dont le seul crédo est : “j’ai pas reçu ma carte, ma portabilité c’est demain, comment je fais ?” ou alors pire “j’ai pas reçu ma carte et ça fait 10 jours que je n’ai plus de téléphone” ou encore “pas de bol, j’ai un 0 dans mon adresse”. Bref, pour beaucoup le doux rêve Freemobile s’est rapidement transformé en cauchemar, un truc pas marrant, coincé dans l’étape 1, si vous voyez ce que je veux dire.

Quant à moi, les choses ses sont précipitées. Commande passée le 12 janvier, portabilité confirmée puis dans la foulée un courrier de Freemobile du 24 janvier avec ma carte SIM reçue hier, le 26. J’ai activé ma carte SIM via le site mobile.free.fr et j’attends la portabilité prévue pour cet après-midi 15 heures, donc, on y est presque. Quand je n’aurais plus de signal SFR, il sera temps d’insérer la carte SIM Freemobile et de tester ce que vaut ce nouveau réseau. Côté portable, mon iPhone 3G, trois ans et toutes ses dents, fera parfaitement l’affaire. Je n’ai pas voulu céder aux sirènes de iPhone 4S, préférant attendre iPhone 5 qui devrait débouler cette année, avec son lot de nouveautés à faire pleurer les actuels propriétaires de 4S… D’ailleurs, à propos de téléphone, le calcul est assez vite fait. Si je compare ce que je paye avec Freemobile, sans engagement, pour du tout illimité et du data fair use 3G avec mon ancien forfait Orange, l’économie réalisée chaque mois me permet largement de financer un iPhone neuf, libre de tout opérateur (désimlocké, donc). À raison de 34€ d’économie mensuelle et sachant qu’un iPhone 4S coûte 620€, il me suffit de 18 mois pour amortir mon iPhone tout neuf et désimlocké. Sans engagement et libre. D’ailleurs, finalement, chez Freemobile l’argument massue est bien là, il tient dans ces deux mots : sans engagement. C’est ce qui a fait le succès de La Poste mobile. Vous voulez voir ailleurs ? Allez-y.

Et la concurrence dans tout ça ?
La grande inconnue, désormais, va être de savoir ce que la concurrence va faire, comment elle va réagir. Bizarrement, la contre-attaque est d’abord venue des MVNO comme Virgin mobile qui a réagi au quart de tour en proposant des offres à moins de 20€ ressemblant à s’y méprendre à l’offre Freemobile. Idem pour les sous-marques et contre-marques des opérateurs. B&You la marque internet de Bouygues a réagi très rapidement, ainsi que Sosh, la marque d’Orange. SFR propose une série Red, sans engagement à des prix bien plus agressifs que par le passé. Agressif, le PDG de SFR l’est aussi, multipliant les attaques contre Xavier Niel à grands coups de communiqués de presse. Bon, après tout, c’est de bonne guerre. Pareil pour Bouygues Telecom qui aurait même dépêché des huissiers de justice en Bretagne pour vérifier que les antennes de Freemobile sont bien allumées. Le grand gagnant dans cette histoire, c’est le consommateur, pardi ! Un exemple ? Ma chère et tendre qui a un téléphone mobile, comme tout le monde. Jusqu’à ce jour, elle utilise Mobicarte et dépense chaque mois un crédit qu’elle ne dépense quasiment pas. Alors quand elle a entendu parler de l’offre Freemobile à 2€ pour 60 minutes de communication mensuelle et 60 SMS, elle m’a regardé, incrédule et m’a simplement dit : “je signe où ?”