
J’ai déballé fébrilement l’enveloppe venant des États-Unis. Depuis toutes ces années que je collectionne des pin’s Apple, je ne pense pas avoir jamais imaginé qu’un jour, finalement, je parviendrai à mettre la main sur ce pin’s, que dis-je ? Sur LE pin’s, celui que tout collectionneur de pin’s Apple rêve un jour d’accrocher à sa collection personnelle. J’en ai trouvé un sur eBay complètement par hasard, chez un vendeur de pin’s spécialisé dans les collections Disney. Il a fallu beaucoup d’insistance de ma part pour que le vendeur accepte de poster vers l’Europe et j’ai eu beaucoup de chances car le pin’s a échappé à la vigilance des nombreux collectionneurs qui foisonnent sur la toile, surtout, il faut bien le dire, depuis la disparition de Steve Jobs.
Et là vous me dites, il a quoi de spécial ce pin’s Mickey. Flash back en 1991. Aux studios Disney, à la division imagineering, il y a comme partout ailleurs des Mac addicted. C’est donc tout naturellement que se crée un Apple user Group chez Disney qui s’auto-proclame le Mickey’s Mac Club. Bruce Gordon, qui est directeur de création aux Studios Disney (ceux qu’on désigne sous le nom de imagineer), dessine et fait réaliser le pin’s de l’Apple user group Disney. La silhouette de Mickey Mouse, habillée des six couleurs arc-en-ciel de la célèbre pomme. Mais l’utilisation du nom The Mac Club, de l’identifiant d’Apple coordonné à l’identifiant des Studios Disney fit grincer des dents, provoquant de nombreuses colères et il fut décidé d’interdire toute diffusion de ce pin’s, rendant l’objet aussi rare que désirable pour les collectionneurs.
Bruce Gordon n’était pas seulement un imagineer chez Disney, il était aussi un fondu de Macintosh, véritable geek Apple, un type bien quoi ! Il est décédé en 2007. À sa mémoire, le jour de ses obsèques, quelques exemplaires de ce pin’s interdit furent distribués, comme un clin d’œil au passé…





On en parlait depuis un moment, cette fois ça y est, c’est fait. Myst, le jeu mythique édité par Cyan qui avait fait les riches heures du jeu sur Mac au début de années 90 débarque sur iPhone. De mémoire, je me souviens d’un jeu assez statique, sans guère d’animations avec un déplacement assez linéaire. En revanche, ce qui nous épatait à l’époque c’était la qualité des images et de l’ambiance sonore et bien sûr ce qui fit la réputation de la série Myst (qui a connu ensuite de nombreuses sequels, des suites), à savoir les énigmes relativement tordues et parfois, il faut l’avouer, légèrement tirées par les cheveux. Du genre la roue tu tourneras, une fois à gauche, trois fois à droite, deux fois en haut, une fois en bas. Mais que voulez-vous ? La nostalgie ça n’a pas de prix.
On l’a dit et répété et particulièrement ici, dans les colonnes de Macacoco. L’ouverture du marché iPhone à d’autres opérateurs qu’Orange n’apporterait rien de bien positif au consommateur final que nous sommes tous. D’abord il y a eu SFR, qui a tenté de transformer l’arrivée de iPhone dans sa gamme comme le happening du siècle. Quelques happy fews dans une file d’attente soigneusement mise en scène, magasins ouverts jusqu’à minuit, semblant d’événementiel avec quelques VIP’s de seconde zone, macarons mous et Champomy. Ah ! Elle avait de la gueule la fête SFR ! Sinon, une fois les lampions éteints, le lendemain les clients se sont réveillés avec la gueule de bois et des tarifs qui ressemblaient fort à un retour de baton. Le prix du iPhone aligné sur le tarif Orange et des Illimythics cousins germains de l’Origami. Bref, comme disait le grand Jacques, l’annonce SFR avait fait pschitt !
Et puis juin, ça pourrait être l’annonce d’un produit que j’attends depuis qu’Apple a cessé la commercialisation de Newton, dans les années 90. Une tablette tactile wifi, dôtée de fonctions de téléphonie, avec un large écran 9 pouces, sans clavier, reprenant tout ce que sait faire un iPhone, embarquant un véritable Mac OSX (et pas un OS adapté comme sur iPhone), le genre de machine hybride, moitié portable, moitié tablette qui renverrait les Netbook en plastoc de chez Asus et consorts au rayon des gadgets pour geeks entrées de gamme. De vous à moi, j’y crois moyennement en espérant très fort me tromper. Restez branchés, l’été approche. Nous allons vers les beaux jours…
Séquence nostalgie, pour tous les amateurs de jeux, sur Mac au début des années 90, souvenez-vous de Wolfenstein 3D un shoot them up du meilleur tonneau édité par ID software. Les graphismes étaient plutôt primaires, le son réduit au minimum. En revanche la jouabilité était parfaite, les déplacements fluides et ce jeu avait un petit air de scandale. Le personnage s’évadait d’une prison allemande pendant la seconde guerre mondiale et flinguait du soldat nazi à tout va, dans un décor qui n’avait rien d’une taverne bavaroise, mais richement décorée de drapeaux à croix gammée et autre portraits de l’oncle Adolph. Il n’en fallait pas plus pour déclencher la colère de toute une génération de bien pensants ! Lorsque j’ai su que le créateur du jeu, John Carmack, avait décidé d’offrir le code en open source, je me suis précipité pour télécharger une copie, d’autant que celle-ci est accompagnée d’un long document Word rédigé par John lui-même. Je me disais que j’aurais bien le temps de me faire une petite install perso, quand j’ai vu qu’en fait le jeu était vendu sur AppStore (3,99€) et que dans le même temps il avait été porté en opensource par 
Le second, c’est Full Throttle, un jeu qui se déroule dans le milieu des bikers. Quand j’ai su qu’un émulateur open source était disponible pour Mac OSX, j’ai immédiatement voulu le tester. ScummVM – c’est son nom – permet d’ouvrir une tripotée de jeux dont The Dig, Full Throttle, mais aussi Monkey Island, Legend of Kyrandia, etc… Il suffit de loger le CD, d’indiquer à ScummVM l’emplacement de l’appli et ça roule ! Le jeu se lance dans une fenêtre (certes un peu petite) mais ça joue et avec le son en prime. Je profite de ce billet pour rappeler l’existence de l’abandonware, des sites de passionnés qui archivent et proposent des logiciels oubliés. Parmi eux, les magnifiques créations de LucasArt ainsi que des jeux mythiques pour le Mac comme Shufflepuck Café ou… Beyond Dark Castle.
Je viens de surfer sur le site d’eBay histoire de voir où nous en sommes de la côte d’iPhone. Donc si je résume, soit vous payez l’iPhone une misère chez Orange (129 € pour le modèle 16 Go) et vous vous faites allumer avec un abonnement de la mort qui tue à 45 € par mois pendant 24 mois, ce qui nous met le iPhone à… euh… je prends ma calculette, 1080 € plus le prix du iPhone, investissement global 1209 €. Soit vous achetez un iPhone 3G modèle 16Go tout seul qui va vous coûter à la louche entre 400 et 500 euro. Dans l’engin vous mettrez une Yessim – la carte qui permet de débloquer illico n’importe quel iPhone 3G, comptez 15 € – et en avant Guingamp, vous pouvez vous péter la frime avec votre iPhone, sauf que avec votre abonnement de loqueteux à 20 € par mois de chez Bouygues pas question d’aller faire mumuse sur la 3G. Donc, vous l’avez compris, iPhone coûte cher, dans tous les cas. Trop cher. Autre solution, la patience. Dans un an, il y aura plein de iPhone 3G à vendre et sans doute à petit prix. Sauf que dans un an, avoir un iPhone 3G sera parfaitement has been. Alors si toi le djeune tu veux être dans le buzz tu sais ce qu’il te reste à faire… En attendant, moi, je vais m’acheter une cafetière vintage Hellem. Ca au moins, tout le monde s’en fout et ça fait le meilleur café du monde. Et ton iPhone hein ? Il fait le café ton iPhone ? P’tit con !
Mac OS X c’est bien, sauf qu’avant lui, il y a eu d’autres systèmes et carrément un autre monde. Si, si, souvenez-vous ! Le Mac SE30, le Mac Plus, le Mac II CI, bon d’accord ceux qui étaient pétés de tunes avaient un Mac II FX et puis plus tard on a eu une gamme de Quadra 900 et 950. Ah ! Le Quadra 950 the most powerful Macintosh ever, celui-là même qui dort tranquillement dans un des recoins de ma maison, celui que je n’ai pas pu me résoudre à l’envoyer à la décharge, bref ! Tout ces Mac fonctionnaient sur des systèmes qui aujourd’hui ne sont que de pâles souvenirs ou qui ont été oubliés. Je me souviens du lancement en fanfare du Système 7, des affiches qui annoncaient sa naissance sur tous les murs du métro. Eh bien si vous récupérez des fichiers non signés datant du système 7 et que ces signatures ne correspondent plus à rien sous Mac OSX, vous y êtes (dans la mouise). Pour tenter de retrouver des fichiers exploitables dans ce genre de fichier, il y a File Juicer, un excellent petit utilitaire gratuit. Bon alors, comment ça marche ? Prenez mon cas par exemple, j’avais des sons intégrés dans une pile Hypercard (je vous parlerai d’Hypercard un autre jour). File Juicer a décomposé le document brut et m’a reconstitué dans un dossier tous les éléments exploitables sous OSX : les sons que je cherchais, les images, le texte. Et le tout en moins de temps qu’il n’a fallu pour écrire cet article. Epatant !
En 1979, un ingénieur anglais du nom de Kane Kramer est debout sur la lunette des toilettes pour réparer la chasse d’eau. Soudain, il fait une chute et quand il revient à lui il a dessiné ça (voir illustration ici à gauche). Non, je plaisante, Kane Kramer n’est jamais tombé de la lunette des toilettes, je confonds avec le Doc de Retour vers le futur. N’empêche. En 1979, Kane qui a vingt trois ans à l’époque, imagine un balladeur numérique et pas que. Il le dessine, il en fait un proto qui est même capable de jouer trois minutes de musique. Il conçoit un marché, pense aux répercussions sur l’industrie de la musique et monte un schéma industriel. Je présume qu’à l’époque, le jeune Kane a dû rencontrer des hommes d’affaires avisés qui lui ont rétorqué le désormais célèbre “votre truc, là, ça ne marchera jamais“. Le brevet de Kane est tombé dans le domaine public en 1988 et dix ans plus tard Apple a lancé son premier iPod qui a un singulier air de famille avec l’invention de Kane. D’ailleurs Apple ne se cache pas de s’être largement inspiré de l’invention de Kane. Et c’est pas la première fois quand on sait que le premier Mac s’est lui aussi largement inspiré de ce que Jobs, Wozniak et consorts avait vu lors de leur visite chez Xerox au PARC (Palo Alto Research Center). L’histoire industrielle n’est qu’un éternel recyclage et ce n’est pas Bill Gates qui me contredira…
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